Trente médecins du CHU de Grenoble menacent de démissionner si la ministre ne rouvre pas les négociations

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FIL INFO – Trente médecins du CHU de Grenoble menacent de démissionner de leurs fonctions administratives si la ministre de la Santé ne rouvre pas les négociations autour du plan hôpital, ce 14 janvier. Et le mouvement, suivi par plus de mille praticiens en France, fait déjà tâche d’huile…

 

 

Malaise au CHU de Grenoble : après le rapport Couty, la direction a mis en place un plan d'actions pour améliorer les conditions de travail. Verdict dans un un ?

Trente méde­cins du CHU de Grenoble prêt à démis­sion­ner de leurs fonc­tions admi­nis­tra­tives si la ministre ne rouvre pas le plan hôpi­tal © Patricia Cerinsek

Trente méde­cins du CHU de Grenoble – pra­ti­ciens, chefs de ser­vice ou chefs de pôle – annoncent dans une lettre adres­sée à Agnès Buzyn publiée par Libération, qu’ils vont démis­sion­ner de leurs fonc­tions admi­nis­tra­tives si des négo­cia­tions ne sont pas ouvertes dès ce 14 jan­vier.

 

Ils sont trente à Grenoble mais plus de mille méde­cins sur toute la France à abattre une der­nière carte pour convaincre la ministre de la Santé de reprendre un plan d’ur­gence qu’ils jugent insuf­fi­sant, « trop par­tiel et trop étalé dans le temps ».

 

Le col­lec­tif de méde­cins plaide pour la mise en place d’un volet natio­nal et d’un autre, régio­nal. Avec une réforme pro­fonde du mode de finan­ce­ment, mais aussi une reva­lo­ri­sa­tion « signi­fi­ca­tive » des salaires. Et un objec­tif natio­nal des dépenses d’assurance mala­die (Ondam) à la hau­teur, « n’imposant pas de nou­velles éco­no­mies aux hôpi­taux ».

 

 

« Il manque 600 millions »

 

« Il manque 600 mil­lions, en plus des 200 mil­lions pré­vus par le nou­veau plan hôpi­tal du gou­ver­ne­ment (en effet sur les 300 mil­lions annon­cés, 100 mil­lions sont attri­bués aux Ephad qui en ont bien besoin) », sou­lignent-ils.

 

© Joël Kermabon - Place Gre'net

Grève au CHU de Grenoble. © Joël Kermabon – Place Gre’net

 

Pour ces méde­cins, et comme répété depuis plu­sieurs mois, il y a urgence. « La dégra­da­tion des condi­tions de tra­vail des pro­fes­sion­nels est telle qu’elle remet en cause la qua­lité des soins et menace la sécu­rité des patients », alertent-ils. Une der­nière fois ?

 

Le mou­ve­ment a d’ores et déjà fait boule de neige. Dans la fou­lée, cinq mille pro­fes­sion­nels de santé ont, eux aussi, annoncé démis­sion­ner de leurs fonc­tions admi­nis­tra­tives dans une lettre ouverte à Agnès Buzyn.

 

Patricia Cerinsek

 

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