Squat à Grenoble : l’occupation d’une agence GEG par Droit au logement stoppée par la police

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REPORTAGE – Pendant que l’« Université d’été rebelle et solidaire des mouvements sociaux et citoyens » bat son plein à Grenoble, la police a été envoyée, ce vendredi 24 août au soir, pour stopper une action de soutien à des familles vivant dans un squat sans électricité depuis le 14 août. Sollicités par les militants pour dialoguer, Eric Piolle, le maire de Grenoble, et Vincent Fristot, président de GEG et adjoint à l’urbanisme, sont restés aux abonnés absents durant les quatre heures de mobilisation.

 

 

Occupation d'une agence de Gaz Electricité Grenoble (GEG) par des militants du Droit au logement (Dal), en vue d'obtenir le rétablissement de l'électricité pour le squat de la rue Jay, ce vendredi 24 août 2018. © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Occupation d’une agence de Gaz Électricité de Grenoble (GEG) par des militants du Droit au logement (Dal), en vue d’obtenir le rétablissement de l’électricité pour le squat de la rue Jay, ce vendredi 24 août 2018. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Afin d’obtenir rapidement le rétablissement de l’électricité pour le squat de la rue Jay occupé par des familles, une quarantaine de militants de l’association Droit au logement (Dal) et divers collectifs ont décidé, ce vendredi 24 août, d’occuper l’agence de Gaz Électricité de Grenoble, située place Docteur Martin.

 

La situation de la trentaine des personnes qui habitent dans ce squat depuis deux ans est connue de la mairie de Grenoble. Sans emploi, sans ressources, ces familles n’ont pas les moyens d’honorer leurs factures d’électricité. Problème : quelqu’un doit bien payer la note… Qui alors ?

[…]

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Commentaires 1
  1. Il y a plusieurs problèmes et plusieurs responsables.
    – D’abord la préfecture qui refuse de donner des titres de séjour à ces familles qui sont en France depuis des années, qui aimeraient travailler et vivre dans le droit commun.
    – ensuite, ça fait 2 ans que la mairie paye les fluides (eau, électricité, fioul pour le chauffage), personne d’autre, alors qu’il y a des enfants pour lesquels le Conseil départemental ne lève pas le petit doigt. Au contraire, il a supprimé toutes les aides, même alimentaires
    – je ne crois pas que La Métro paye quelque chose …
    Bref, est-ce que M. Fristot a fait exprès de couper l’électricité au moment de l’Université d’Eté pour que ce squat serve de terrain d’expérience pour définir une charte nationale ?
    Les nouvelles dispositions gouvernementales permettent à la police (nationale, pas municipale) de vider des squats sans passer par l’autorisation d’un tribunal.
    J’espère que ce sera l’occasion d’en parler et de définir une position ferme, face l’incurie du gouvernement sur l’hébergement et de son ministre de l’intérieur qui rêve d’une France sans migrants.

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