FOCUS – L’Uni Grenoble, syndicat étudiant de droite, a mené une action de déblocage sur le campus de Saint-Martin-d’Hères, alors que plusieurs établissements universitaires sont en proie aux blocages dans le cadre des mobilisations lycéennes et étudiantes. En réponse, la Coordination étudiante, proche de La France insoumise, accuse l’organisation de violences, laquelle lui renvoie le compliment. De son côté, Sciences Po Grenoble annonce avoir obtenu la levée de son blocage par la négociation mais l’Uni l’accuse de devenir « un laboratoire du militantisme d’extrême gauche ».
Les lycées ne sont pas les seuls établissements à avoir connu ou à connaître des blocages dans le cadre de la mobilisation de la jeunesse depuis le mois de septembre 2026. Alors que des syndicats étudiants comme l’Unef et la Coordination étudiante se sont greffés sur le mouvement des lycéens pour appeler à leur tour à manifester, des locaux universitaires ont aussi été bloqués sur le campus de Grenoble.
Cela a généré des tensions avec le syndicat étudiant de droite Uni Grenoble, comme en témoigne l’épisode de “déblocage” du 14 octobre. « Ce matin, les militants de l’Uni à Grenoble ont débloqué la fac », a ainsi annoncé le syndicat étudiant sur ses réseaux sociaux, vidéo quelque peu chaotique à l’appui.

Capture d’écran de la vidéo de l’Uni Grenoble concernant son action contre les blocages sur le campus.
On y voit des militants retirer des poubelles et des grillages entassés devant la porte d’un bâtiment, avec une chanson d’Eminem (Lose Yourself) en fond sonore. La vidéo se conclut par le déploiement d’une banderole sur la façade de la bibliothèque universitaire Joseph-Fourier, ornée d’une croix de Lorraine et affichant : « Stop blocages, liberté d’étudier, gauchistes hors de nos facs ».
Coordination et Uni s’accusent mutuellement de violences lors d’un déblocage
Poursuivez votre lecture
Il vous reste 73 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.
Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous









