EN BREF – Clément Chappet, président du groupe d’opposition Réconcilier Grenoble, annonce porter plainte contre le chef de file des insoumis grenoblois Allan Brunon pour « diffamation publique ». L’élu LFI avait évoqué en conseil municipal un « réseau mafieux » dont aurait bénéficié l’ancien maire Alain Carignon, en laissant entendre que Clément Chappet pourrait toujours en bénéficier. Mais l’annonce de la plainte tombe également au moment où LFI attaque le même Clément Chappet sur ses liens avec l’influenceur Guizmaths, accusé de faits présumés de viols sur mineur.
« Celui qui a fichu la pagaille dans les quartiers populaires, c’est monsieur Carignon. Dès 1983, il a bénéficié d’un réseau mafieux et d’ailleurs, aucune preuve ne dit que ça s’est arrêté avec vous, monsieur Chappet ». Cette phrase, c’est Allan Brunon, chef de file des insoumis grenoblois, qui l’a prononcé à l’intention de Clément Chappet, président du groupe Réconcilier Grenoble, lors du conseil municipal de Grenoble du 6 octobre 2026. Six jours plus tard, le mis en cause a, sur les réseaux sociaux, annoncé porté plainte auprès du procureur de la République de Grenoble.
Les propos s’inscrivaient dans un débat sur le quartier de la Villeneuve, et plus précisément sur la place des Géants, dont Clément Chappet avait précédemment dénoncé un « réseau mafieux » occupant des logements d’Actis, ceci en indiquant citer les paroles mêmes de la Métropole de Grenoble.
Suite à la réponse d’Allan Brunon, le président du groupe Réconcilier Grenoble avait indiqué qu’il y aurait des suites judiciaires à cette déclaration. Avant d’ajouter : « Ça ne sera pas la première suite judiciaire pour monsieur Brunon ».
Une plainte pour diffamation publique
Des suites confirmées, donc, le 12 octobre. « J’ai déposé plainte pour diffamation publique », a déclaré l’élu. Et de poursuivre : « L’insinuation pour salir ses adversaires, la boue et la fange à la place du débat. […] Les outrances de M. Brunon à mon égard ne lui servent qu’à une chose : détourner l’attention des procédures judiciaires dont il est lui-même l’objet. Elles ne trompent personne. […] Tout ceci est d’autant plus navrant que les Grenoblois attendent de leurs élus qu’ils traitent les problèmes qui les concernent. Pas qu’ils se perdent en calomnies pathétiques ».
Clément Chappet fait référence aux procédures engagées dans le cadre, d’une part, de la manifestation à l’initiative d’Allan Brunon qui avait mené à l’interruption du concert de Barbara Butch au Cabaret Frappé. Et, d’autre part, dans le cadre de plaintes déposées par plusieurs policiers municipaux (mais pas par la Ville de Grenoble) suite à l’altercation entre élus LFI et agents en marge du conseil municipal du 29 septembre. Une altercation à la suite de laquelle les insoumis ont eux-mêmes déposé plainte.
Le timing de l’annonce de Clément Chappet n’est pas dû au hasard : le jour même, Allan Brunon organisait une conférence de presse pour, de nouveau, le mettre en cause dans le cadre de l’affaire Guizmaths, du nom de cet influenceur grenoblois accusé de faits présumé de viols sur mineur.
Une illustration des « méthodes » du chef de file LFI, a jugé l’élu : « Il persiste à nouveau cette semaine en tentant de me faire porter une quelconque responsabilité dans une affaire qui n’est pas jugée, pour des accusations datant d’il y a 20 ans et qui ne me concernent en rien ».











