Ecopla condamnée pour licenciement injustifié ou l’histoire d’une vache à lait, asséchée puis liquidée

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FOCUS – Ecopla et sa maison-mère Nicholl Food Packaging ont été condamnées par le tribunal des Prud’hommes de Grenoble à payer 2,2 millions d’euros de dommages et intérêts pour avoir licencié sans cause réelle ni sérieuse quarante-sept de leurs salariés en 2015 et 2016. Pendant des années, la société iséroise a servi de vache à lait au groupe et ses filiales. Jusqu’à être asséchée puis liquidée en trois petites semaines.

 

 

Rassemblement devant l'usine Ecopla à Saint-Vincent-de-Mercuze en Isère. DR

Rassemblement devant l’u­sine Ecopla à Saint-Vincent-de-Mercuze en Isère en décembre 2016. DR

La société Ecopla et sa mai­son mère, Nicholl Food Packaging (NFP) ont été condam­nés le 27 avril par le tri­bu­nal des Prud’hommes de Grenoble à ver­ser cha­cune 1,1 mil­lion d’eu­ros de dom­mages et inté­rêts à qua­rante-sept de leurs ex-sala­riés de l’u­sine de Saint-Vincent de Mercuze en Isère*.

 

Le tri­bu­nal a rejeté le motif éco­no­mique et jugé que les ex-Ecopla avaient été licen­ciés « sans cause réelle et sérieuse », le conseil n’hé­si­tant pas à par­ler de « légè­reté blâ­mable » des deux employeurs co-res­pon­sables de la situa­tion. En mai 2015 puis en avril 2016, les sala­riés avaient fait l’ob­jet de pro­cé­dures de licen­cie­ment éco­no­mique alors que leur société, unique usine de pro­duc­tion de bar­quettes alu pour l’a­gro-ali­men­taire en France, pla­cée en redres­se­ment judi­ciaire, avait été liqui­dée manu mili­tari trois semaines plus tard.

 

 

Nicholl Food Packaging, la maison-mère, affichait 65 millions d’euros de dettes

 

Ecopla cou­pable ? Elle n’est pas la seule à por­ter le cha­peau. Propriété du groupe Pechiney, Ecopla France avait été rache­tée par Nicholl Food Packaging (NFP) en 1996. Elle-même rache­tée en 2012 par le groupe bri­tan­nique Bawtry Investisment. Elle et son pas­sif… En 2007, NFP affi­chait déjà 65 mil­lions d’eu­ros de dettes.

 

Confrontée à de grosses dif­fi­cul­tés de tré­so­re­rie, Ecopla ne pou­vaient plus payer ses four­nis­seurs de métal. Les der­niers temps, la société isé­roise per­dait 200 000 euros par mois. En 2015, le trou dans les caisses attei­gnait même 1,39 mil­lion d’eu­ros. Comment en est-elle arri­vée là ?

 

Ecopla. Christophe Chevalier et François Ruffin. 20 octobre 2016. © Yuliya Ruzhechka - Place Gre'Net

Les ex-Ecopla ras­sem­blés devant le tri­bu­nal de com­merce sou­te­nus par François Ruffin, 20 octobre 2016. © Yuliya Ruzhechka – Place Gre’net

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