Manifestation nationale du jeudi 19 avril : une « convergence des luttes » réussie à Grenoble

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DIAPORAMA – Environ 2000 manifestants ont battu le pavé à Grenoble dans le cadre d’une journée nationale d’action et de manifestation contre la politique du gouvernement. Un succès pour l’appel à la « convergence des luttes », tant en matière de mobilisation que pour la diversité des revendications et des acteurs syndicaux et politiques composant le cortège.

 

 

Les syn­di­cats appe­laient à la « conver­gence des luttes » pour la jour­née d’ac­tion et de mani­fes­ta­tion du jeudi 19 avril. À Grenoble, le pari est réussi. Les vacances sco­laires n’ont pas empê­ché envi­ron 2000 per­sonnes de battre le pavé sous un soleil d’été pré­coce, depuis la gare SNCF jus­qu’à la place Verdun, via le cours Jean-Jaurès et le bou­le­vard Foch.

 

Diversité des revendications comme des acteurs syndicaux et politiques : la manifestation de ce 19 avril a réussi le pari de la convergence des luttes. Manifestation du 19 avril 2018 à Grenoble © Florent Mathieu - Place Gre'net

Manifestation du 19 avril 2018 à Grenoble © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

Divisé en plu­sieurs “sec­tions” au début, le cor­tège a ensuite laissé le champ libre au mélange des causes comme des dra­peaux. En ouver­ture de la mani­fes­ta­tion : les che­mi­nots de la CGT avec une ban­de­role repré­sen­tant Emmanuel Macron dans une cabine à por­teurs. Son slo­gan ? « En train, c’est mieux qu’en marche ». Les étu­diants, acteurs cultu­rels ou encore les retrai­tés ont aussi clamé leur inquié­tude.

 

 

Convergence des syndicats et des partis

 

La conver­gence des luttes passe aussi par la mul­ti­pli­cité des acteurs. Si Force ouvrière ou la CFDT étaient absents de la mobi­li­sa­tion, les mili­tants de Solidaires étaient bien pré­sents aux côtés de la CGT, de même que les anar­chistes de la Confédération natio­nale du tra­vail (CNT), en nombre der­rière leur ban­de­role. Sans oublier La FSU ou l’Union natio­nale des retrai­tés et des per­sonnes âgées (UNRPA).

 

La mobi­li­sa­tion se vou­lait éga­le­ment poli­tique. Sans sur­prise, le PCF, qui ne cesse en Isère comme ailleurs de prô­ner la fameuse conver­gence des luttes, por­tait dra­peaux et ban­de­role au sein du cor­tège gre­no­blois. Les Communistes étaient sui­vis de près par la France Insoumise, mais aussi par le mou­ve­ment Génération.s. de Benoît Hamon, récem­ment rejoint par les Jeunes socia­listes de l’Isère.

 

 

Avec force slo­gans rageurs, AC/DC ou Bella Ciao dans les hauts-par­leurs, pétards reten­tis­sants et poings levés chez les com­mu­nistes pour l’Internationale, la mani­fes­ta­tion s’est déroulé sans heurts. Avant de se conclure  de façon presque cham­pêtre sur l’herbe de la place Verdun, face à une pré­fec­ture sous haute sur­veillance poli­cière… comme l’é­taient, avant elle, le McDonald’s du quar­tier de l’Aigle ou la Chambre de com­merce et d’in­dus­trie.

 

Florent Mathieu

 

Festival du film France Nature Environnement
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