Municipales à Grenoble : dans les starting-blocks depuis neuf mois, Olivier Noblecourt sort du bois

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Notre indépendance c

 

EN BREF – Depuis neuf mois, Olivier Noblecourt tâtait le terrain des élections municipales à Grenoble. L’ex-adjoint socialiste de Michel Destot devenu délégué interministériel en charge de la pauvreté sous Emmanuel Macron sort désormais du bois pour présenter son collectif : Grenoble Nouvel Air. Mais se défend d’en être la tête de liste tout en appelant les forces de gauche à venir soutenir son mouvement. Non sans avoir semé une certaine zizanie au sein du parti socialiste et sans quelques embûches dans son plan de communication.

 

 

Olivier Noblecourt le 10 décembre pour une conférence à Science-Po Grenoble. © Jules Peyron - placegrenet.fr

Olivier Noblecourt © Jules Peyron – placegrenet.fr

L’annonce n’est pas vrai­ment une sur­prise. Depuis le début de l’an­née, Olivier Noblecourt, avant-hier adjoint au maire PS de Grenoble Michel Destot, hier conseiller muni­ci­pal de l’op­po­si­tion (socia­liste), aujourd’­hui délé­gué inter­mi­nis­té­riel sous l’au­to­rité d’Agnès Buzyn, tâte le ter­rain : celui des muni­ci­pales à Grenoble en 2020.

 

L’officialisation est désor­mais… offi­cielle. Le col­lec­tif auquel il par­ti­cipe depuis neuf mois aux côtés de treize (!) autres porte-paroles, sort enfin du bois et lève le voile sur ses ambi­tions. Celles notam­ment de se posi­tion­ner comme une nou­velle liste, à gauche, ras­sem­blant les « forces pro­gres­sistes » gre­no­bloises et notam­ment les déçus du maire sor­tant Eric Piolle. Soit, pour l’heure,… deux cents citoyens.

 

 

Faute d’investiture, le soutien du parti socialiste ?

 

Ce n’est pas faute de tendre des mains. A Génération.s, à Génération Écologie, au PRG, à Cap 21, aux mar­cheurs « de gauche ». Non sans quelques couacs et moments de grande ziza­nie. On l’a vu avec l’épi­sode du parti socia­liste. Divisé entre les pro-Noblecourt et les tenants d’une ligne plus tra­di­tion­nelle, le PS gre­no­blois n’a depuis tou­jours pas dégelé son pro­ces­sus d’in­ves­ti­ture.

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Commentaires 12
  1. @Anne-Sophie : Noblecourt ali­mente le « tous-pour­ris » en com­met­tant une sorte de « hold-up » au PS local, hold-up qu’il ose qua­li­fier de « légi­ti­mité démo­cra­tique incon­tes­table » ; de plus en jouant contre LREM, il enfreint son devoir de loyauté, voire de réserve, voire davan­tage, à l’é­gard du gou­ver­ne­ment qui l’emploie… et vous osez par­ler de popu­lisme, alors qu’un type ali­men­tant le tous-pour­ris et man­geant à tous les râte­liers, ne pen­sant pas un mot de ce qu’il dit, favo­rise de ce fait la mon­tée des popu­lismes ? Comment débattre de pro­po­si­tions de fond avec un type non fiable ?

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  2. @GAM @Glice @Pierre : un truc m’échappe. Pourquoi ne vou­lez-vous pas d’un débat pro­jet contre pro­jet ? Il y a 250 signa­taires, avec des exper­tises dans des domaines très variés. Le temps des pro­po­si­tions, c’est inter­dit ? Le popu­lisme des mécon­tents est votre seul hori­zon ?

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  4. Bonjour, cela s’est vu à la pré­si­den­tielle et aux euro­péennes : plus per­sonne ne veut de vous ! Aussi, vous cri­ti­quez le libé­ra­lisme de LREM, mais per­son­nel­le­ment je ne vois pas la dif­fé­rence entre les libé­raux-sociaux de LREM et le social-libé­ral Noblecourt, lequel est d’ailleurs membre de l’é­quipe du gou­ver­ne­ment Philippe en tant que délé­gué inter­mi­nis­té­riel ! Je vais vous dire ce qui se trame : une fusion des listes Noblecourt-LREM entre les 2 tours ! Elle sera belle, votre « alter­na­tive » au libé­ra­lisme ! Les EELV ne sont pas blancs comme neige, mais en tout cas des tech­no­crates comme Noblecourt à
    ce point décon­nec­tés du réel et jouant à fond les manoeuvres poli­ti­ciennes, en pen­sant que ça ne soit voit pas, c’est vrai­ment prendre les élec­teurs pour des idiots !

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  5. Anne-Sophie vous devez comme Avrillier être borgne de l’oeil gauche, les choix ne se limi­te­ront pas entre gauches et lrem en 2020.

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    • @Pierre : Vous avez rai­son ! J’évoquais juste ici celles et ceux qui s’ins­crivent dans la tra­di­tion sociale et huma­niste du ter­reau gre­no­blois.

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  6. Super nou­velle : pour la gauche, il était assez incon­gru de n’a­voir à Grenoble que le choix entre le radi­ca­lisme EELV-Les Insoumis d’un côté et le libé­ra­lisme cen­triste LREM de l’autre. La culture 2ème gauche, éthique et res­pon­sable, se situe entre les deux ! Vivement la cam­pagne pour étu­dier les 3 pro­jets en pré­sence.

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    • Trop super nou­velle ! Regardez l’é­qui­page avant d’é­crire des bêtises. C’est pas du touut 1eme gauche, ec sont juste des gens prêt à tout.

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  7. En même temps les Grenoblois ont-ils besoin des mêmes et on conti­nue la rétro­dra­ga­tion et le déclas­se­ment de Grenoble ini­tiée par la bande PS /Verts et rouges, si bien reprise et ampli­fiée depuis 2014 par la muni­ci­pa­lité Piolle ? 

    En 2020, votons pour l’al­ter­nance, enfin !

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  9. « Nous refu­sons la logique de décrois­sance actuelle « , dit le docu­ment de cam­pagne mis en ligne sur le site de GAM. Preuve que Noblecourt est com­plè­te­ment à côté de la plaque, tout comme ses potes du PS, LREM et la droite, puisque c’est la logique de crois­sance qui nous a mené dans le crise cli­ma­tique ! En effet, qu’on le veuille ou non,
    crois­sance éco­no­mique et crois­sance des émis­sions de GES vont de pair et il va fal­loir sor­tir du déni et inven­ter un autre sys­tème lequel, sans for­cé­ment s’ap­pe­ler « décrois­sance », ne vise pas la crois­sance comme une fin en soi mais par exemple l’emploi, la satis­fac­tion des besoins de tous, les modes de pro­duc­tions et de consom­ma­tion « low-tech » et peu émis­sifs ! Ah là là, PS et Noblecourt, 30 ans de retard… Allez hop, on sort du cabi­net minis­té­riel et et on va faire un tour sur les ronds-points sans oublier de contac­ter le GIEC !

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  10. Quelques mots pour qua­li­fier ce retour de Noblecourt : de la tech­no­cra­tie pure et dure / des manœuvres poli­tiques de bas étage / un retour au dis­cours mou et tech­no­cra­tique du PS du XXème siècle (même dis­cours qui a fait 6% à la pré­si­den­tielle de 2017)… Franchement, avec cette ten­ta­tive de « gauche plu­rielle », on se croi­rait revenu sous Jospin ! Ainsi, j’at­tends avec impa­tience ce que peut don­ner « lut­ter contre le com­mu­nau­ta­risme » tout en « res­pec­tant les dif­fé­rences cultu­relles ». Bande de gui­gnols !

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