Opération burkini dans une piscine publique de Grenoble : si le maire ne se mouille pas, les réactions affluent

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DÉCRYPTAGE – La brève trempette de femmes vêtues de burkini dans une piscine municipale de Grenoble n’en finit pas de faire des vagues. Alors que les réactions de tous bords se multiplient, le maire de Grenoble jusque-là silencieux s’est fendu d’un simple communiqué… où il botte en touche. De quoi faire enfler un peu plus la polémique qu’il dénonce. Et poser la question de l’incursion de l’islam politique dans les affaires grenobloises.

 

 

UNE Le groupe des femmes musulmanes qui revendiquent le droit de porter un burkini dans les piscines municipales de Grenoble, soutenues par l'Alliance citoyenne, mardi 21 mai 2019 © Séverine Cattiaux- Place Gre'net

Petit groupe des femmes revendiquant le droit de porter un burkini dans les piscines municipales de Grenoble. © Séverine Cattiaux- Place Gre’net

À Grenoble, l’irruption du burkini dans une des piscines municipales de la ville n’en finit pas de faire des vagues. Le 17 mai, une dizaine de femmes vêtues de ce maillot très couvrant interdit par le règlement intérieur, avaient pu sans difficulté accéder jusqu’au bassin d’une des piscines de Grenoble et s’y ébattre. Le tout avec le soutien de l’Alliance citoyenne, association connue pour ses actions d’interpellation face aux discriminations et injustices dans l’accès au service public.

 

Depuis, c’est le tollé. Car l’opération, annoncée, avait manifestement obtenu si ce n’est l’aval, la clémence du maire écologiste de Grenoble. Ce n’est que cinq jours plus tard, ce mardi 21 mai, à quelques heures d’une rencontre entre la Ville et les protagonistes de l’opération qu’Eric Piolle est sorti de son silence. Dans un communiqué. Et… pour ne pas prendre position. « Les conditions d’un dialogue serein ne sont pas réunies pour échanger en bonne intelligence sur ce sujet », y indique-t-il, bottant ainsi en touche.

 

 

Eric Piolle dénonce une « stratégie du choc et du buzz »

 

En cause ? La « polémique » née, selon lui, de l’opération, la « stratégie du choc et du buzz », qui serait fomentée par l’Alliance citoyenne d’un côté et ses adversaires politiques de l’autre. Et ce, « à une semaine d’une élection qui exacerbe les fractures de notre société ».

 

Plus particulièrement visé ? Le chef de file de l’opposition de droite républicaine à la Ville, et candidat déclaré aux élections municipales à Grenoble en 2020. Matthieu Chamussy a en effet été le plus prompt et le plus virulent après l’opération menée à la piscine des Dauphins. Mais aussi face au “long” silence et à ce que d’aucuns dénoncent comme le « laisser-faire » du maire.

 

Lui, persiste et signe. Contre l’action – une infraction au règlement municipal – et contre le discours qui l’accompagne.

 

Matthieu Chamussy lors du conseil municipal du 17 décembre 2018. © Place Gre'net

Matthieu Chamussy © Place Gre’net

« Ce stratagème d’inversion des rôles et des valeurs qui consiste à évoquer un combat de “désobéissance civile” et à se référer à la lutte conduite par Rosa Parks, pointe-t-il. Rosa Parks, personnalité emblématique de lutte contre la ségrégation raciale, se battait pour des droits universels et non pour fracturer la société. »

 

Contre, plus largement, l’idéologie que sous-tendrait cette action. En l’occurrence, l’islamisme politique, « qui vise, petit à petit, à imposer ses propres règles à la société ». Il n’est pas le seul à le penser. Pour l’ex-maire de Grenoble Alain Carignon, candidat lui aussi en 2020, l’opération burkini n’est rien d’autre qu’« une provocation organisée par des tenants de l’islamisme intégriste ».

 

« La technique du morcellement de la société que favorise systématiquement la municipalité en soutenant toutes les revendications individuelles afin de satisfaire des clientèles exacerbe les tensions, élimine tout sentiment d’appartenance et destin collectif », accuse même l’ex-maire de Grenoble.

 

 

« Le maire de Grenoble a perdu toute boussole ! »

 

Contactés à plusieurs reprises, les services de la Ville n’ont jamais répondu à nos sollicitations. Mais la non prise de position du maire de Grenoble a aussi mis le feu aux poudres. Notamment lorsqu’il a déclaré voir « deux interprétations possibles de l’égalité républicaine ».

[…]

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Commentaires 30
  1. Un bug technique (?) m’empêche de répondre à Caro.
    1. Je n’ai pas mieux que cet article du « Dauphiné ».
    2. Phrases tirées de leur contexte ? Mais pas besoin de contexte : les phrases sont parlantes par elles-mêmes et atterrantes. Je ne vais pas revenir sur ce qu’elles impliquent de grave.
    3. « On a échangé mardi avec ces dames ». Mais c’est bien là le problème : il n’y a rien à discuter ni a fortiori à négocier avec ces dames !!!! On reçoit les activistes islamistes mais on jette l’anathème sur un élu républicain.
    4. E.Piolle refuse d’alimenter un buzz qu’il fait exploser avec son silence puis sa complaisance !!!! C’est bien parce que le maire de Grenoble tient des propos inacceptables que le soufflé est monté à vitesse Grand V !
    Pire : si Gilce attribue la responsabilité de la montée du FN/RN au PS, j’ai bien le sentiment, moi, que la soumission active d’une « gauche » si attentive aux communautarismes revendicatifs et à ce qu’un essayiste contemporain appelle « la dictature des identités », n’est pas pour rien dans la montée de l’extrême-droite.
    Piolle fait de la petite politique à courte vue totalement contre-productive (ne donnons pas de gages à l’extrême-droite – alors qu’on lui ouvre un boulevard) en même temps qu’il révèle tout ce que son idéologie « progressiste » représente de menace pour le bien commun et le vivre ensemble.
    5. « Ce qui m’importe, c’est que le règlement intérieur des piscines ne soit pas modifié. » Grandiose victoire !
    Feignez-vous d’oublier illico tout ce qui s’est joué à partir de la provocation de « L’ Alliance Citoyenne » ?
    Vous-même avez eu le courage de dire tout le mal que vous pensiez de cette association et de ce qu’elle véhicule. Ayez donc celui de reconnaître que dans cette affaire Eric Piolle a commis, pour le moins, une maladresse mais plus sûrement encore une faute en n’ayant pas manifesté (euphémisme) la même intransigeance que vous.
    De votre part ce serait moins une preuve d’honnêteté qu’une marque de logique.

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  2. Le burkini n’a pas été inventé récemment en Australie par une libanaise qui l’aurait fait pour sa nièce, ça c’est la version Walt Disney de l’histoire. En réalité, le burkini n’est que la déclinaison aquatique de la « tenue de sport » créée et imposée depuis plus de 20 ans aux femmes par la « république » islamique d’Iran.
    Voici comment sont les sportives iraniennes aujourd’hui :
    http://www.iran-daily.com/News/168359.html?catid=3&title=168359
    Voilà comment elles étaient avant :
    http://www.parstimes.com/sports/women/history/
    Chez les barbus d’Iran, c’est 38 ans de prison et 148 coups de fouet si on est l’avocate de femmes qui ont retiré leur voile en public.
    https://www.hrw.org/fr/news/2019/03/12/iran-une-militante-des-droits-des-femmes-condamnee-une-lourde-peine-de-prison
    Alors le cirque victimaire de Taous Hammouti organisé par cette « alliance citoyenne » bidon, c’est juste indécent. Et le maire qui parle d’interprétations de l’égalité républicaine !

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  3. Trois ans après…
    ….
    l’été du burkini,
    les affaires Décathlon et Etam,
    le testing-happening-guet-apens du restaurateur de Tremblay-en-France,
    les actions en justice du CCIF facilitées par un Conseil d’Etat qui assume sa vision très libérale de la laïcité (les étudiantes des écoles d’infirmerie autorisées à porter le hijab en cours),
    les tribunes dans les médias,
    Mennel à The Voice,
    les déclarations devant les instances Onusiennes ou de l’UE faisant de la France un pays hostile aux femmes musulmanes et à l’islam,
    la communication de l’islam ludique et fun de Lallab,
    le hijab day à Sciences Po,
    les ateliers de confection de hijabs de l’association quasi évangéliste Coexister,
    la médiatisation de l’étudiante voilée militante syndicale, dont l’UNEF a fait un symbole pour racoler de nouveaux membres et signer un changement de ligne idéologique,
    la condamnation ridicule de la France par une commission aux prérogatives limitées de l’ONU dans l’affaire de la crèche Baby-Loup, avant cela le rapport Tuot si odieux sur la grande nation inclusive,
    l’activisme intersectionnel et cette trouvaille oxymorique de féminisme islamique,
    la sénatrice Benbassa qui ne trouve pas le voile plus aliénant que la mini-jupe,
    Castaner assimilant le voile à la mantille catholique,
    Juppé au fichu de sa grand-mère,
    Nathalie Loiseau qui ne trouve rien à y redire…
    etc, etc….
    … le voile est toujours au centre du débat politique!

    Voici l’opinion sur le voile d’un collectif de femmes et d’hommes de culture ou d’origine musulmane ( lalibre.be)
    https://www.lalibre.be/debats/opinions/le-hijab-est-une-prison-sexiste-mortifere-alienante-5cc07c819978e2534785bf6d

    Ce n’est pas un hasard si le voile se développe au même rythme que l’islamisme. Ce n’est pas défendre les musulmans, ce n’est pas traiter l’autre en égal, que de se taire ou de céder sur la question du voile.

    Ces dernières années, chaque saison est l’occasion d’un nouvel épisode dans la saga du voile. Ce dernier mois par exemple, une affiche du Parlement jeunesse Wallonie présentait l’image d’une jeune fille voilée, tandis que Décathlon proposait à la vente un hijab de running. Gageons qu’à l’approche de l’été, c’est le burkini qui refera surface. À chaque saison, la question du voile ressurgit ; le voile à l’école, le voile au travail, le voile à la plage et le voile en politique.

    Il est désormais banal de voir des femmes et des filles voilées dans la rue, les publicités ou les magazines, quand ce n’est pas sur des listes électorales ou au sein même des institutions, comme ce fut le cas avec l’élection de Mahinur Ozdémir en 2009 (CDH).
    Des suprématistes blancs, des assassins sèment la mort en Nouvelle-Zélande et, immédiatement, la Première ministre néo-zélandaise arbore le voile.

    Pourtant, dès que quelqu’un ose interroger sa signification profonde, il est sommé de se taire, parfois avec une violence extrême. « Raciste ! », « islamophobe ! », les mots sont lâchés et il n’est plus possible de se parler. Sous couvert de tolérance, certains imposent une véritable omerta. Pourtant, ce n’est pas un hasard si le voile se développe au même rythme que l’islamisme.

    Quelle est la signification du hijab ?
    Le hijab est un tissu qui couvre les cheveux, le cou et les oreilles. Il pose l’impureté du corps entier de la femme et ne se retire pas, quelle que soit l’occasion.
    Le hijab permet de protéger les hommes, qui seraient incapables de se maîtriser. Appelons un chat un chat : dans cette logique, les femmes sont des tentatrices, des salopes, les hommes sont des faibles et des libidineux.
    Le voilement des petites filles, parfois bébés, sert à les habituer à avoir honte de leur corps et les prépare à se maintenir dans le statut d’objet sexué.
    Le hijab est une prison sexiste, mortifère, aliénante. Et son développement est directement lié à l’islamisation des sociétés.
    Avant la vague islamiste, les musulmanes, pour la plupart, ne portaient pas le voile. Rappelons-nous la célèbre vidéo du chef de l’État égyptien Nasser qui, en 1953, suscitait l’hilarité de l’assemblée en narrant sa réponse aux Frères musulmans souhaitant qu’il impose le voile aux femmes : « Je lui ai répondu que c’était revenir à l’époque où la religion gouvernait et où on ne laissait les femmes sortir qu’à la tombée de la nuit. »

    Le voile s’est imposé parallèlement à l’islamisme, l’Iran d’abord, puis l’Algérie, la Tunisie…
    Vous êtes-vous demandé pourquoi le premier acte des islamistes est d’imposer le voile, alors que celui des femmes libérées de Daech, de l’esclavagisme sexuel, est de brûler les hijabs ?

    Des résistants au péril de leur vie
    Des femmes et des hommes résistent, au péril de leur vie. Et sont fouetté(e)s, enfermé(e)s, assassiné(e)s pour avoir refusé le voilement des femmes ! Des hommes aussi car le voile, ce n’est pas qu’une histoire de femmes : c’est une question politique.
    Il y a quelques semaines, l’avocate Nasrin Sotoudeh, qui défend les Iraniennes qui ont osé retirer leur voile, s’est fait condamner à des coups de fouets et à une peine d’emprisonnement pour conspiration et propagande contre le système. Sa peine initiale fut aggravée pour indécence, car elle s’est présentée tête nue à son propre procès.
    Pourquoi une femme serait-elle prête à se faire fouetter et enfermer, si ce n’était qu’une histoire de cheveux ?

    Pourquoi Décathlon a-t-il appelé son accessoire de running « hijab » et non « cagoule de course » ? Soyons réalistes, c’est un produit à destination des pays où le voile n’est pas imposé. Dans les pays islamistes, les femmes n’en ont pas besoin puisqu’elles n’ont pas le droit de courir, nager, faire du vélo.

    L’introduction du hijab dans nos sociétés est l’acte politique d’un islam politique.
    Ce n’est pas défendre les musulmans ; ce n’est pas traiter l’autre en égal que de se taire ou de céder sur la question du voile. De par le monde, ce sont les musulmans les premières victimes des islamistes !

    Écoutez les voix
    Du Maroc à l’Algérie, en passant par le Canada, l’Iran, la France, la Belgique ou le Soudan, de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer l’extrémisme politique dont le hijab est le symbole. Il est temps de les entendre !
    Nous, femmes et hommes de culture ou d’origine musulmanes, ayant vécu ou subi l’islamisation de nos sociétés, sommes inquiets de voir se développer un argumentaire identitaire au fur et à mesure que se développe en parallèle un islamisme rampant, à l’instar de ce que l’on a vu et vécu dans nos pays d’origine.
    Nous demandons que notre voix et nos expériences quant à la question du voile et de ce qu’il préfigure comme projet politique, soient entendues et reconnues.
    Nous demandons à tous – journalistes, politiques, citoyens, et ce, quels que soient vos origines ou engagements – de vous mêler à ce débat. Il vous appartient autant qu’à nous, par idéal et convictions mais également parce que la contradiction est ce que craignent le plus les extrémistes de tous bords.
    Titre et chapô sont de la rédaction.
    Titre original : « Encore une histoire de voile ! »

    Liste des signataires :
    Djemila Benhabib, politologue et écrivaine
    Fatiha Boudjahlat, enseignante essayiste
    Jamila Si M’Hammed ; présidente du Comité belge de Ni putes ni soumises
    Omar Gousmi, enseignant ;
    Bahareh Dibadj, psychologue sexologue
    Fadila Maaroufi, anthropologue, travailleuse sociale
    Daoud Azam Daimoussi, militant laïque
    Mouna Messaoudi artiste
    Latifa Drissi, autoentrepreneuse
    Amir Dibadj, comptable
    Guitty Nassery ; Yeter Celili ; indépendante
    Waleed Al-Husseini, essayiste et écrivain
    Chemsi Cheref-khan, initiateur du Mouvement citoyen de solidarité avec les démocrates musulmans
    Hamid Zanaz, libre-penseur et essayiste
    Salwa Tazi, écrivain et conférencière
    Hamid Benichou, cofondateur du centre citoyen belge Musulmans laïques
    Fathi Nouhad, journaliste
    Mahyne Nasseri Manzar Banal, indépendante
    Youcef Hadbi, architecte
    Mohammed Guerroumi, délégué régional à l’Instance nationale de dialogue avec l’islam-Nantes
    Sémira Tlili, militante laïque et présidente de l’association #Reseau1905
    Mohammed Louizi, ingénieur-essayiste ;
    Khaled Slougui, consultant formateur ;
    Kamel Bencheikh, écrivain ;
    Abdel Serghini, réviseur d’entreprises ;
    Sam Touzani, artiste-citoyen.

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  4. Le « community organizing » est un truc importé des USA, c’est le credo de cette soit disante « alliance citoyenne ».
    Voici un nouveau projet bien dans leurs cordes : quelle tenue de bain pour les nudistes qui en ont font une « religion » ?
    https://www.dailymotion.com/video/x1csh4c

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  5. Je crois que je vais aller dans une piscine d’Afrique en maillot de bain 2 pièces, je vais filmer toutes les réactions et après, je vais porter plainte pour discrimination et francophobie.

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  6. Parfois, il vaut mieux se montrer au-dessus de la mêlée que de jeter de l’huile sur le feu …
    Cela ne veut absolument pas dire que le règlement intérieur des piscines sera modifié.
    L’alliance citoyenne a montré ses limites du « vivre ensemble » et du respect de ses concitoyen.ne.s.

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    • Réaction identique à celle du maire. Ce qui fait que ce collectif va continuer. Or il aurait dû a minima faire un rappel au règlement et aux principes républicains: c’est cela qui l’aurait grandi et mis au dessus de la mêlée! Au lieu de cela, il a assimilé Chamussy le républicain à l’extrême-droite, le mettant sur le même plan que l’extrême-droite islamiste fasciste et sexiste, antisémite et raciste! Encore un renoncement…

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    • Non Eric Piolle ne s’est pas montré « au-dessus de la mêlée ».
      Des élus ont reçu ces activistes et lui-même a tenu des propos inacceptables.

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      • On a beau être contre les burquinis, je ne vois pas pourquoi des élus ne recevraient pas des habitants grenoblois. Là il y aurait eu discrimination en cas de refus de rencontre.
        Les recevoir ne veut pas dire accepter leurs dires et revendications.

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        • Piolle aurait-il reçu Renaud Camus, Marine Le Pen, Soral, Dieudonné, des racistes assumés ou des homophobes? Alors pourquoi recevoir des islamistes faisant l’apologie d’attentats, du sexisme et par incidence de la violence et du racisme? A l’époque la gauche « ne pactisait pas avec le diable »! Dans notre cas, les recevoir envoie un message très ambigü et leur donne une certaine légitimité alors qu’ils savaient TRES BIEN être sur une pente dangeureuse! La mairie avait la possibilité d’affirmer un message républicain fort, tout en disant que si elles n’étaient pas contentes, elles fasaient un recours juridictionnel! Au surplus, rien que le communiqué du maire est scandaleux!!!!

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          • Gilce a répondu deux fois à ma place !
            J’avais d’ailleurs envoyé ma réponse à Caro avant d’avoir eu connaissance de son retour.
            Tout est excellemment dit.
            TOUT : assimiler Chamussy, gaulliste social à l’extrême-droite, recevoir ou faire recevoir des activistes islamistes alors qu’il a tout fait pour interdire un spectacle de Dieudonné, etc….
            Oui, Gilce a raison, c’est indécent, scandaleux.
            Si parmi les intervenants à qui PlaceGre’Net accorde la parole se trouvent quelques nervis nostalgiques de l’ère Carignon, qui ne voit que se manifeste ici un vrai front républicain qui ne veut, à la tête de Grenoble, ni d’un vieux cheval de retour, ni d’un « idiot utile » du totalitarisme du 3ème millénaire.

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            • Je suis un peu étonnée que vous mélangiez tout, comme Gilce.
              Demander l’interdiction d’un spectacle de Dieudonné, c’est demander l’interdiction de la tenue sur scène de propos antisémites, contraires à la loi.
              Le burquini à la piscine est interdit dans le règlement intérieur, mais pas dans la loi, donc on peut en discuter. Ca m’arrache le clavier d’écrire ça alors que je suis foncièrement contre le burquini et le voile. Il a écrit :
              « Force est de constater que les conditions d’un dialogue serein ne sont pas réunies pour échanger en bonne intelligence sur ce sujet. Dans ce contexte, la priorité de la Ville de Grenoble est de tout faire pour éviter d’alimenter la « montée aux extrêmes » au moment où notre société doit se tourner vers ce qui la rassemble et la réunit. »
              C’est quand même assez clair que, contrairement à ce qu’a affirmé Carignon, il n’a pas accepté le burquini. Les voilées burquiniennes sont cornaquées par « l’alliance citoyenne » qui a pignon sur rue, elles ne sont pas venues toutes seules.
              Faut-il interdire cette association ?
              Avez-vous le communiqué de E. Piolle ? je ne l’ai pas trouvé.

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              • https://www.ledauphine.com/isere-sud/2019/05/21/pour-eric-piolle-les-conditions-d-un-dialogue-serein-ne-sont-pas-reunies

                Extraits : « J’entends la controverse, sur deux interprétations possibles de l’égalité républicaine, qui nous est précieuse à toutes et à tous ici. Pour certains, la réglementation actuelle, à Grenoble, qui est la même que partout dans la Métropole et essentiellement la même partout en France, est jugée discriminante. Pour d’autres, la réglementation actuelle, à Grenoble, dans la Métropole, en France, protège l’égalité en tenant à distance les signes d’appartenance religieux. »
                Cela s’appelle du RELATIVISME : « deux interprétations possibles »…. Ce qui signifie = « qui se valent » ! « Pour certains »/ »Pour d’autres ».
                Des « INTERPRÉTATIONS » !!!!!
                La première comme la seconde !
                Bref, la Loi d’un côté ou à tout le moins une réglementation administrative s’appuyant sur le droit, et de l’autre une OPINION, une idée, une thèse, une théorie qui n’a pas plus de légitimité qu’une autre, eh bien pour Piolle, c’est pareil.
                « C’est un sujet sensible qui a déjà embrasé le débat public plus d’une fois par le passé ailleurs dans notre pays. Je regrette que les deux acteurs de la polémique partagent une même stratégie du choc et du buzz. D’un côté en exposant des agents du service public, des usagers du service public, et en préférant le buzz au débat. De l’autre côté, en jouant la caricature, le péril, la peur, avec certains propos qui débordent du cadre républicain. »
                Moi Piolle je renvoie dos à dos les « deux acteurs de la polémique » puisqu’ils « partagent une même stratégie du choc et du buzz ».
                « certains propos qui débordent du cadre républicain » ????? Le communiqué de Chamussy qui rappelle le complotisme et les posts Facebook indignes de la meneuse ?????
                Bref, je persiste et signe : sur cette affaire, Eric Piolle a définitivement perdu la face. Il fait recevoir des activistes objectivement dangereux mais cherche à faire interdire un spectacle dont je rappelle que la justice a autorisé la tenue !
                Faut-il rappeler ce que signifie « Etat de droit » ?
                Et si vous, Caro, prenez la défense du maire alors que vous êtes une farouche opposante au voile et au burkini, moi-même j’abomine Dieudonné et ses thèses ignobles, mais j’estime que le maire de Grenoble a outrepassé ses prérogatives.
                J’ai longtemps cru Eric Piolle un écolo généreux et naïf.
                Au fil de son mandat, c’est l’idéologue en lui qu’il donne à voir, le dogmatique aveugle.

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                • j’ai lu cet article. Ce n’est pas le communiqué et je me méfie toujours des phrases tirées de leur contexte.
                  Les possibilités de commentaires du D.L. ont été désactivés …
                  E. Piolle aurait dit aussi
                  « On a échangé mardi avec ces dames, qui sont des communes alentour. Mais on ne va pas alimenter le buzz à une semaine d’un scrutin où le RN est annoncé en tête. On n’est pas sur une évolution du règlement – qui est d’ailleurs le même ailleurs en France – dans ces conditions-là »
                  Ce qui m’importe, c’est que le règlement intérieur des piscines ne soit pas modifié.

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  7. Eric Piolle doit cesser d’instrumentaliser pour attirer les votes des minorités, encore plus en provenance d’extrémistes religieux. Cesser aussi de surfer sur la misère des hommes.

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  8. Les gentilles integristes qui font du prosélytisme politico religieux pour toujours grignoter plus nos valeurs et libertés, notre culture et nos lois.

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  9. Nous ne sommes dans un pays musulman, ce n’est pas la religion qui dirige, qu’elles arrêtent avec leurs conneries, respect pour le pays qui les a accueillies

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  10. Tout le monde connaît le proverbe : qui ne dit mot consent.
    Il arrive qu’à ne pas se mouiller on se retrouve sans un poil de sec …

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  11. L’alliance citoyenne n’existe plus : désunion et communautarisme est son vrai nom. Ont ils été organisateurs ou complices ou idiots utiles ? Je ne sais pas. Quoi qu’il en soit ils sont carbonisés.

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  12. Cher Monsieur, les partisans dans votre genre finiront par faire repasser Piolle et c’est à ça qu’on les reconnaîtra.
    Vous m’écrivez « condamné à quoi », comme si j’inventais un verdict attesté dans tous les livres d’histoire.
    30 ans donc amnistie ?
    Mais pas amnésie.
    Qu’Alain Carignon soit un des rares à avoir effectivement payé ses fautes n’empêche pas qu’il en ait commis.
    Je fais partie des gens qui pensent que Bertrand Cantat a le droit de faire de la musique mais que ça gêne qu’il puisse faire de grandes scènes.
    Pour Carigon, que je suis loin d’abominer [nuance qui vous échappera comme elle échappera aux obtus de tous bords], je crois, ou plutôt je suis persuadé que sa campagne est vouée à l’échec le plus total et que le résultat le plus solide qu’il soit capable d’assurer, c’est la réélection de Piolle.
    Quant à ce qui est des « donneurs de leçons », je vous invite à aller vite voir ailleurs, ce n’est pas trop mon genre.
    C’est même que je ne cesse de dénoncer ici !
    Bien sûr que j’ai fauté.
    C’est quand votre horaire de confessionnal, que je me confesse ?
    Mais je n’ai jamais été maire de Grenoble ni n’ai truqué ou trompé, ni n’ai été condamné ni n’ai connu la fraîcheur des prisons.
    En tout cas, merci pour votre intervention : dans le combat contre Piolle, il serait peu opportun de bénéficier d’un soutien tel que le vôtre.
    Ni Piolle, ni Carignon obligera à se compter et j’espère qu’on finira par gagner.

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  13. C’est quoi c’est BFMtv qui parle ?! C’est quoi cette conclusion xénophobe ? Il est plus que temps que les femmes musulmanes aient des droits comme tout le monde !

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    • MB

      24/05/2019
      8:35

      De quelle conclusion parlez-vous ? Quand on profère de telles accusations mieux vaut être précis et étayer ses propos…

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    • Elles ont les mêmes droits. Pas plus pas moins.

      sep article
    • TR

      24/05/2019
      12:16

      Mêmes droits et mêmes devoirs.

      sep article
  14. Scandale à double détente.
    1. Le coup de force des activistes islamistes.
    2. La passivité/complaisance/complicité de la municipalité Piolle.
    Que le maire de Grenoble ose renvoyer dos à dos lesdits activistes et un élu de l’opposition républicaine, assimilé à un factieux fascisant, alors qu’il se borne à rappeler les posts douteux (c’est un euphémisme) de la meneuse du groupe, c’est fort de café (nouvel euphémisme).
    Personnellement, ce sera désormais mon cheval de bataille, conforme à mon pseudo : Ni Carignon le condamné, ni Piolle le soumis.

    sep article
    • Condamné à quoi, cela fait plus de 30 ans votre histoire. Regardez un programme et la capacité a assumez le travail à faire sur Grenoble. Marre des donneurs de leçon, n’avez vous jamais fauté, vous êtes le père la pudeur?

      sep article
      • Condamné pour corruption, abus de biens sociaux, et subornation de témoins.
        Entre traverser hors des clous et ça… il y a un monde. Mais peut être que la toute puissance aveugle ou que piquer dans la caisse ce n est pas grave pour vous. Être honnête à un sens,
        Il y a besoin d’un renouveau à Grenoble, pas d’un ancien tollard (qui a bénéficié des largesses de la justice, il n’as pas fait toutes ses années de prison) pour s’occuper de la délinquance.
        Et oui, il y a un GROS problème à Grenoble

        sep article
  15. Il y en a qu’on n’entend pas du tout: le PS. Pas étonnant que le peuple se détourne d’un parti incapable de protéger la partie de la population en état d’insécurité économique, sociale, culturelle, environnementale. Et ce depuis 2002. La montée du FN et du RN, c’est de leur faute!

    sep article
    • PC

      24/05/2019
      14:12

      Un représentant du PS s’est exprimé et a pris position (Jean-Baptiste Caillet, secrétaire de la section du parti socialiste de Meylan-Corenc-La Tronche, délégué fédéral du PS 38 à l’Europe); ses propos sont d’ailleurs en partie repris dans l’article.

      sep article