Violente agression d'un chauffeur de bus de la ligne C4 à Grenoble dans la nuit du jeudi 24 juin

GreenZenTag II : vingt bus vont “renifler” le taux de particules fines sur l’axe Grenoble-Meylan

GreenZenTag II : vingt bus vont “renifler” le taux de particules fines sur l’axe Grenoble-Meylan

FOCUS – Le laboratoire Lemon a lancé GreenZenTag II, une nouvelle campagne de mesure du taux de particules fines sur l’agglomération grenobloise. Depuis ce 23 janvier, vingt bus équipés de microcapteurs « reniflent » ainsi la qualité de l’air sur la ligne Chrono C1. L’objectif ? Affiner la connaissance de la pollution atmosphérique sur une zone géographique donnée. Mais aussi compléter les dispositifs de surveillance actuels avec des mesures géolocalisées fournies en temps réel.

 

 

Le laboratoire Lemon a lancé GreenZenTag II, une campagne de mesure du taux de particules fines sur l'agglomération grenobloise grâce à des microcapteurs.Bus de la ligne Chrono C1. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Bus de la ligne Chrono C1. © Joël Kermabon – Place Gre’net

« Nous ne sommes pas un territoire plus pollué que d’autres mais nous avons encore beaucoup à faire pour reconquérir la qualité de l’air et respecter la réglementation européenne ».

 

C’est ainsi, à bord d’un bus de la ligne C1, que Yann Mongaburu, président du SMTC, a introduit, ce 23 janvier, la présentation de l’expérimentation GreenZenTag II. Un anglicisme pour désigner une nouvelle campagne de mesure du taux de particules fines (PM10, PM2,5 et PM1) présentes sur l’agglomération de Grenoble. Un test à grande échelle porté par Lemon1Lemon est un laboratoire au sein duquel le SMTC et Transdev, le partenaire industriel et commercial de la Sémitag, travaillent sur les problématiques de la mobilité., le Laboratoire d’expérimentation des mobilités de l’agglomération.

 

 

Des bus « renifleurs de pollution »

 

Après les toits des tramways de la ligne A pour GreenZenTag, première expérimentation avec des capteurs mobiles, les bus de la ligne Chrono C1 sont donc mis à contribution. Vingt véhicules « renifleurs de pollution » circulent ainsi avec des capteurs sur l’axe Grenoble-Meylan pour GreenZenTag II.

 

Les capteurs sont fixés sur le toit des tramways de la ligne A. © Ville d'Échirolles - Service Communication

Pour GreenZenTag I, les capteurs étaient fixés sur le toit des tramways de la ligne A. © Ville d’Échirolles – Service Communication

 

Ces derniers fournissent, toutes les dix secondes depuis ce 23 janvier, près de 65 000 données journalières géolocalisées et horodatées. Le tout jusqu’à la fin mars. De quoi compléter les dispositifs actuels mis en œuvre pour la surveillance de la qualité de l’air de la métropole. Mais aussi enrichir la connaissance de la pollution régnant sur cette zone multimodale, urbaine et périurbaine.

 

 

Mesurer le taux de particules et d’autres paramètres en temps réel

 

« Rendre visible ce qui est invisible », telle est bien la finalité de cette expérimentation GreenZenTag II, réalisée à l’aide de capteurs développés par Atmotrack, une jeune pousse nantaise « Nous avons conçu ces capteurs pour qu’ils soient utilisés en mobilité », explique Romain Scimia, l’un des fondateurs de la société. De fait, ces derniers répondent à un cahier des charges très strict et leurs mesures ont été comparées avec celles des stations fixes d’Atmo Auvergne Rhône-Alpes.

 

Romain Scimia, l'un des fondateurs de la startup Atmotrack. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Romain Scimia, l’un des fondateurs de la startup Atmotrack. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Outre leur capacité à mesurer les particules lors du déplacement des bus en temps réel, ces détecteurs vont également enregistrer d’autres types de paramètres.

 

Notamment la température et l’humidité de l’air, la pression barométrique et les niveaux sonores. L’intérêt de ces autres mesures complémentaires ?

 

« Encore mieux caractériser les données de qualité de l’air ainsi remontées. Elle seront ensuite transmises à Atmo AuRA pour y être traitées et analysées », précise Romain Scimia. Mais ce n’est pas tout. Ce dispositif comprend également un capteur d’Atmotrack supplémentaire implanté dans une station fixe d’Atmo AuRA située boulevard Foch. Son rôle ? Comparer et valider la fiabilité des données recueillies tout au long des trente-deux minutes du parcours.

 

 

Réussir à intégrer de la donnée mobile en temps réel dans l’observatoire d’Atmo AuRA

 

« Nous disposons d’un réseau de 90 stations fixes de mesures à l’échelle de la région. Il permet de cartographier l’ensemble des polluants atmosphériques », enchaîne Camille Rieux, référent territorial d’Atmo AuRA. Autant dire que cet observatoire de surveillance de la qualité de l’air est un partenaire clé dans la chaîne de traitement des mesures.

 

Camille Rieux l’affirme, l’expérimentation GreenZenTag II va lui permettre d’améliorer son optimisation. « Une des pistes clairement identifiée pour l’optimiser est de réussir à intégrer de la donnée de mesures mobiles en temps réel », expose le référent.

 

Le microcapteur embarqué sur le toit des bus. © Média conseil presse

Microcapteur embarqué sur le toit des bus. © Média conseil presse

Ce dernier évoque quelques applications opérationnelles sur lesquelles pourrait déboucher GreenZenTag II : pouvoir investiguer des zones mal caractérisées par l’observatoire seul, ou pouvoir intégrer cette donnée mobile directement dans l’observatoire. Une idée « complexe et intéressante » qui permettrait d’augmenter sa résolution spatio-temporelle.

 

Enfin, poursuit le référent, « sur les territoires où il y a peu d’outils d’observation, cela pourrait autoriser la création d’un observatoire de préfiguration “low cost” ».

 

Afin de ne pas générer de confusion dans les esprits, Camille Rieux tient à marquer la différence entre l’expérimentation de capteurs citoyens et GreenZentag II. « GreenZenTag c’est de la capture de données techniques pour alimenter l’observatoire. Les capteurs mobiles citoyens, c’est plus pour de l’appropriation et de la compréhension », précise-t-il.

 

 

La ligne Chrono C1 choisie pour sa fréquence et son amplitude horaire

 

Pourquoi avoir choisi la ligne Chrono C1 pour cette expérimentation ? « Il y avait une pertinence à être sur une ligne Chrono à haute fréquence », répond Yann Mongaburu. Or, toutes les lignes de bus ne répondant pas à cette exigence, la C1 s’est imposée avec sa fréquence de 7 à 10 minutes et son amplitude de service de vingt heures par jour.

 

Bus de la ligne Chrono C1. ©SEMITAG - P. Paillard

Bus de la ligne Chrono C1. © Semitag – P. Paillard

Autre facteur qui a joué en faveur de la C1 : cette ligne qui relie la Presqu’île de Grenoble au technopole Inovallée à Meylan explore une zone géographique diversifiée. Avec des territoires allant de l’urbain dense au périurbain des communes de La Tronche ou de Meylan. De surcroît, ces vingt bus empruntent des axes de circulation multimodaux.

 

Une configuration intéressante, estime le laboratoire Lemon. Et pour cause. « En côtoyant des véhicules motorisés, les bus sont de fait confrontés à la réalité de la pollution de l’air. » Un contexte dont GreenZenTag II tient bien évidemment compte. « Nous prenons en considération les aléas de la circulation. Tels des embouteillages, des travaux ou la présence d’un véhicule particulièrement polluant », assure Lemon. Autant d’épiphénomènes qui resteront à identifier lors de la phase d’analyse de l’expérience.

 

 

Une campagne de communication « qui a du chien »

 

« Nous allons entamer une campagne de communication “qui a du chien” pour accompagner cette démarche à travers l’humour », déclare Christine Chary, responsable des partenariats chez Transdev. Affiches, habillage des bus, relais digitaux… Dès le 12 février, les arrêts et bus de la ligne C1 mettront en scène ces « renifleurs de pollution ».

 

L'affiche pour communiquer sur les « renifleur de pollution ». © Média conseil Presse

L’affiche pour communiquer sur les « renifleur de pollution ». © Média conseil Presse

Les objectifs visés ? « Faire connaître l’expérimentation et concrétiser l’engagement environnemental des partenaires du projet », explique Lemon. Mais aussi sensibiliser le public à la qualité de l’air et de valoriser « le comportement vertueux des usagers de la ligne C1 ».

 

Pour compléter le tout, des écrans embarqués vont équiper les bus de la ligne C1. Ces moniteurs diffuseront une équation convertissant le nombre de passagers des bus en tonnes de CO2 non rejetées dans l’air.

 

L’idée ? Valoriser les usagers n’ayant pas utilisé leur voiture et les inciter à convertir leurs amis et collègues. Une manière de prouver « que la somme des actions individuelles au quotidien participe à maintenir une bonne qualité de l’air ».

 

Joël Kermabon

Gardez un œil sur l'actu ! 👋

Les récap‘ actu de la grande région grenobloise deux fois par semaine. 👉
Gratuit et sans engagement !

Vous pouvez vous désinscrire à tout instant d'un simple clic.

Joël Kermabon

Auteur

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

A lire aussi sur Place Gre'net

« On est tous très choqués » : un pilote de deltaplane et sa passagère ont trouvé la mort durant la Coupe Icare 2026

FOCUS - Un pilote de deltaplane et sa passagère se sont tués le 20 septembre 2026 durant la Coupe Icare, événement aérien annuel qui se Lire plus

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté contre le « permis de tuer » dans les rues de Grenoble
Plusieurs milliers de personnes ont manifesté contre le « permis de tuer » dans les rues de Grenoble

EN BREF - Plusieurs milliers de personnes ont manifesté contre le « permis de tuer » à Grenoble dimanche 20 septembre 2026, dans le cadre Lire plus

Prés d'une centaine de personnes ont répondu à l'appel du collectif de la place Jean-Moulin, samedi 19 septembre 2026. © Joël Kermabon - Place Gre'net
Grenoble : près de 100 personnes rassemblées place Jean-Moulin, des questions toujours en suspens

EN BREF - Près d’une centaine de personnes se sont rassemblées samedi 19 septembre 2026 place Jean-Moulin, à Grenoble. Au-delà de l’aire de jeux promise Lire plus

La Ville d’Échirolles et la Fondation du Patrimoine lancent un appel aux dons pour la Chapelle des Templiers

EN BREF - La Ville d'Échirolles et la Fondation du patrimoine ont signé, le 8 septembre 2026, une convention de partenariat dans le cadre d'un Lire plus

Le spectacle La poule sur la Lune dans le cadre de la saison 2026-2027 du Centre des arts du récit. © Nadine Barbançon
Musique, voix féminines et émancipation au cœur de la saison 2026-2027 du Centre des arts du récit

FOCUS – Pour sa deuxième saison installée au théâtre Prémol, à Grenoble, le Centre des Arts du récit déploie, de septembre 2026 à mai 2027, Lire plus

À Fontaine, un collectif de parents d'élèves « en colère » se mobilise contre la fermeture annoncée de deux écoles
Fermeture de deux écoles à Fontaine : un collectif de parents d’élèves « en colère » très mobilisé

EN BREF - La mobilisation se poursuit contre la fermeture des écoles Jeanne-Labourbe et Marcel-Cachin à Fontaine, annoncée quelques semaines après les élections municipales et Lire plus

Flash Info

|

15/09

16h14

|

|

14/09

23h32

|

|

08/09

15h50

|

|

03/09

23h54

|

|

03/09

23h26

|

|

31/08

17h25

|

|

28/08

13h09

|

|

27/08

16h09

|

|

26/08

23h34

|

|

26/08

17h35

|

Les plus lus

A écouter| Chronique Place Gre’net – RCF : La Villeneuve, un quartier défavorisé très convoité politiquement

Politique| Délit présumé de concussion impliquant Éric Piolle et Élisa Martin : le parquet de Valence indique… ne pas avoir enregistré la procédure

Société| « Sans consommateur, il n’y a pas de trafic » : à Grenoble, la loi Ripost cible aussi les usagers de stupéfiants

Agenda

Je partage !