Center parcs de Roybon : cadeaux et facilités à tous les étages pour Pierre & Vacances

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ENQUÊTE – Alors que les opposants au Center parcs de Roybon en Isère multiplient les recours, tout semble être mis en œuvre au plus haut niveau de l’État pour faciliter la bonne marche du projet porté par Pierre & Vacances. Le 3 juillet, le Premier ministre Édouard Philippe a ainsi modifié la loi pour que l’autorisation de défrichement soit prolongée de deux ans. Le temps que le Conseil d’État se prononce sur la légalité du projet après avoir revu la définition des zones humides au cœur du dossier judiciaire ? Retour sur le sauvetage d’État d’une multinationale lancée dans une fuite en avant sans fin.

 

Défrichage sur le chantier du Center Parcs de Roybon dans la forêt des Avenières en Chambaran compensation zones humides © Zad Roybon

Défrichage sur le chan­tier du Center Parcs de Roybon. © Zad Roybon

Alors qu’à Paris, le Conseil d’État ne s’est tou­jours pas pro­noncé sur le sort du Center parcs de Roybon, en stand-by depuis la déci­sion de la cour d’ap­pel de Lyon d’annu­ler le pro­jet, en Isère, rien ne semble arrê­ter Pierre & Vacances.

 

Le 9 juillet, le pré­fet a ainsi pro­longé jus­qu’au 12 juillet 2020 l’au­to­ri­sa­tion de défri­che­ment préa­lable aux tra­vaux de ce centre de vacances de mille cot­tages prévu sur 200 hec­tares dans la forêt des Chambarans. Déjà, en juin 2015, un décret signé de Manuel Valls et Stéphane Le Foll avait pro­longé la durée légale de l’au­to­ri­sa­tion de défri­che­ment jus­qu’en juillet 2018.

 

À l’au­tomne 2014, une fois l’au­to­ri­sa­tion signi­fiée et les recours des oppo­sants reje­tés par le Conseil d’État, l’auto-pro­clamé lea­der euro­péen des rési­dences de tou­risme et des centres de vacances avait retourné près de la moi­tié des terres visées par le pro­jet. Avant d’être stoppé net par les zadistes. Depuis, la zone est tou­jours occu­pée. Impossible de défri­cher ? Qu’à cela ne tienne, l’au­to­ri­sa­tion a, à chaque approche de la date butoir, été pro­lon­gée.

 

 

Les délais de l’autorisation de défrichement rallongés une seconde fois

 

Le 3 juillet 2018, le Premier ministre Édouard Philippe et le ministre de l’Agriculture Stéphane Travers ont ainsi changé la loi et un article du code fores­tier, ral­lon­geant les délais de pro­ro­ga­tion de trois à cinq ans. De quoi épar­gner à Pierre & Vacances une nou­velle enquête publique.

 

Avocats lisant leurs notes de plaidoirie lors de l'audience au tribunal administratif de Grenoble jugeant les recours des opposants au Center Parcs de Roybon - © Joël Kermabon - placegrenet.fr

Tribunal admi­nis­tra­tif de Grenoble. © Joël Kermabon – placegrenet.fr

 

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Commentaires 3
  1. Ping : Conseil d'État : le rapporteur public préconise de mettre un terme au feuilleton du Center parcs de Roybon – Information

  2. Otez-moi d’un doute, Hulot est tou­jours Ministre d’État, ministre de la Transition éco­lo­gique et soli­daire dans un gou­ver­ne­ment qui pri­vi­lé­gie le béton­nage (Center Parcs) de la forêt de Roybon, ou, plus loin, mais encore plus désas­treux, la des­truc­tion de la forêt ama­zo­nienne et l’empoisonnement de la popu­la­tion amé­rin­dienne en signant l’au­to­ri­sa­tion d’ex­ploi­ter à ciel ouvert la Montagne d’Or ?
    Macron 1er conti­nue à favo­ri­ser les gros, Pierre et Vacances, un consor­tium russo-cana­dien, au détri­ment des popu­la­tions locales et Hulot n’a pas honte de s’af­fi­cher avec les pol­lueurs ?

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