À Échirolles, des femmes s’élèvent contre l’amendement interdisant le port du voile lors des sorties scolaires

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FIL INFO – Alors que le Sénat a voté un amendement qui prévoit d’interdire le port du voile aux parents accompagnant les sorties scolaires, un collectif de mères de famille a manifesté aux portes d’une école à Échirolles. À leur tête, Tahous Belhadj dénonce une mesure discriminatoire. La jeune femme, partie prenante de l’opération burkini à Grenoble, a d’ores et déjà annoncé d’autres actions à venir.

 

 

Alors que le Sénat a voté un amendement pour interdire le port du voile aux accompagnants des sorties scolaires, des mères ont manifesté à Échirolles.Palais du Luxembourg, la salle du Sénat. DR

Palais du Luxembourg, la salle du Sénat. DR

Une quinzaine de femmes, voilées pour la plupart, ont manifesté le 6 juin dernier devant l’école maternelle Auguste-Delaune d’Échirolles, en bas des tours du Village II, comme le relate Le Dauphiné libéré.

 

Ces mères de famille s’élevaient contre l’amendement voté le 15 mai par le Sénat, dans le cadre du projet de loi Blanquer. Sous l’impulsion des Républicains, l’amendement prévoit d’interdire le port de signes religieux aux parents accompagnant les sorties scolaires. Aujourd’hui, seules les personnes qui exercent une mission de service public sont en effet tenues au devoir de neutralité.

 

 

« Nous continuerons avec les salles de sports, les entreprises, les médecins… »

 

L’amendement ne cite pas explicitement le voile. Mais il complète le code de l’éducation qui affirme déjà que « dans les écoles, les collèges et les lycées publics, le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit », en y ajoutant les « sorties scolaires ».

 

"Course pour la dignité" organisée par l'Alliance citoyenne, samedi 5 avril 2019. Des femmes voilées et non voilées ont couru pour défendre leur liberté de porter le voile. © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

« Course pour la dignité » © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

À Grenoble, les manifestantes ne décolèrent pas. Et dénoncent une mesure qui relève, selon elles, de la pure discrimination. En attendant d’autres actions ?

 

Après avoir défendu le port du voile dans les rues de Grenoble, puis introduit le burkini dans une piscine publique de la ville, certaines n’entendent pas s’en tenir là.

 

« L’accès aux piscines publiques est notre premier combat », soulignait Taous Belhadj, sur la page Facebook de l’Alliance citoyenne, il y a quelques jours. « Mais nous continuerons avec les salles de sports, les entreprises, les médecins qui refusent les femmes voilées », précisait la jeune femme, également présidente du Sou des écoles à Échirolles et fer de lance de la manifestation de ce 6 juin.
En attendant, l’amendement en question poursuit sa navette parlementaire. Avec de grandes chances d’être retoqué en deuxième lecture par les députés.
MB

 

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Commentaires 17
  1. Ce qui est insupportable dans cette triste histoire, c’est que ces femmes ne veulent pas entendre, ni comprendre , et encore moins respecter le pays ou elles vivent …..De quelle coté se situe la discrimination, quand vous imposez vos convictions religieuses aux autres : envahir une piscine municipale faisait partie d’un plan, et comme le maire de Grenoble , fait partie de ces politiciens avec des convictions molles , et donc surtout ne pas affronter ces intégristes du burkini , de la provoc ………….

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  2. Taous Belhadj est-elle vraiment présidente d’un quelconque sou des écoles d’Echirolles? Si oui, lequel? Car j’ai quelques doutes… D’autre part, d’après un article paru sur le site de la ville d’Echirolles en 2017, cette personne serait vice-présidente du « Conseil citoyen » (sic) de la Ville… Intéressant, cette ingérance d’une personne membre d’une instance municipale décidant d’aller bafouer le règlement municipal de la piscine de la ville d’à-côté… Après, si les 2 maires laissent faire…

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  3. Bien sûr que ces dames sont des « êtres humains, comme vous, comme nous ».
    Quelle idée !
    Qui a dit le contraire ?
    Klaus Barbie n’était pas moins un être humain que Jean Moulin (désolé pour l’analogie Godwin, mais au moins, c’est clair).
    Ou Marc Dutroux est aussi un « être humain » comme ses petites victimes.
    Et Ben Laden, ah oui, c’était bien un être humain ! Ou Bush ! Bolsonaro ! Ou DSK !
    Qu’en concluez-vous ?
    Où est l’argument ? Le raisonnement ?
    Et tous mes propos provocateurs vous sont d’autant plus particulièrement destinés à vous, Luc Davin, que sur ce coup, je puis comprendre que cette mesure d’interdiction puisse être contre-productive (alors même que l’intrusion en piscine devait être fermement condamnée, n’est-ce pas Eric Piolle ?)
    Donc, il m’arrive de douter, de me poser des questions.
    Mais autant de niais humanitarisme de votre part et ce, dans une forme aussi pitoyable, défie l’entendement.
    Je répète : argumentez ! Discutons-en.
    Mais là, on touche le fond (et pas que du bassin)

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  4. Ces dames ont pleinement raison ! De grâce, écoutez-les … De grâce, respectez-les … Ce sont des êtres humains, comme vous, comme nous … !!!

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    • Et elles, respectent-elles la règle commune? Que dirait-on si des curés en tenue revendiquaient le même droit? Surtout que leur meneuse n’est pas n’importe qui, mais une islamiste politique ayant fait l’apologie de crimes terroristes qui sont la négation la plus pure de l’être humain! Alors, la leçon de « respect » de l’être humain, relevant d’une classique stratégie de l’inversion, à d’autres… Personne ne leur ai manqué de respect, d’ailleurs…

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  5. Je préférerais le mot « expulsion » 🙂

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  6. « En attendant d’autres actions ?« 
    Sûrement. Ce n’est que le début. Elles doivent se taire ou elles peuvent faire les valises et partir là où leur tenue est autorisée

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  9. C’est pas du militantisme, c’est de l’Islamisme!
    Appelons les choses par leur nom.
    Les sorties scolaires, c’est l’école. Pas de voile.

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  10. J’ajoute que le mensonge sied à ces dames, comme leur voile, quand l’une ose affirmer « les médecins qui refusent les femmes voilées …. » les médecins ayant prononcé le serment d’Hippocrate soignent tout le monde. Ce sont les femmes voilées qui refusent qu’un médecin homme les soignent et les examinent.
    Le mensonge n’est pas puni dans la religion musulmane ? et elles voudraient s’occuper des enfants ?

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  11. Nous ne sommes pas un pays musulman ce n’est pas la religion qui gouverne la France, leur voile elles le laisse à la maison, c’est de la provocation ras le bol

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  12. On rappelle qu’encourager ces gens dans leurs chialeries communautaires, ça n’est absolument pas être de gauche. Mais c’est là un raisonnement trop compliqué pour le Grenoblois moyen.

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  13. Personne ne leur interdit d’accompagner les sorties scolaires. Sans voile. La même règle pour tous. Ces femmes se discriminent toutes elles-mêmes.

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  15. C’est du prosélytisme passif que ces dames veulent imposer !!!
    Elles peuvent accompagner les enfants des écoles privées coraniques … si les imams veulent bien …

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