Cop21… Cop24 : retrait des glaciers, éboulements rocheux… un patrimoine naturel en sursis

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WEB-DOCUMENTAIRE – Épisode 3 – L’impact le plus visible du réchauffement, on le voit en haute montagne. Sur les glaciers qui s’érodent, sur les parois rocheuses qui s’éboulent. En quatre ans, les Alpes viennent de traverser leur troisième été caniculaire. Alors qu’en Pologne, le 24e sommet sur le climat s’est traduit par un accord a minima, en altitude, le changement climatique continue son travail de sape. Dans les Alpes mais aussi plus loin, plus haut, jusqu’aux plus hauts sommets de l’Himalaya.

 

Sur le gla­cier de Sarenne. © Cédric Colomban

La 24e confé­rence des Nations unies sur le cli­mat s’est close le 15 décembre à Katowice en Pologne sur une note pas vrai­ment réjouis­sante.

 

Si les 196 États se sont accor­dés sur des règles tech­niques com­munes d’ap­pli­ca­tion à l’Accord de Paris signé en 2015, ce nou­veau som­met reste pour beau­coup notoi­re­ment insuf­fi­sant.

 

Manque d’am­bi­tion pour l’an­cien ministre des Affaires étran­gères Laurent Fabius qui, il y a trois ans, pré­si­dait la Cop21. Accord inopé­rant pour les asso­cia­tions envi­ron­ne­men­tales qui dénoncent une iner­tie. Alors que les pays signa­taires conti­nuent de fixer à + 1,5 °C le pla­fond de la hausse des tem­pé­ra­tures à ne pas dépas­ser à la fin du siècle, un rap­port du Giec sorti en octobre der­nier pré­voyait, à l’aune de l’en­ga­ge­ment des États et de la hausse des émis­sions mon­diales, une aug­men­ta­tion de + 3,3 °C.

 

 

En quatre ans, les Alpes ont connu trois étés caniculaires

 

Si ce nou­veau som­met a réussi à rendre opé­ra­tion­nel l’Accord de Paris, il a échoué à enga­ger une hausse col­lec­tive des efforts. Seuls deux pays signa­taires, les îles Marshall et les îles Fidji, ont revu ou pro­mis de revoir – objec­tifs chif­frés à la clé – leurs contri­bu­tions d’ici 2020. Opérationnel, l’ac­cord reste guère contrai­gnant. Pas de sanc­tions à la clé. Il impose seule­ment aux États de se revoir et de se fixer de nou­veaux enga­ge­ments tous les cinq ans.

 

En atten­dant, le réchauf­fe­ment cli­ma­tique suit son che­min. Dans les Alpes, c’est en haute mon­tagne qu’il est le plus visible. Les gla­ciers s’y érodent dou­ce­ment. D’ici 2100, la plu­part des petits gla­ciers auront été rayés de la carte. Et, en alti­tude, les ébou­le­ments se mul­ti­plient. Cet été, les Alpes viennent de vivre leur troi­sième été cani­cu­laire en l’es­pace de quatre ans. Le per­ma­frost, qui jouait le rôle de ciment des parois rocheuses, se délite chaque année un peu plus…

 

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Webdoc Coup de chaud sur les Alpes : au cœur du réchauffement climatique

 

 

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