Le Stade des Alpes cherche son avenir : régie métropolitaine ou cogestion par le FCG et le GF38 ?

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FOCUS – Confiée en 2012 au groupe Carilis et à sa société Sogestal, la gestion du Stade des Alpes va changer le 31 octobre 2020. Comme l’a souligné Yannick Belle, adjoint au sport pour Grenoble Alpes Métropole, lors du dernier conseil métropolitain, les clubs du FCG et du GF38 pourraient être davantage impliqués. Et devenir ainsi co-gérants de l’enceinte.

 

 

Le Stade des Alpes, théâtre de la Coupe du Monde féminine de football en juin 2019. © Sébastien Riglet - placegrenet.fr

Le Stade des Alpes, théâtre de la Coupe du Monde fémi­nine de foot­ball en juin 2019. © Sébastien Riglet – placegrenet.fr

« On arrive au bout d’une situa­tion non accep­table pour la Métro. » Michel Savin, séna­teur Les Républicains et conseiller métro­po­li­tain résume ce que beau­coup d’élus pensent du mode de ges­tion actuel du Stade des Alpes.

 

Le coût net pour la Métropole avoi­sine 1,8 mil­lion d’euros par an. Plus qu’en 2012, année durant laquelle la Sogestal, (Société gre­no­bloise d’ex­ploi­ta­tion du Stade des Alpes) créée pour l’oc­ca­sion, est deve­nue ges­tion­naire de l’enceinte.

 

Une autre époque, comme le rap­pelle Yannick Belle, l’adjoint au sport pour Grenoble Alpes Métropole. « Il y a eu un contrat ini­tial avec une situa­tion tota­le­ment dif­fé­rente. En 2012, il y avait le FCG qui vou­lait par­tir sur le Stade Lesdiguières. On avait le foot en CFA2. Les deux équipes coha­bitent désor­mais, tout en évo­luant au haut niveau. De ce fait, le délé­ga­taire ne peut pas créer beau­coup d’évènements. Il y a qua­si­ment un match par semaine et donc des recettes en moins, ce qui a été com­blé par la délé­ga­tion publique ».

 

 

Les clés de la gestion du stade pourraient être confiées au GF38 et au FCG

 

Le sur­coût pour la Métropole s’explique aussi par d’autres rai­sons. Yannick Belle rap­pelle en effet la « volonté de por­ter un haut niveau d’entretien et de main­te­nance ». Avec un objec­tif : « garan­tir la péren­nité d’un bâti uti­lisé de façon impor­tante par deux clubs d’élite pour plus de qua­rante matches par an ».

 

Yannick Belle, lors du der­nier conseil métro­po­li­tain, le 27 sep­tembre 2019. © Sébastien Riglet – placegrenet.fr

Dès lors, com­ment bais­ser la contri­bu­tion publique à ce stade alors que la délé­ga­tion de ser­vice public confiée au groupe Carilis et sa société Sogestal en 2012 arri­vera à son terme le 31 octobre 2020 ? Deux hypo­thèses se dégagent aujourd’hui. Avec, comme solu­tion pri­vi­lé­giée, la conven­tion d’occupation doma­niale.

 

Concrètement, la Métropole res­te­rait pro­prié­taire de son équi­pe­ment. Et pour­rait ainsi dis­po­ser du stade pour l’organisation d’évènements natio­naux voire inter­na­tio­naux.

 

Elle res­te­rait éga­le­ment à la manœuvre pour les gros inves­tis­se­ments, mais les clés de la ges­tion du stade seraient confiées aux clubs qui l’occupent. Le GF38 et le FCG devraient ainsi créer une struc­ture com­mune, afin de « mieux maî­tri­ser leur outil de pro­duc­tion et de mutua­li­ser les dépenses et, poten­tiel­le­ment, les pro­duits d’exploitation ». Faut-il encore que les deux clubs acceptent ce nou­veau mode de ges­tion.

 

À l’heure actuelle, les négo­cia­tions sont encore en cours. La Métro espère une réponse défi­ni­tive du FCG et du GF38 d’ici la fin de la pre­mière quin­zaine du mois d’octobre. Histoire d’avoir « le temps de se retour­ner et de trou­ver une autre solu­tion ».

 

 

Le plan B : une régie

 

En cas de refus, un autre mode de ges­tion a été étu­dié. La régie consti­tue­rait le plan B, selon Yannick Belle. « C’est une ges­tion beau­coup plus directe par les agents de la métro­pole, un peu comme au début du Stade des Alpes. Seul pro­blème : nous sou­hai­tons pas­ser plus de mar­chés externes notam­ment sur l’entretien de la pelouse, le net­toyage, la sécu­rité. »

 

Le Stade des Alpes accueille deux équipes pro­fes­sion­nelles, dont le GF38 (ici lors du der­nier match face à Caen). © Sébastien Riglet – placegrenet.fr

 

Christophe Ferrari, pré­sident de Grenoble Alpes Métropole a rap­pelé aux élus l’importance du dos­sier Stade des Alpes, lors du conseil métro­po­li­tain, le 27 sep­tembre der­nier. Un cas régu­liè­re­ment évo­qué en conseil. « Nous déci­de­rons durant cette man­da­ture. Nous serons les élus qui allons devoir déci­der. » Le nou­veau mode de ges­tion sera donc vrai­sem­bla­ble­ment connu avant la fin de l’année 2019.

 

Sébastien Riglet

 

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Commentaires 1
  1. Démolir cette merde et élar­gir le parc mis­tral

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