Le soutien à Éric Piolle de l’ex-leader des gilets jaunes Julien Terrier divise les troupes

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FOCUS – Julien Terrier, ex-leader des gilets jaunes de l’agglomération grenobloise, vient de rejoindre le candidat Éric Piolle et son collectif Grenoble en commun. Une démarche qui n’est pas du goût de tous ses compagnons de lutte… Le nouveau rallié va ainsi devoir batailler contre une frange de son propre camp qui y voit une alliance électoraliste. Se défendant de trahir les revendications des gilets jaunes, celui-ci compte se servir de ce tremplin « pour mieux les défendre »… sans toutefois figurer sur la liste du maire sortant.

 

 

Julien Terrier, leader des "gilets jaunes" de l'agglomération grenobloise. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Julien Terrier, ex-lea­der des gilets jaunes de l’ag­glo­mé­ra­tion gre­no­bloise. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Disparu des radars depuis mars 2019, Julien Terrier, l’un des anciens porte-parole (contesté) du mou­ve­ment des gilets jaunes gre­no­blois, refait sur­face pour annon­cer qu’il rejoint le col­lec­tif Grenoble en com­mun sou­te­nant Éric Piolle. Une démarche inat­ten­due de la part de cet entre­pre­neur de 32 ans qui sou­lève un vent de fronde dans le petit monde des gilets jaunes de l’ag­glo­mé­ra­tion.

 

 

« Grenoble en commun m’a reçu et ils sont très contents que je me rallie à leur cause »

 

« Après mon retrait, je comp­tais mon­ter une asso­cia­tion à but poli­tique, mais cette démarche n’a pas ren­con­tré un franc suc­cès », explique Julien Terrier. En cause, l’op­po­si­tion vis­cé­rale des gilets jaunes à toute ini­tia­tive res­sem­blant peu ou prou à une ten­ta­tive de récu­pé­ra­tion poli­tique du mou­ve­ment.

 

« J’ai alors pensé que la seule solu­tion à ma por­tée pour réa­li­ser mes pro­jets et défendre les valeurs du 17 novembre c’é­tait de ral­lier un parti exis­tant. » En l’oc­cur­rence, le col­lec­tif Grenoble en com­mun d’Éric Piolle, « celui qui me cor­res­pond le plus et me lais­sera le plus de chances de défendre mes convic­tions », assure Julien Terrier.

 

Une démarche per­son­nelle, donc. « J’ai contacté le conseiller d’Éric Piolle, puis un res­pon­sable de Grenoble en com­mun m’a reçu et ils sont très contents que je me ral­lie à leur cause », affirme Julien Terrier.

 

Le jeune entre­pre­neur y voit une oppor­tu­nité de faire émer­ger à l’é­che­lon local les reven­di­ca­tions fon­da­men­tales des gilets jaunes. Notamment le Ric – pour­tant quelque peu mal­mené à Grenoble –, le muni­ci­pa­lisme, la pré­ca­rité, le loge­ment et sur­tout l’é­co­lo­gie.

 

« C’est le com­bat du siècle ! Nous avons à Grenoble la chance d’a­voir un maire écolo. Il ne manque pas d’i­dées. On va essayer d’en tirer parti et de déve­lop­per ça au maxi­mum », se prend à espé­rer Julien Terrier.

 

 

« Je m’attendais à ces réactions vindicatives », confie Julien Terrier

 

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Commentaires 5
  1. En fait, ce ral­lie­ment est cohé­rent et plu­tôt amu­sant. Il montre l’é­quipe EELV-France Insoumise au cœur de ses contra­dic­tions. La base, la base, la base, mais quelle base?… Au départ, c’é­tait les bobos bavards de l’Ile Verte. Puis une dizaine de comi­tés exas­pé­rés très cor­po­ra­tistes et/ou obsé­dés par le « pas chez moi ». Ensuite les fémi­nistes radi­ca­li­sées, les lycéens déçus, les ani­ma­listes mor­dants, les végans vio­lents, les cyclistes into­lé­rants, les anti-chasse, les anti-bagnoles, les anti-mon­dia­li­sa­tion, les anti-métro­pole, les anti-Etat, les anti-impôts, les anti­quaires… Euh non. Ca tourne à la déma­go­gie géné­ra­li­sée. Rocard s’a­mu­sait de la « bouillie de chat » idéo­lo­gique aux temps glo­rieux d’ATTAC mais on voyait quand même une ossa­ture mar­xiste. Là, on nage dans le sfu­mato des indi­gna­tions, tous azi­muts et sans com­plexe. La citoyen­néte du nom­bril, triom­phante et qui parle haut et fort.

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  2. « La chance d’a­voir un Maire écolo » dit-il ? Avec Piolle qui est maire de ses élec­teurs uni­que­ment et qui fait tant de mal à Grenoble et aux Grenoblois, c’est une vraie mal­chance pour nous !

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  4. JLe fameux Julien Terrier de Corenc, on l’a sur­tout vu dans une bagnole avec un méga­phone, quelle oppor­tu­nisme de se don­ner une âme d’é­co­lo­gie…
    Ruffin dans son docu­men­taire l’in­ter­roge dans son garage à Corenc cer­tai­ne­ment pour signi­fier une réa­lité défor­mée.

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