Électricité rétablie au 6 rue Jay de Grenoble : Droit au logement salue une « victoire »

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FIL INFO — Droit au logement 38 salue le retour de l’électricité dans le bâtiment occupé du 6 rue Jay à Grenoble, dont les fluides ont été pris en charge par la municipalité. Une « victoire » que l’association utilise comme un tremplin pour ses revendications : mise à disposition des bâtiments publics vides aux personnes à la rue, avec prise en charge de l’eau, du chauffage et de la lumière.

 

 

Pour le Dal 38 (Droit au loge­ment), c’est une « excel­lente nou­velle et […] une vic­toire pour les familles » : l’élec­tri­cité a été réta­blie dans l’im­meuble du 6 rue Jay à Grenoble. Occupé depuis plus de deux ans par des per­sonnes seules ou des couples avec enfants, le bâti­ment est devenu au fil du temps l’un des squats les plus emblé­ma­tiques de la ville. Et l’ob­jet de plu­sieurs conflits entre asso­cia­tions et muni­ci­pa­lité, notam­ment autour de la ques­tion des fluides.

 

Le 6 rue Jay à Grenoble © Florent Mathieu - Place Gre'net

Le 6 rue Jay à Grenoble. © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

« Après qua­si­ment trois mois sans élec­tri­cité, les familles vivant au 6 rue Jay peuvent de nou­veau se chauf­fer, avoir de la lumière et se faire à man­ger ! », écrit ainsi le Dal 38 dans un com­mu­ni­qué. Ajoutant que la muni­ci­pa­lité de Grenoble a fina­le­ment accepté de prendre en charge l’élec­tri­cité et le chauf­fage du bâti­ment. Côté Ville, on tem­père l’as­ser­tion en expli­quant qu’il s’a­git du ver­se­ment “clas­sique” d’une sub­ven­tion d’aide au fonc­tion­ne­ment d’une struc­ture asso­cia­tive.

 

 

Le Dal appelle à la réquisition des bâtiments vides

 

Ce n’é­tait pas la pre­mière fois que l’élec­tri­cité était cou­pée dans le bâti­ment occupé. Une pre­mière cou­pure était sur­ve­nue en octobre 2017, suite à l’ac­cu­mu­la­tion des fac­tures impayées. La nou­velle cou­pure avait, cette fois, mené à une mani­fes­ta­tion dans les locaux d’une agence GEG de Grenoble. Les mani­fes­tants du Dal avaient été éva­cués par la police sans pou­voir ren­con­trer les élus, et ceci au moment même de la tenue d’une Université d’été rebelle et soli­daire à Grenoble.

 

Évacuation par la police de militants du Dal 38 d'une agence GEG le vendredi 24 août 2018. © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Évacuation par la police de mili­tants du Dal 38 d’une agence GEG, le ven­dredi 24 août 2018. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

 

Pour le Dal, ce n’est pas aux occu­pants de régler les fac­tures. « [Elles] devraient être payées par tous les res­pon­sables de l’hé­ber­ge­ment, à com­men­cer par la pré­fec­ture de l’Isère », écrit l’as­so­cia­tion. À ses yeux, en effet, le pré­fet « pousse ces familles à occu­per les bâti­ments vides » en ne pro­po­sant pas de solu­tions de loge­ment, en pra­ti­quant des expul­sions ou en n’ap­pli­quant pas le droit de réqui­si­tion.

 

Et les mili­tants du loge­ment de conclure en appe­lant les col­lec­ti­vi­tés – Conseil dépar­te­men­tal de l’Isère, Grenoble-Alpes Métropole et com­munes de l’ag­glo­mé­ra­tion gre­no­bloise –, à « pro­cé­der à la mise à dis­po­si­tion incon­di­tion­nelle des bâti­ments publics vides pour les per­sonnes sans abris ». Ainsi qu’à assu­rer l’ac­cès à la lumière, au chauf­fage et à l’eau potable en s’as­su­rant du concours des dif­fé­rents four­nis­seurs d’éner­gie.

 

FM

 

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