France nature environnement lance un appel aux dons pour lutter contre les « méga projets en montagne »

sep article

Notre indépendance c

 

FIL INFO — Afin de financer ses actions juridiques contre les « méga projets en montagne » qu’elle conteste, France nature environnement Auvergne-Rhône-Alpes (ex-Frapna) lance un appel aux dons en ligne. Objectif ? Obtenir la somme minimale de 20 000 euros pour défendre les sites vierges ou préservés des constructions immobilières et promouvoir des activités en montagne respectueuses de l’environnement.

 

 

« Il est encore temps d’a­gir ! », veut faire savoir France nature envi­ron­ne­ment Auvergne-Rhône-Alpes. L’ex-Frapna lance un appel aux dons sur la pla­te­forme numé­rique HelloAsso et se fixe pour objec­tif 20 000 euros. Une somme des­ti­née à aider le finan­ce­ment des actions de l’as­so­cia­tion, en par­ti­cu­lier la lutte contre les « méga pro­jets en mon­tagne » dont elle dénonce le carac­tère « néfaste ».

 

Le glacier du Pic Blanc à l'Alpe d'Huez. © Laurent Salino - Alpe d'Huez

Le gla­cier du Pic Blanc à l’Alpe d’Huez. © Laurent Salino – Alpe d’Huez

 

Des exemples ? Dans l’Oisans, FNE pointe du doigt les pro­jets immo­bi­liers d’Huez sur la zone d’Éclose Ouest et des Bergers. « Consommation d’es­paces vierges de construc­tions alors que la per­ti­nence éco­no­mique des pro­jets n’est pas démon­trée à long terme », assènent les défen­seurs de l’en­vi­ron­ne­ment. Qui se montrent guère plus tendres avec « deux pro­jets immo­bi­liers en zones ava­lan­cheuses » por­tés par Vaujany et Les 2 Alpes.

 

 

Des projets « anachroniques et pharaoniques »

 

Côté Maurienne, l’as­so­cia­tion iden­ti­fie éga­le­ment le « pro­jet d’ex­ten­sion de plu­sieurs sta­tions » sur la Croix-du-Sud, aussi « ana­chro­nique » que « pha­rao­nique » à ses yeux. Ou encore des pro­jets de créa­tions de remon­tées méca­niques sur le ter­ri­toire d’Aussois, « fra­gi­li­sant la pré­ser­va­tion du Parc natio­nal de la Vanoise ». Et la FNE d’af­fir­mer que, sur cha­cun des pro­jets décriés, « les don­nées envi­ron­ne­men­tales sont insuf­fi­santes et les don­nées éco­no­miques inexis­tantes ».

 

La FNE dénonce les « méga projets » en montagne. © France nature environnement Aura

La FNE dénonce les « méga pro­jets » en mon­tagne. © France nature envi­ron­ne­ment Aura

 

Si l’as­so­cia­tion ne se dit pas oppo­sée aux acti­vi­tés en mon­tagne, elle entend défendre les espaces vierges ou pré­ser­vés et prône l’a­mé­lio­ra­tion de l’exis­tant, ainsi que l’é­qui­libre entre acti­vité hiver­nale et esti­vale. C’est pour­quoi la FNE explique s’op­po­ser à envi­ron 4 % de la cen­taine de dos­siers exa­mi­nés chaque année par ses experts. Et devoir lan­cer de nou­velles actions et de nou­veaux recours en jus­tice.

 

Un mili­tan­tisme qui a un coût… « Nous ne man­quons pas de cou­rage poli­tique, ni de per­sé­vé­rance, mais sans vos dons, rien n’est pos­sible », déclare ainsi l’as­so­cia­tion à ses sou­tiens. Sans oublier de pré­ci­ser que, recon­nue d’u­ti­lité publique, la FNE per­met aux dona­teurs d’ob­te­nir une défis­ca­li­sa­tion de leurs dons à hau­teur de 66 %. « Un don de 100 euros vous revient donc en réa­lité à 34 euros », insiste-t-elle.

 

Florent Mathieu

 

commentez lire les commentaires
3514 visites | 1 réaction
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.