Chronovélo : le maire de Grenoble accepte une « amélioration » sur les trois réclamées par des riverains

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FOCUS – Exaspérées par les désagréments engendrés en centre-ville de Grenoble par le nouveau réseau cyclable de la Métropole “Chronovélo”, deux unions de quartier exhortent Eric Piolle, maire EELV briguant un deuxième mandat, à apporter trois « améliorations très rapidement réalisables ». De retour sur les bancs du conseil municipal ce lundi 16 décembre, Alain Carignon, lui aussi candidat aux municipales 2020, s’est fait leur porte-parole. 

 

 

Avenue Gambetta, un soir, décembre 2019 © Séverine Cattiaux - placegrenet.fr

Avenue Gambetta, un soir de décembre 2019 © Séverine Cattiaux – placegrenet.fr

Embouteillage récur­rent sur l’a­ve­nue Gambetta, sécu­rité des pié­tons mise à mal par les cyclistes, amé­na­ge­ment de Chronovélo pro­blé­ma­tique…

 

Telles sont les consé­quences néga­tives de la mise en place du réseau Chronovélo dans le centre-ville de Grenoble, accusent les unions de quar­tier Championnet Bonne Condorcet Hoche (CBCH ) et Centre-ville (UHCV).

 

« Si nous avions été concer­tés, on n’en serait pas là ! », tancent les membres des unions de quar­tier, qui espèrent encore pou­voir faire cor­ri­ger la copie.  Comment ? En appor­tant « trois amé­lio­ra­tions très rapi­de­ment réa­li­sables », répondent-ils. Ce pour flui­di­fier la cir­cu­la­tion des voi­tures, ren­for­cer la sécu­rité des pié­tons et celle des cyclistes dans le centre-ville. Le tout, sans enga­ger de frais à la Ville, mettent-ils en avant.

 

Chronovélo Cours Lafontaine DR

Chronovélo Cours Lafontaine DR

Ceux-ci ont d’ailleurs adressé récem­ment le fruit de leur réflexion, par cour­rier, au maire de Grenoble ainsi qu’aux autres can­di­dats aux muni­ci­pales.

 

Effectuant son retour, à tout le moins remar­qué, au conseil muni­ci­pal sur les bancs de l’opposition, ce lundi 16 décembre, Alain Carignon, ex-maire de Grenoble et can­di­dat aux muni­ci­pales, n’a pas man­qué de relayer leur requête.

 

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Commentaires 14
  1. sep article
    • Oui, juste une anec­dote. Vous vou­lez en tirer des géné­ra­li­tés ? C’est très c.n, c’est juste mon point de vue mais cela semble être votre rai­son­ne­ment.

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  2. Ma réponse va être longue. Je m’en excuse par avance auprès des jour­na­listes de Place Grenet qui font la modé­ra­tion. Je vais essayer de res­ter cour­tois.

    Bon, on va reprendre les « amé­lio­ra­tions » (les guille­mets sont impé­ra­tifs) pro­po­sées par ces deux unions de quar­tier.

    1/ Améliorer l’u­ti­lité du bou­le­vard Agutte Sembat / Lyautey / Rey en ouvrant la voie bus dans le sens sud -> nord aux véhi­cules moto­ri­sés en s’ins­pi­rant du cours des 50 otages à Nantes. Manque de bol, le cours des 50 otages à Nantes entre grosso modo la place de Bretagne et la place Royale est une… ZTL (c’est ici : https://www.nantes.fr/files/live/sites/nantesfr/files/PDF/Guides-pratiques/ZTL-zone-trafic-limite-2012.pdf). En théo­rie, l’hy­po­thèse de départ étant fausse, la suite n’est même pas valable. Pour être gen­til avec ces « spé­cia­listes » en fau­teil, on va quand même pour­suivre. Comme l’a écrit Gilce, cette ouver­ture va péna­li­ser les usa­gers des trans­ports en com­mun en met­tant à mal la fré­quence des bus qui vont se retrou­ver englués dans le tra­fic moto­risé comme aupa­ra­vant. Inutile de reve­nir sur ce point. Mais, il ne faut pas oublier que les conduc­teurs de véhi­cules moto­ri­sés ne res­tent que très rare­ment der­rière un bus à l’ar­rêt et qu’ils vont ten­ter de le dou­bler. Or, ici, le dépas­se­ment se ferait sur la piste cyclable bidi­rec­tion­nelle met­tant en dan­ger les cyclistes. Si on y rajoute qu’un dépas­se­ment ne se ter­mi­nant pas à cause d’un feu rouge, des vhéi­cules pour­raient être immo­bi­li­sés sur la piste cyclable. Mais ce n’est pas tout ! Alors qu’au­jourd’­hui les pié­tons peuvent tra­ver­ser cet axe dans une rela­tive tran­qui­lité au niveau de plu­sieurs larges zones pré­vues pour (sauf le pié­ton qui se gaufre sur la bor­dure chan­frei­née de la piste cyclable en dehors de les-dites zones), la pré­sence de nom­breux véhi­cules moto­ri­sés ren­drait ces tra­ver­sées illu­soires à moins de remettre en place des feux tri­co­lores. On pour­rait aussi dis­cu­ter du retour du bruit et de la pol­lu­tion pour les rive­rains et les pié­tons che­mi­nant sur cet axe et la perte de son attrac­ti­vité.
    Bilan de cette mesure :
    – auto­mo­bi­liste : +
    – usa­gers des TC : -
    – per­sonnes à vélo : -
    – per­sonnes à pied : -
    – rive­rains : -
    2/ Vitesse des vélos en centre-ville et sécu­rité des pié­tons
    On voit que ces deux unions de quar­tier ont une exper­tise d’u­sage par­ti­cu­liè­re­ment émous­sée puis­qu’elles confondent un dépla­ce­ment à bicy­clette uti­li­taire et une course spor­tive. Alors oui, des cyclistes en col­lant lycra peuvent atteindre voire dépas­ser les 30 km/h en ville. Ce n’est pas le cas de la mul­ti­tude des cycliste urbains pour qui cette vitesse néces­si­te­rait une éner­gie tota­le­ment inadap­tée non seule­ment à leur capa­cité phy­sique mais aussi à leurs vête­ments de tous les jours. Ceci dit, les 2 UQ reprennent l’exemple du cours des 50 otages à Nantes qui arborent de jolis logos « Priorité pié­tons / zone 30 / Levez le pied cyclistes ». Elles oublient de pré­ci­ser que, contrai­re­ment à Grenoble, ces logos se trouvent à un unique endroit du cours des 50 otages, à un endroit où les deux par­ties pié­tonnes du centre-ville de Nantes se relient (pour prendre un exemple local, ce serait la place Grenette tra­ver­sée par la rue de la République) et que le cours des 50 otages pré­sente une… pente pro­pice à des vitesses plus éle­vées pour les per­sonnes à vélo ! Ceci dit, à défaut du res­pect du code de la route, j’ap­prouve la pose de ces logos mais je me pose la ques­tion : pour­quoi mettre ces logos sur les voies cyclables et pas sur la chaus­sée des moto­ri­sés ? Pourquoi se foca­li­ser sur des conflits repré­sen­tant moins de 2% de l’en­semble des conflits ? Pourquoi ne pas mettre des logos deman­dant aux auto­mo­bi­listes de ne pas s’en­ga­ger sur un pas­sage pié­ton sans être sûr de ne pas le quit­ter comme c’est actuel­le­ment le cas sur le cours Lafontaine devant le lycée Champollion ? Cette der­nière situa­tion est par­ti­cu­liè­re­ment dan­ge­reuse pour les pié­tons car les voi­tures / camion­nettes / camions de livrai­son créent des masques de visi­bi­lité. Les pié­tons peuvent alors sur­gir entre deux voi­tures et se faire hap­per par un deux-roues moto­ri­sés ou bien se faire ren­ver­ser par un auto­mo­bi­liste qui ferait une manoeuvre (par exemple de recu­ler pour déga­ger devant lui un espace pour lais­ser la place à une per­sonne à mobi­lité réduite). Donc, à défaut de ver­ba­li­sa­tion pour refus de prio­rité pour un pié­ton mani­fes­tant son inten­tion de tra­ver­ser pour l’en­semble des usa­gers moto­ri­sés ET cyclistes, ok pour des logos mais pas que pour les cyclistes.
    3/ Les bor­dures en centre-ville
    Dans un pays où les auto­mo­bi­listes res­pec­te­raient les amé­na­ge­ments cyclables, il n’y aurait pas besoin de telles bor­dures sépa­ra­tives, juste des bor­dures chan­frei­nées per­met­tant d’é­le­ver la piste cyclable par rap­port à la chaus­sée des moto­ri­sés comme on en voit un tas en Hollande, au Danemark, en Allemagne et… sur l’axe Agutte Sembat / Lyautey / Rey à Grenoble. Voilà pour le cas idyl­lique mais ce n’est pas le cas à Grenoble là où le tra­fic moto­risé pré­do­mine encore à outrance. Les deux UQ se demandent alors pour­quoi il y a des bor­dures de type dif­fé­rents entre Lafontaine / Berriat / Mangin / Rey / Courbet. On se pose la ques­tion de savoir si ces UQ se déplacent… autre­ment qu’en voi­ture… Sur Lafontaine / Berriat, la pres­sion du tra­fic moto­risé est énorme. Sans bor­dure haute, ce serait dépas­se­ments et arrêts minutes sur la piste cyclable avec tous les risques que cela com­porte pour les cyclistes. Sur Mangin, je pense que c’est plu­tôt les vitesses éle­vées des voi­tures qui imposent d’a­voir des bor­dures hautes. Qu’elles soient un peu moins hautes que sur Lafontaine / Berriat n’est pas cho­quant. Quant à Rey / Courbet, il suf­fit de voir l’ins­tal­la­tion du mar­ché de l’Estacade ou bien des voi­tures / camions de livrai­son venir de rues laté­rales pour voir qu’une bor­dure fran­chis­sable est néces­saire. Justifier la sécu­rité des cyclistes (pédale heur­tant la bor­dure) est com­plè­te­ment hors sujet : si cela peut se com­prendre dans des zones où tra­fics pié­ton et cycles se mélangent avec des tra­jec­toires erra­tiques, cela n’est pas le cas ici où les tra­jec­toires sont rec­ti­lignes et uni­que­ment le fait de cyclistes sans inter­ac­tion avec d’autres usa­gers. Quand il y a des zones mixtes, les bor­dures ne sont plus là. La demande de rabo­ter les bor­dures sur le modèle pari­sien est tota­le­ment nulle : il suf­fit de deman­der ce que les cyclistes pari­siens pensent de ses bor­dures basses fran­chis­sables par tout un cha­cun. D’autre part, pour­quoi ces UQ demandent-elles main­te­nant des bor­dures moins hautes alors que de telles bor­dures aussi hautes existent déjà ? Il suf­fit de se rendre sur le cours Jean Jaurés et de mesure la taille des bor­dures des entrées cyclables sur les contre-allées (ça date de l’ar­ri­vée du tram E). Sans oublier toutes les bor­dures de trot­toir lon­geant les bandes cyclables ou bien encore les quais de bus sur­éle­vées.
    En conclu­sion, les mesures pro­po­sées par ces 2 UQ sont de la poudre aux yeux et démontrent magis­tra­le­ment qu’elles n’y connaissent abso­lu­ment rien (mais vrai­ment que dalle) en matière de mobi­lité active (pié­tons et per­sonnes à vélo uti­li­taire). Elles sont par­ti­sanes du statu quo c’est-à-dire conti­nuer à consa­crer l’es­sen­tiel de l’es­pace public du centre-ville au tra­fic moto­risé et ses nui­sances. Ce n’est donc pas éton­nant que leur enfu­mage soit pris pour ce qu’il est.

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    • desin­tox : le gars qui à par­tir d’une anec­dote en tire une géné­ra­lité ! Un pur génie de mau­vaise foi !

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  4. C’est plu­tôt néga­tif. Il ne faut pas aider les pas­tèque à cor­ri­ger leurs erreurs. Il faut lais­ser leur clien­tèle gre­no­bloise payer le prix de leur conne­rie. Il ont voté Piolle – qu’ils souffrent

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  5. Pierre Isère, vous oubliez une chose : le nombre de voi­tures en constante aug­men­ta­tion dans la région ! On vous attend dans les Express Transisère et les bus Chrono, les­quels ne sont enfin plus blo­qués dans les bou­chons bou­le­vard Agutte Sembat ! Au béné­fice des navet­teurs entre Voiron et Crolles !

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    • oui, en aug­men­ta­tion. La consé­quence de la poli­tique urba­niste des pas­tèques depuis 6 ans et avant ça de l’al­liance PS-EELV, où les pas­tèques étaient res­pon­sables de l’ur­ba­nisme. Il fal­lait arrê­ter la construc­tion des bâti­ments neufs à gre­noble, mais c’é­tait à l’en­contre de leurs inté­rêts élec­to­raux. Aujourd’hui il faut prendre une déci­sion his­to­rique : soit dans l’in­té­rêt de ceux qui bossent et qui paient les impôts (et qui uti­lisent leurs voi­tures), soit dans l’in­té­rêts des bobo éco­los … [modéré]

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      • [modéré] Les gens qui vont tra­vailler à pied ou en vélo ou en tram ou bus ont encore plus de cou­rage que les [modéré] comme vous qui pre­nez votre voi­ture par pur signe de richesse exté­rieure. Et ils paient aussi des impots pour construire des routes sur les­quelles vous allez rou­ler gra­tui­te­ment.

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  6. Eric Piolle a accordé quoi comme amé­lio­ra­tion ? Les mar­quages uni­que­ment, ce qui ne chan­gera stric­te­ment rien à l’af­faire : enfu­mage à nou­veau.

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  7. Je vous rap­pelle qu’en même pas 2 années, depuis Avril 2017 date du plan de (non) cir­cu­la­tion CVCM imposé aux Grenoblois sans étude d’im­pact, Grenoble est pas­sée de la 10ème à la 5ème ville la plus embou­teillée de France. 

    Les reports de cir­cu­la­tion et les  embou­teillages depuis CVCM  concernent de nom­breux axes, Gambetta en est un par­mis tant d’autres, à com­men­cer par exemples par les abords de Grenoble depuis les ban­lieues, Jean Pain, Jean Jaures, Jean Perrot, centre ville, Championnet,  les quais, les accès gares, etc etc etc.

    DES quar­tiers entiers sont tou­chés.

    Il est impos­sible qu’un seul axe en soit la cause, contrai­re­ment aux mes­sages de la muni­ci­pa­lité et métro­pole (même élus) et leurs par­ti­sans comme par exemple le SMTC par­tie pre­nante, l’ADTC sur vos articles en ligne comme ailleurs, qui tentent de nous faire croire l’in­verse, comme sur toutes les consé­quences désas­treuses de CVCM, en foca­li­sant sur un axe afin de détour­ner l’at­ten­tion des Grenoblois, ce qui est de la dés­in­for­ma­tion et de la mani­pu­la­tion 

    Manipulation du même type q’à pro­pos de la pol­lu­tion qui a en réa­lité aug­men­tée sur les reports de flux et ce qu’Eric Piolle nie hon­teu­se­ment alors qu’un rap­port d’Atmo le confirme avec des moyens de mesures ridi­cules, même dés­in­for­ma­tion sur le nombre de Grenoblois en réa­lité énorme, vic­times de cette hausse.

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  8. Ben au moins main­te­nant on a la jus­ti­fi­ca­tion du plan de non cir­cu­la­tion de CVCM, don­née par le maire lui même sur sa fin de man­dat. C’est parce qu’une seule voie de cir­cu­la­tion sur Agutte Sembat, « c’est comme vou­loir creu­ser un tun­nel sous la Bastille ». Ouch !

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  9. Les dif­fi­cul­tés ren­con­trées sur l’a­ve­nue Gambetta sont plus liés à des pro­blèmes de com­por­te­ment que d’a­mé­na­ge­ment. Et contrai­re­ment à ce que pense la majo­rité des cyclistes à Grenoble, le fait d’a­voir un 0.5mv2 favo­rable com­paré aux auto­mo­bi­listes ne les dis­pense pas de faire preuve de civisme et de res­pec­ter les autres usa­gers.

    En tout cas, je suis bien content de bien­tôt quit­ter Grenoble. Je n’au­rai plus à subir ses cow­boys de la route.

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