Rassemblement devant GEG à Grenoble contre les coupures d’électricité dans les squats

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EN BREF – Des membres du Droit au logement (Dal) et d’autres collectifs se sont réunis ce mercredi 15 novembre devant le siège de GEG, place Robert-Schuman à Grenoble. Objectif ? Dénoncer la coupure d’électricité dans les squats grenoblois rue Jay et rue des Alliés, et interpeller les pouvoirs publics sur la précarité énergétique en période hivernale.

 

 

Brasero, tente et dis­tri­bu­tion de tracts. Une ving­taine de per­sonnes se sont ras­sem­blées mer­credi 15 novembre au matin place Robert-Schuman à Grenoble, près du siège de Gaz élec­tri­cité de Grenoble (GEG). Membres du Dal (Droit au loge­ment), de l’Assemblée des mal-logés ou encore des Lanceurs de tuiles, ils pro­testent une nou­velle fois contre la cou­pure d’élec­tri­cité de deux squats de Grenoble, rue Jay et rue des Alliés. Mais pas seule­ment.

 

Un rassemble place Robert-Schuman, devant les locaux de GEG, 15 novembre 2017. Des militants de plusieurs collectifs étaient présents mercredi 15 novembre devant GEG pour dénoncer les coupures d'électricité et la précarité énergétique.© Florent Mathieu - Place Gre'net

Rassemblement place Robert-Schuman, devant les locaux de GEG. © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

« Nous atten­dons enfin de la part de Vincent Fristot [adjoint à la Ville de Grenoble et pré­sident de GEG, ndlr] une réponse à nos demandes de ren­dez-vous », explique Anne-Marie. Et la mili­tante du Dal de citer, non seule­ment les cou­pures d’élec­tri­cité dans les squats, mais aussi les cou­pures d’éner­gie dans les loge­ments sociaux qui, dit-elle, « conti­nuent à flam­ber ».

 

 

Les militants dénoncent le « cynisme » de la municipalité

 

Silence radio de la part de la muni­ci­pa­lité ? « Nous inter­pel­lons mon­sieur Fristot depuis un an, il nous a seule­ment répondu à un cour­rier en juin. Nous sommes allés à la mai­rie il y a quinze jours. Nous avons réécrit et nous n’a­vons aucun signe de lui. Il parle à la presse, il ne nous parle pas à nous. »

 

Des militants de plusieurs collectifs étaient présents mercredi 15 novembre devant GEG pour dénoncer les coupures d'électricité et la précarité énergétique.Les militants (de dos pour la photo) alimentent le brasero avec des cartons et morceaux de bois. © Florent Mathieu - Place Gre'net

Les mili­tants (de dos pour ne pas être recon­nus sur la photo) ali­mentent le bra­sero avec des car­tons et mor­ceaux de bois. © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

Vincent Fristot avait en effet répondu à nos ques­tions sur la pro­blé­ma­tique du squat rue Jay, déplo­rant notam­ment que les asso­cia­tions et col­lec­tifs s’ins­crivent dans un « rap­port de force ». Place Robert-Schuman, la remarque fait sou­rire une mili­tante : « Il faut qu’on arrête de mani­fes­ter pour qu’il nous donne ce qu’on demande ? »

 

Pour Anne-Marie, la posi­tion de la muni­ci­pa­lité relève du « cynisme ». « Les grandes asso­cia­tions comme la Fas [Fédération des acteurs de soli­da­rité, ancien­ne­ment Fnars, ndlr] ou la Fondation Abbé Pierre disent que l’élec­tri­cité est un bien qui doit être assuré pen­dant la période hiver­nale. Effectivement, ils n’ont pas coupé pen­dant la trêve hiver­nale : ils ont coupé juste avant… »

 

Un jour clé pour l’hébergement hivernal

 

La date du mer­credi 15 novembre n’a quant à elle pas été choi­sie au hasard. Se tient en effet aujourd’­hui une réunion pour la mise en place du Plan d’hé­ber­ge­ment hiver­nal 2017 – 2018 à la Direction dépar­te­men­tal de Cohésion sociale (DDCS) de l’Isère.

 

Le message sans équivoque affichée sur la tente. © Florent Mathieu - Place Gre'net

Le mes­sage sans équi­voque affi­ché sur la tente. © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

« Chaque année, les cri­tères sont de pire en pire ! Avec un âge à par­tir duquel les enfants seraient prio­ri­taires pour être héber­gés, et même des mois de gros­sesse pour pou­voir être prio­ri­taires, dénonce un mili­tant, place Schuman, qui estime que les pou­voirs publics font là encore preuve de cynisme. Macron nous dit “Logement d’a­bord”, mais on voit bien que les dis­po­si­tifs de cette année sont une catas­trophe ! »

 

En plus d’un ren­dez-vous avec Vincent Fristot, les pro­tes­ta­taires exigent donc un entre­tien avec la direc­trice de la DDCS, Danielle Dufourg, « pour que la pré­ca­rité éner­gé­tique soit prise en compte dans le plan hiver­nal ». Et côté GEG, pre­mier concerné par ce ras­sem­ble­ment devant ses locaux ? L’agence a fermé ses portes, qui res­te­ront éga­le­ment closes ce jeudi 16 novembre. Devant le siège, un res­pon­sable se refuse à tout com­men­taire avant de tour­ner les talons.

 

Florent Mathieu

 

 

Suite au ras­sem­ble­ment devant GEG, et après être allés en per­sonne à la mai­rie inter­pel­ler Vincent Fristot, les membres du DAL, des Lanceurs de tuiles, et des habi­tants des squats rue Jay et rue des Alliés nous font savoir qu’un ren­dez-vous a pu être fixé, le mer­credi même, à 16 heures 30. Celui-ci est encore en cours actuel­le­ment. (enca­dré ajouté à 18 heures 40).

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