Espaces naturels sensibles en Isère : la campagne “Nature et Patrimoine” est ouverte !

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FOCUS – Jean-Pierre Barbier, président du Département de l’Isère, a inauguré ce mardi 15 mai la nouvelle ferme du Peuil, situé au sein de l’espace naturel sensible du même nom, à Claix. L’occasion de lancer la campagne estivale d’animations « Nature et patrimoine », qui se poursuivra jusqu’au 16 septembre prochain. Autant d’actions s’inscrivant dans le cadre de la politique environnementale du Département.

 

 

Le Département de l'Isère vient d'inaugurer la ferme du Peuil, à Claix, au sein d'un espace naturel sensible, pour lancer la campagne Nature et découverte.Inauguration de la ferme du Peuil à Claix

Inauguration de la ferme du Peuil à Claix. © Edouard Merlo – Placegrenet.fr

Elle est flam­bant neuve. La ferme du Peuil, à Claix, a été entiè­re­ment réno­vée pour être ouverte au public, dans le cadre de la cam­pagne Nature et Patrimoine en Isère qui vient tout juste de démar­rer.

 

Les tra­vaux ont coûté 550 000 euros, d’après Roland Goudissard, chargé de leur suivi, qui évoque « une belle réus­site ». Grâce à ces tra­vaux, la ferme dis­pose désor­mais d’un lieu d’accueil qui héber­gera des expo­si­tions ouvertes au public. Sans oublier une salle péda­go­gique pour les sco­laires et un ate­lier pour les ani­ma­teurs. Et bien sûr un espace pour le ber­ger, Nicolas Champurney, et sa ber­ge­rie. « Des espaces de vie à l’écart ont été pré­vus pour l’intimité », pré­cise-t-il. Et celui-ci de remer­cier les ser­vices du dépar­te­ment « qui [l]’ont écouté » dans le cadre de la construc­tion de la ferme.

 

 

La ferme du Peuil, une ferme familiale

 

« Cela reste une ferme fami­liale », indique Nicolas Champurney, qui a été récom­pensé du pre­mier prix agri-éco­lo­gique lors du Salon de l’agriculture 2018.

 

Nicolas Champurney - berger à la ferme du Peuil

Nicolas Champurney, ber­ger à la ferme du Peuil. © Edouard Merlo – Placegrenet.fr

De quoi est fait le quo­ti­dien d’un ber­ger ? Pour Nicolas, cela se résume à « 75 % du pâtu­rage et d’en­tre­tien des prai­ries, et 25 % de ges­tion ». Il doit en effet s’oc­cu­per du suivi des trou­peaux, entre­te­nir les ter­rains, col­ler aux demandes de la poli­tique agri­cole com­mune et s’oc­cu­per de la comp­ta­bi­lité. En plus de sa femme, qui gère le maraî­chage, et de ses parents qui s’oc­cupent éga­le­ment de la ferme, un sala­rié a été embau­ché pour s’oc­cu­per des mou­tons.

 

 

Sensibiliser le public aux espaces sensibles

 

Les visi­teurs peuvent désor­mais emprun­ter un petit par­cours afin de décou­vrir la flore locale, dont les mul­tiples espèces d’orchidées qui coha­bitent. Élément cen­tral de la pro­me­nade : la tour­bière, zone humide où s’accumulent les végé­taux. « Les zones humides sont d’autant plus impor­tantes à pro­té­ger que ce sont des zones res­treintes », insiste notre guide. Et l’animateur d’é­gre­ner les mul­tiples uti­li­tés d’une tour­bière : « Elle per­met l’écrêtement des crues, en dimi­nuant le débit de la rivière, la fil­tra­tion de l’eau et favo­rise éga­le­ment la bio­di­ver­sité. »

 

La tour­bière à proxi­mité de la ferme du Peuil. © Edouard Merlo – Placegrenet.fr

 

Pour mon­trer l’im­pact de l’ac­ti­vité humaine sur la nature, l’a­ni­ma­teur a fabri­qué un « fil du temps », dis­posé sur le par­cours de cette balade, résu­mant notre his­toire sur Terre depuis l’ap­pa­ri­tion des pre­mières bac­té­ries il y a 4 mil­liards d’an­nées jus­qu’à l’ar­ri­vée des homi­ni­dés. Bien entendu, l’es­pèce humaine se situe à l’ex­tré­mité du fil. L’occasion pour le guide de rap­pe­ler l’im­pact de la pré­sence humaine sur nos ter­ri­toires, même les plus recu­lés.

 

 

21 sites naturels à découvrir cet été

 

« Nous sommes 16 ani­ma­teurs sur les 21 sites du dépar­te­ment » qui par­ti­cipent à la cam­pagne esti­vale Nature et Patrimoine en Isère, pré­cise Manutea, un autre ani­ma­teur. Ceux-ci ont deux mis­sions : « Nous répon­dons aux demandes des dif­fé­rents publics, nous orga­ni­sons les ren­dez-vous avec les dif­fé­rentes struc­tures qui veulent effec­tuer des visites. Et nous pré­pa­rons éga­le­ment les ani­ma­tions et fai­sons décou­vrir cette nature et ce patri­moine au public. »

 

Inauguration de la ferme du Peuil à Claix

Inauguration de la ferme du Peuil à Claix

 

Côté sites, il y en aura pour tous les goûts, autant pour les ama­teurs de plaine que de mon­tagne. Ces espaces natu­rels vont ainsi de l’é­tang de Lemps à Optevoz aux Gorges du Nan de Cognin-les-Gorges au Col du coq de Saint-Pancrasse. Des lieux que le public pourra décou­vrir jus­qu’au 16 sep­tembre pro­chain.

 

Les ani­ma­tions pré­vues en semaine, gra­tuites, s’adressent à des publics spé­ci­fiques. Ce sont les sor­ties « Nature et lien social » en direc­tion des sco­laires, des rési­dents d’Ehpad, des per­sonnes han­di­ca­pées, en situa­tion de pré­ca­rité sociale ou encore des enfants en dif­fi­culté. « L’apprentissage du res­pect des autres com­mence par celui de la nature », sou­ligne un guide. Durant le week-end, les visites sont ouvertes au grand public. Il suf­fit sim­ple­ment de réser­ver auprès de l’office du tou­risme.

 

Fabien Mulyk, vice-président du Département en charge notamment du tourisme, de la montagne et de l'environnement, Jean-Pierre Barbier, président du Département, et Christophe Revil, adjoint à l'environnement de la Ville de Claix. © Edouard Merlo - Placegrenet.fr

Fabien Mulyk, vice-pré­sident du Département en charge notam­ment du tou­risme, de la mon­tagne et de l’en­vi­ron­ne­ment, Jean-Pierre Barbier, pré­sident du Département, et Christophe Revil, adjoint à l’en­vi­ron­ne­ment de la Ville de Claix. © Edouard Merlo – Placegrenet.fr

 

Jean-Pierre Barbier tient à « mettre à l’honneur » les agents. Parmi les dif­fé­rents guides, « tous ont des for­ma­tions et des sen­si­bi­li­tés dif­fé­rentes. Chaque visite sera donc unique », insiste-t-il.

Manutea nous confirme : « Parmi les ani­ma­teurs, il y a deux groupes : ceux for­més dans l’animation et qui se sont diri­gés vers l’environnement. Mais il y a aussi les natu­ra­listes qui ont fait des études d’écologie ou de bio­lo­gie et qui veulent trans­mettre leur savoir en deve­nant guide. »

 

En 2017, plus de 12 000 visi­teurs ont ainsi été accueillis et sen­si­bi­li­sés. Une « réus­site » pour le pré­sident du Département.

 

 

Edouard Merlo

 

 

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