EN BREF – Les salariés de la fonction publique sont appelés à se mobiliser mardi 29 septembre 2026, alors que le budget 2027 en préparation inquiète les organisations syndicales. À Grenoble, une manifestation partira à 10 heures de la place Victor-Hugo en direction de la place de Verdun.
Les salariés de la fonction publique sont appelés à la grève et à la manifestation mardi 29 septembre sur l’ensemble du territoire national. Et notamment en Isère, via une intersyndicale réunissant la CGT, la FSU, Solidaires, la CFDT, l’Unsa et Force ouvrière. Un rassemblement est prévu place Victor-Hugo Grenoble à partir de 10 heures, avant le départ de la manifestation en direction de la place de Verdun.

Rassemblement devant la préfecture de l’Isère dans le cadre d’une manifestation de la fonction publique en mars 2025. © Joël Kermabon – Place Gre’net
En cause ? La préparation du budget 2027 et les inquiétudes qui l’accompagnent. « Les premières annonces budgétaires font planer la menace de nouvelles contraintes sur les services publics ainsi que les rémunérations et les conditions de travail de leur agent-es », déclarent les organisations syndicales. Qui affirment que « d’autres choix sont possibles, fondés sur une meilleure répartition des richesses, sur la justice sociale et fiscale ».
Le pouvoir d’achat au cœur des revendications
« Les services publics permettent d’amortir les crises, notamment climatiques, pour l’ensemble de la population », jugent les syndicats. Ces derniers affirment ainsi qu’il est « nécessaire de renforcer la fonction publique et ses missions de service public » face aux épisodes de canicules, de sécheresse et aux incendies. Et clament « l’urgence à redonner aux services les outils et les moyens d’assurer la sécurité des données » face aux piratages massifs.
Pourtant, affirment les organisations, « les agent-es sont toujours plus nombreux-ses à exercer leurs missions dans des services sous tension » et « les difficultés de recrutement et de fidélisation s’aggravent […] dans la plupart des secteurs professionnels ». Ceci alors que les rémunérations ont été « durablement affaiblies par l’inflation et le gel de la valeur du point d’indice ». Au point qu’un million d’agents verrait « son traitement indiciaire rattrapé, voire dépassé, par le Smic ».

Manifestation pour la fonction publique en décembre 2024 à Grenoble. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Considérant que l’avenir des services publics est en jeu, les syndicats l’affirment : « Les agent-es publics, fonctionnaires comme contractuel-les, et la population ne doivent pas payer le prix de choix budgétaires qui ne répondent ni aux besoins sociaux ni aux enjeux auxquels notre pays est confronté ».
Et de revendiquer une revalorisation de la valeur du point d’indice et des mesures concrètes pour améliorer le pouvoir d’achat des agents de la fonction publique et maintenir celui des retraités. Sans oublier l’égalité salariale et professionnelle entre femmes et hommes.
Enfin, les organisations syndicales appellent à l’octroi de moyens budgétaires « à la hauteur des besoins et des missions des services publics ». Ce pour « une fonction publique en capacité d’assurer partout l’égalité d’accès aux services publics et la continuité de ses missions d’intérêt général, notamment face aux conséquences du réchauffement climatique ».








