Une tour à hirondelles à Crolles pour « compenser » la destruction de leur habitat naturel à Saint-Hilaire-du-Touvet

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FIL INFO – Une tour pour les hirondelles a été installée dans le parc Jean-Claude Paturel, à Crolles, le 12 mars dernier. Un chantier mené en partenariat par la Direction départementale des territoires de l’Isère et la Ligue pour la protection des oiseaux, dans le cadre des mesures compensatoires environnementales liées à la destruction des anciens bâtiments médicaux des Petites Roches.

 

 

Implantation de la tour pour les hirondelles de fenêtre à Crolles. DR

Implantation de la tour pour les hirondelles de fenêtre à Crolles. DR

La tour à hirondelles qui se dresse désormais dans le Parc Jean-Claude Paturel, à Crolles, devrait prochainement accueillir ses premières hirondelles de fenêtre.

 

Ce chantier, réalisé dans le cadre du partenariat entre la Direction départementale des territoires (DDT) de l’Isère et la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), s’inscrit dans le cadre des mesures de compensation faisant suite à la destruction d’anciens bâtiments médicaux implantés sur le plateau des Petites Roches, sur la commune de Saint-Hilaire-du-Touvet.

 

Ces établissements hospitaliers fermés pour cause de risques naturels (coulées d’avalanches et chutes de rochers) hébergeaient en effet une colonie d’hirondelles de fenêtre, une espèce protégée.

 

 

Bientôt une seconde tour à hirondelles

 

Les mesures de compensation prévues étaient de deux ordres. Elles consistaient à poser une cinquantaine de nids artificiels en 2017 sur les bâtiments du Couchant et sur l’école publique à Saint-Hilaire-du-Touvet, et à installer deux tours à hirondelles en 2018. Voilà qui est fait pour la première, à Crolles. La seconde suivra prochainement sur la commune de Saint-Hilaire-du-Touvet.

 

Début de la construction de la tour pour les hirondelles de fenêtre

Début de la construction de la tour pour les hirondelles de fenêtre. DR

 

L’Hirondelle de fenêtre fait souvent son nid, comme son nom l’indique, au-dessus d’une fenêtre, dans les gîtages d’une charpente ou sur d’autres structures artificielles. D’où l’importance de ces mesures pour conserver l’espèce.

 

 

Une espèce en déclin

 

7 000 ! C’est le nombre d’insectes que les hirondelles de fenêtres peuvent manger par jour en période de nourrissage des jeunes. Malheureusement, avec la baisse du nombre d’insectes, la perte d’habitat de reproduction et la difficulté à trouver des petites zones humides, avec de la boue pour construire leur nid, les hirondelles se font moins présentes en Isère et en France.

 

Des hirondelles de fenêtre dans leur nid - Alain Gagne LPO Isère

Des hirondelles de fenêtre dans leur nid – Alain Gagne LPO Isère

Cette tour à hirondelles, qui constitue un aménagement très novateur sur le plan écologique, permet donc de favoriser la reproduction de l’espèce en répondant le plus possible à ses exigences.

 

Il s’agit de la deuxième tour installée en Isère. Tout a été mis en place pour qu’elle soit implantée avant l’arrivée des hirondelles de fenêtre, investissant les nids pendant la première quinzaine de mars pour se reproduire et élever leurs couvées entre fin avril et fin août. Les bénévoles du groupe hirondelles de la LPO Isère suivront l’arrivée et la colonisation de l’installation.

 

Son inauguration, ouverte à toutes et tous, est prévue le samedi 7 avril à 10 h 30, parc Jean-Claude Paturel à Crolles, en présence des élus et des acteurs du projet.

 

MI

 

Les hirondelles bientôt de retour à Grenoble ?

 

Il ne s’agit pas là de la seule initiative destinée favoriser la reproduction des hirondelles. En effet, Gilles Namur, président de l’Union de quartier Ile verte, et Ingrid Szalay, salariée de la Ville et habitante du quartier ont, eux aussi, cette volonté de contribuer à la sauvegarde de l’espèce.

 

Ils ont proposé, dans le cadre de l’édition 2017 du budget participatif de Grenoble, le projet d’installation de nichoirs afin de réintroduire certaines espèces en Isère, dont l’hirondelle, notamment pour lutter contre la prolifération des moustiques-tigres, très présents et virulents autour des zones humides de Grenoble. Le projet a été validé par la Ville de Grenoble qui le finance à hauteur de 40 000 euros.

 

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