Dans un communiqué commun, Paris, Lille, Nantes, Clermont-Ferrand et Grenoble annoncent prendre un arrêté pour interdire les pesticides.© Joël Kermabon - Place Gre'net

Le mouvement anti-pesticides “Nous voulons des coquelicots” s’implante durablement à Grenoble

Le mouvement anti-pesticides “Nous voulons des coquelicots” s’implante durablement à Grenoble

EN BREF – Pour la troisième fois depuis le lancement du mouvement anti-pesticides « Nous voulons des coquelicots », des citoyens se sont rassemblés ce vendredi 4 janvier à Grenoble. Leur objectif ? Demander « l’interdiction de tous les pesticides de synthèse » en France. S’installant dans la durée, le mouvement entend continuer à mobiliser chaque premier vendredi du mois et a lancé une pétition en ligne.

 

 

Le mouvement Nous voulons des coquelicots a organisé un troisième rassemblement ce 4 janvier à Grenoble pour demander l’interdiction de tous les pesticides.© Joël Kermabon - Place Gre'net

© Joël Kermabon – Place Gre’net

« Gentil coqu’licot, Mesdames, gentil coqu’licot nouveau… » La célèbre comptine enfantine en guise de chant de lutte, une centaine de citoyens “anti-pesticides » battent la semelle rue Félix-Poulat.

 

Certains brandissent des pancartes ou s’affairent autour d’une banderole, tandis que d’autres ont épinglé un coquelicot écarlate à leur boutonnière.

 

Malgré le froid, tous se sont rassemblés ce vendredi 4 janvier vers 18 heures pour répondre à l’appel lancé par des associations et organisations locales dans le cadre du mouvement « Nous voulons des coquelicots ». Et réclamer à cor et à cri « une urgence planétaire » : l’interdiction de tous les pesticides de synthèse. Il s’agit du troisième rendez-vous depuis le lancement du mouvement, le 5 octobre dernier, par le journaliste Fabrice Nicolino.

 

 

Des actions d’information et de sensibilisation au long cours

 

« Nous nous réunissons à raison d’un rendez-vous tous les premiers vendredis de chaque mois un peu partout en France », indique Francis Odier, adhérent de la Frapna Isère. Des rassemblements réguliers qui permettent aux pourfendeurs des pesticides de synthèse d’installer leur mouvement dans la durée.

 

« Nous nous organisons peu à peu pour que les gens nous connaissent. Nous continuerons ce type d’action pendant deux ans pour populariser l’idée que nous pouvons nous passer des pesticides », poursuit le protecteur de la nature.

 

Le mouvement Nous voulons des coquelicots a organisé un troisième rassemblement ce 4 janvier à Grenoble pour demander l’interdiction de tous les pesticides.© Joël Kermabon - Place Gre'net

© Joël Kermabon – Place Gre’net

 

Si la sensibilisation du grand public aux problèmes d’empoisonnement par les pesticides est bien l’objectif majeur de ces rassemblements mensuels, ces derniers visent aussi les élus. Le mouvement compte en effet bien peser sur les politiques communales afin qu’elles fassent « de la défense de la biodiversité un enjeu majeur ».

 

Qui peut rejoindre le mouvement ? « Le collectif est ouvert à tous les citoyens, précise Francis Odier. Beaucoup d’associations ont rejoint le mouvement afin de relayer “l’appel des coquelicots” et d’inciter les gens à signer notre pétition. » Une pétition que les participants pouvaient également signer in situ et dont la version en ligne a recueilli à ce jour près de 450 000 signatures.

 

 

« Nous savons que dans certaines filières agricoles c’est possible »

 

Dans l’agglomération grenobloise, le mouvement essaime et des associations relaient effectivement son message au niveau communal. Pour preuve, l’association Sera Santé environnement en Auvergne Rhône-Alpes qui a créé une commission “coquelicots”. « Une partie de nos membres étaient sensibilisée à l’appel du collectif et à l’idée d’éliminer ces pesticides, tellement nocifs pour la nature et la santé », explique Joëlle Batifoulier, membre de l’association. Pour autant, le propos n’est pas d’accuser l’agriculture.

 

© Joël Kermabon - Place Gre'net

© Joël Kermabon – Place Gre’net

« Nous souhaitons seulement qu’au niveau politique on encourage beaucoup plus les conversions et qu’on les accompagne. Les agriculteurs ne sont que les victimes de ce système et ils en sont malades aussi », appuie la militante associative.

 

Les alternatives sont possibles assure-t-elle. « Nous savons aujourd’hui que dans certaines filières, notamment le maraîchage c’est possible et pas trop difficile à mettre en œuvre. »

 

Qu’en est-il de la politique que mène la Ville de Grenoble en la matière ? Bernard Macret, conseiller municipal délégué aux solidarités internationales présent à ce rassemblement, nous en touche quelques mots.

 

 

Joël Kermabon

 

Gardez un œil sur l'actu ! 👋

Les récap‘ actu de la grande région grenobloise deux fois par semaine. 👉
Gratuit et sans engagement !

Vous pouvez vous désinscrire à tout instant d'un simple clic.

Joël Kermabon

Auteur

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

A lire aussi sur Place Gre'net

Le spectacle La poule sur la Lune dans le cadre de la saison 2026-2027 du Centre des arts du récit. © Nadine Barbançon
Musique, voix féminines et émancipation au cœur de la saison 2026-2027 du Centre des arts du récit

FOCUS – Pour sa deuxième saison installée au théâtre Prémol, à Grenoble, le Centre des Arts du récit déploie, de septembre 2026 à mai 2027, Lire plus

À Fontaine, un collectif de parents d'élèves « en colère » se mobilise contre la fermeture annoncée de deux écoles
Fermeture de deux écoles à Fontaine : un collectif de parents d’élèves « en colère » très mobilisé

EN BREF - La mobilisation se poursuit contre la fermeture des écoles Jeanne-Labourbe et Marcel-Cachin à Fontaine, annoncée quelques semaines après les élections municipales et Lire plus

les militants de l’organisation Extinction Rébellion. Ces derniers ont placardé, jeudi 17 septembre 2026, des affiches indiquant « Adèle dit vrai. France TV censure. Stop génocide » et peint une tâche couleur rouge sang sur les murs des locaux de France 3 Alpes
« Adèle dit vrai » : action choc d’Extinction Rébellion sur les locaux de France 3 Alpes après la « censure » d’un replay

EN BREF - Extinction Rébellion a mené une action choc, jeudi 17 septembre 2026, sur les locaux de France 3 Alpes pour dénoncer le retrait Lire plus

Scène du film Construire les liens familiaux de Pauline Bastard. © Jenny-Jean Penelon.
Le réalisateur Robert Guédiguian et l’actrice Ariane Ascaride ouvrent la nouvelle saison de la Cinémathèque de Grenoble

ÉVÉNEMENT - La Cinémathèque de Grenoble lance, vendredi 18 et samedi 19 septembre 2026, sa nouvelle saison « Poésies de l’ordinaire » avec Robert Guédiguian Lire plus

En course pour 2027, Delphine Batho à la rencontre du groupe grenoblois Génération Écologie... et des élus de montagne
En course pour 2027, Delphine Batho à la rencontre du groupe grenoblois Génération Écologie… et des élus de montagne

FOCUS - Delphine Batho, présidente de Génération Écologie et candidate déclarée à l'élection présidentielle, était présente à Grenoble pour rencontrer des élus de montagne, ainsi Lire plus

Vue de la place Jean-Moulin, quartier de la Mutualité à Grenoble. © Sylvain Frappat - Ville de Grenoble
Grenoble : mobilisation citoyenne autour de la place Jean-Moulin, espace piéton surélevé hérité des années 1970

EN BREF - Un collectif d’habitants et d’usagers de la place Jean-Moulin, à Grenoble, appelle à un rassemblement samedi 19 septembre 2026 pour défendre cet Lire plus

Flash Info

|

15/09

16h14

|

|

14/09

23h32

|

|

08/09

15h50

|

|

03/09

23h54

|

|

03/09

23h26

|

|

31/08

17h25

|

|

28/08

13h09

|

|

27/08

16h09

|

|

26/08

23h34

|

|

26/08

17h35

|

Les plus lus

A écouter| Chronique Place Gre’net – RCF : La Villeneuve, un quartier défavorisé très convoité politiquement

Politique| Délit présumé de concussion impliquant Éric Piolle et Élisa Martin : le parquet de Valence indique… ne pas avoir enregistré la procédure

Société| « Sans consommateur, il n’y a pas de trafic » : à Grenoble, la loi Ripost cible aussi les usagers de stupéfiants

Agenda

Je partage !