Éric Piolle s’élève contre la hausse des frais d’inscription des étrangers à l’université

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FIL INFO – Le maire de Grenoble, Éric Piolle, rejoint le mouvement de contestation contre la hausse des frais d’inscription des étudiants extra-européens pour la rentrée 2019. Annoncée en novembre par le gouvernement, cette augmentation multiplie environ par dix les frais actuels.

 

 

Eric Piolle, le maire de Grenoble, exprime son opposition à la hausse des frais d’inscription des étudiants étrangers extra-européens pour la rentrée 2019. Grenoble est l'un des plus importants pôles universitaire de France et compte 67 000 étudiants. Près de 10 % d'entre eux seront concerné par la hausse des frais d'inscription. Photo Université Grenoble Alpes DR

Grenoble est l’un des plus importants pôles universitaire de France du haut de ses 67 000 étudiants. Photo Université Grenoble Alpes DR

« Plus de 67 000 étudiants poursuivent leurs études à Grenoble, métropole ouverte sur le monde. 77 % des étudiants étrangers sont extra-européens (Chine, Maroc, Brésil, États-Unis, etc.) », commence par rappeler Éric Piolle dans un communiqué publié ce lundi 10 décembre. Avant de voir dans la hausse de leurs frais d’inscription « la globalisation du culte des premiers de cordée » d’Emmanuel Macron. Une référence à la formule controversée du président de la République.

 

Il n’est pas le premier à réagir. Les contestations enflent dans de nombreuses universités françaises contre cette augmentation des frais d’inscription, annoncée par le gouvernement en novembre. Quelques établissements (Tolbiac, Nantes, Rennes 2, Nanterre…), ayant profité du mouvement de contestation des gilets jaunes, sont d’ores et déjà bloqués.

 

À Grenoble, une soixantaine de personnes se sont également réunies sur le campus de Saint-Martin-d’Hères, jeudi 6 décembre, pour clamer leur mécontentement. Enfin, ce lundi, la conférence des présidents d’université (CPU) a demandé au gouvernement de suspendre la mesure.

 

 

« Un affront à la tradition d’accueil et d’hospitalité de notre territoire »

 

Les frais d’inscriptions sont actuellement de 170 euros en licence, 243 euros en master et 380 euros en doctorat. À partir de septembre 2019, ils passeront à 2 770 euros en licence et 3 770 euros en master et doctorat. Une augmentation destinée à favoriser l’attractivité des universités françaises selon le gouvernement.

 

De son côté, Éric Piolle dénonce un « affront à la tradition d’accueil et d’hospitalité de notre territoire ! » et affirme que « la Ville de Grenoble continuera à soutenir et accueillir les étudiants étrangers ».

 

JP

 

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Commentaires 10
  1. Ce serait bien qu’il s’élève également contre la baisse des dotations pour les écoles primaire que la ville de Grenoble souhaite passer de 680 € à 600 €. On en parle ?

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  3. Bravo Mr Éric Piolle. Il ne faut pas être très futé pour comprendre la politique des néo libéraux capitalistes cherche la petite porte pour faire payer tous les Français particulièrement les plus démunis après le fiasco chez les « gilets jaunes ». Objectif: flirter avec l’électrorat d’extrême gauche en plaçant les étrangers comme bouc émissaire et préparer le terrain à plus de mesures anti sociales généralisées. Il va de soi que cette mesure n’aura pas un impact notable pour renflouer les caisses de Mr Macron.

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  4. Ya qua faire pater les retraités!

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  5. #Piolle l’incompétent toujours prêt à faire le buzz au lieu de s’occuper de notre ville de #Grenoble qu’il détruit à petit feu avec ses amis élus de la municipalité et de la #Métropole de Grenoble.

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  6. GS

    12/12/2018
    9:56

    La présidence de l’UGA a aussi communiqué sur le sujet.

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  8. Que Eric Piolle s’occupe de baisser la taxe foncière et d’habitation de ses administrés, Grenoble est hors de prix.

    La hausse des couts est un mauvais signe a priori. A voir sur quoi se base le choix, si c’est financier (diminuer le nbr d »étudiants car les facs n’en peuvent plus/ont pas de moyens) ou si cela n’as plus d’intérêt (ratio bénéfice / cout négatif)

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  9. Ce n’est pas aux impots du peuple Français de financer les études des étrangers… C’est du bon sens !

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    • Alors, il ne faut pas que l’Etat français et son peuple bénéficient des retombées économiques que les ex-étudiants étrangers génèrent quand ils rentrent dans leur pays et y établissent des liens avec la France, pays où ils ont vécu et étudié.

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