FOCUS – À peine plus d’un an après l’accord qui devait apaiser leurs relations autour du Stade des Alpes, le FC Grenoble Rugby et Grenoble Alpes Métropole entrent dans une nouvelle phase de tensions. Jeudi 24 septembre 2026, Gérard Mézin, président du conseil de surveillance du FCG, a annoncé que le club suspendait tous ses paiements liés à l’enceinte métropolitaine. Le dirigeant dénonce des coûts trop élevés et des conditions d’exploitation dégradées et entend rouvrir le dialogue sur l’avenir du stade.
« À partir de ce jour, nous n’effectuerons plus aucun paiement de quoi que ce soit à la Métro ! » Gérard Mézin, président du conseil de surveillance du FC Grenoble rugby (FCG), n’a pas laissé place à l’ambiguïté, jeudi 24 septembre 2026, lors d’une conférence de presse consacrée aux relations entre le club et Grenoble Alpes Métropole autour du Stade des Alpes. Une décision prise, a-t-il précisé, en accord avec Patrick Goffi, président de la société anonyme sportive professionnelle (Sasp) du FCG.
Le FCG n’entend toutefois pas conserver les sommes concernées. Celles qu’il estime dues seront consignées auprès d’un tiers indépendant, dans un cadre « juridiquement sécurisé ». « Nous ne refusons pas de payer ce que nous devons réellement. Nous refusons de payer dans les conditions actuelles », a ainsi résumé Gérard Mézin.
Un accord conclu en 2025 déjà remis sur la table
Ce nouvel épisode intervient après un premier bras de fer engagé fin 2024. Le FCG et le GF38, réunis au sein de Grenoble Alpes Sport (Gzs), avaient alors dénoncé la convention les liant à la Métropole pour la gestion du Stade des Alpes. Faute d’accord, l’intercommunalité avait décidé de reprendre l’équipement en régie directe. Puis, en juillet 2025, les trois parties étaient finalement parvenues à un compromis.
La Métro avait fixé le tarif d’utilisation à 30 000 euros par match, soit 450 000 euros pour les quinze rencontres de championnat du FCG. La convention prévoyait également trois matchs supplémentaires éventuels et 18 demi-journées d’utilisation des salons et espaces de réception.

Corine Lemariey, alors vice-présidente en charge des Sports de Grenoble-Alpes Métropole, avait validé l’accord en juillet 2025. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Un accord que Gérard Mézin relit aujourd’hui différemment, en affirmant que le FCG l’a signé « sous la contrainte », à la veille du premier match, et en indiquant que la convention arrivera à son terme à la fin de la saison. Le dirigeant assure toutefois vouloir anticiper cette échéance : « On a toute la saison pour se mettre d’accord sur la suite », a-t-il relativisé.
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