Violences policières, climat, Algérie… les gilets jaunes de Grenoble sur tous les fronts pour l’acte XVIII

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REPORTAGE VIDÉO – Les gilets jaunes de l’agglomération grenobloise n’ont pas eu le monopole du pavé grenoblois pour l’acte XVIII de leur mouvement, ce samedi 16 mars. Convergence des lutte oblige, ils ont navigué à vue entre trois manifestations simultanées dont l’immense marche pour le climat. Le tout sur fond de mobilisation en berne, que ne peut expliquer la seule participation de nombre d’entre eux à la manifestation parisienne. 

 

 

Les gilets jaunes de l'agglomération grenobloise ont navigué à vue entre trois manifestations simultanées pour marquer l'acte XVIII de leur mouvement.Une gilet jaune prend la parole lors du rassemblement contre les violences policières. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Une gilet jaune prend la parole lors du ras­sem­ble­ment contre les vio­lences poli­cières. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Pas moins de quatre mani­fes­ta­tions ou ras­sem­ble­ments simul­ta­nés ont rythmé toute l’a­près-midi de ce samedi 16 mars à Grenoble : marche pour le cli­mat, mani­fes­ta­tion contre les vio­lences poli­cières, sou­tien au mou­ve­ment popu­laire algé­rien contre le pré­sident Bouteflika…

 

Ne res­tait plus pour les gilets jaunes de l’ag­glo­mé­ra­tion gre­no­bloise qu’à trou­ver leurs marques au milieu de cette effer­ves­cence reven­di­ca­tive pour l’acte XVIII de leur mou­ve­ment. Tout ça dans le contexte d’une mobi­li­sa­tion en berne. Ils n’é­taient en effet qu’une grosse cen­taine, parc Paul-Mistral, à déci­der de la forme qu’al­lait prendre leur propre mani­fes­ta­tion.

 

 

Des jonctions avec les autres manifestations au nom de la convergence des luttes

 

Certains, un peu gênés, expliquent cette désaf­fec­tion par la par­ti­ci­pa­tion de gilets jaunes à la mani­fes­ta­tion pari­sienne alors que d’autres l’im­putent aux divi­sions internes au mou­ve­ment. Elle n’est en effet sans doute pas étran­gère à la lutte intes­tine qui agite leurs rangs, très per­cep­tible ces der­niers temps sur les réseaux sociaux. Les “lea­ders” sont ainsi régu­liè­re­ment pris à par­tie et remis en cause.

 

Acte XVIII : les gilets jaunes de l'agglomération grenobloise ont navigué à vue entre trois manifestations .Les gilets jaunes lors du "die-in" de la marche pour le climat. ©Joël Kermabon - Place Gre'net

Les gilets jaunes lors du « die-in » de la marche pour le cli­mat. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Que leur reprochent les plus radi­caux ? Leur manière de mener la lutte et de prô­ner des actions s’é­loi­gnant des « fon­da­men­taux » du mou­ve­ment dont le refus de tout diri­gisme. On le voit, rien n’est simple pour les gilets jaunes qui se font régu­liè­re­ment bro­car­der par ceux des autres villes de la région cri­ti­quant leur manque de pug­na­cité.

 

Toujours est-il que pour mar­quer cet acte XVIII, ils ont fina­le­ment décidé de rejoindre tour à tour les dif­fé­rentes mani­fes­ta­tions se dérou­lant dans la ville. Considérant qu’elles n’a­vaient pas réussi à conver­ger, les gilets jaunes qui prônent à l’envi la conver­gence des luttes ont ainsi voulu le démon­trer à leur manière.

 

Retour sur quelques épi­sodes de cette jour­née à la ren­contre d’autres mou­ve­ments citoyens. Notamment de la très impres­sion­nante marche pour le cli­mat dont ils ont croisé la route.

 

 

 

Joël Kermabon

 

 

Ouverture Musée Champollion
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Commentaires 4
  1. Ping : Faible mobilisation malgré des renforts régionaux pour l'acte XIX des gilets jaunes à Grenoble – Information

  2. Bonjour,
    Je vou­drais juste ajou­ter que la manif contre les vio­lences poli­cières était d’a­bord une manif en sou­tien aux migrants
    https://www.ciip.fr/spip.php?evenement2067
    « Nous mar­che­rons ensemble contre le racisme d’État, les vio­lences poli­cières, en soli­da­rité avec les migrant•es dont nous deman­dons la régu­la­ri­sa­tion, l’accès aux droits, à un toit, à la santé, à la liberté de cir­cu­la­tion et d’installation de toutes et de tous.
    A l’appel de la Coordination régio­nale de sou­tien aux sans-papiers »
    Les migrants sont vic­times de la vio­lence poli­cière, comme cette jeune femme sau­cis­son­née devant ses enfants pour la faire mon­ter de force dans un avion pour l’ex­pul­ser
    http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article56031
    Les slo­gans se sont élar­gis à toutes les formes de répres­sion poli­cière.
    Pas énor­mé­ment de monde, mal­heu­reu­se­ment pas ou peu de conver­gence des luttes … et pour­tant …
    Le cli­mat est mal­sain pour les migrants …

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    • Bonjour,
      Àutant les reven­di­ca­tions concer­nant les migrants peuvent être légi­times, autant par­ler de « racisme d’Etat » semble exa­géré et mal­sain.

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      • « racisme d’é­tat » n’est pas une expres­sion que j’emploie, même si c’est pour­tant l’Etat (repré­senté par des godillots LREM et des ministres aux ordres) qui pro­duit des lois xéno­phobes comme le nou­veau code CESEDA, fait pour expul­ser un maxi­mum d’é­tran­gers, et per­met, par exemple, le contrôle au faciès.

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