Sénatoriales en Isère : quatre hommes et une femme au Palais du Luxembourg

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REPORTAGE VIDÉO – Les résultats des élections sénatoriales qui se sont tenues ce dimanche 24 septembre sont tombés : quatre hommes et une femme représentant l’Isère vont siéger au Palais du Luxembourg. Avec en tête la liste de la droite et du centre.

 

 

Au total, 3 021 grands élec­teurs isé­rois devaient prendre part au vote des séna­to­riales, ce dimanche. Ils n’ont été “que” 2 950 à voter pour un can­di­dats. Rappelons que les séna­teurs sont élus à la pro­por­tion­nelle par un col­lège de grands élec­teurs, com­posé des dépu­tés et des séna­teurs du dépar­te­ment, de conseillers régio­naux, de conseillers dépar­te­men­taux et de conseillers muni­ci­paux.

 

Sont ainsi élus séna­teurs de l’Isère Michel Savin et Frédérique Puissat, de la liste “L’Isère au Sénat 2017, qui recueille 33,72 % des suf­frages expri­més. La liste des Républicains et du Centre est ainsi très lar­ge­ment en tête. En vertu de la loi sur le cumul des man­dats, Frédérique Puissat démis­sion­nera de son poste de vice-pré­si­dente du Conseil dépar­te­men­tal mais res­tera conseillère dépar­te­men­tale, nous fait savoir le Département (voir enca­dré).

 

Reportage Joël Kermabon

 

 

Guillaume Gontard, André Vallini et Didier Rambaud sénateurs 

 

 

Également élu, Guillaume Gontard, dont la liste “Un enga­ge­ment com­mun” la liste, regrou­pant com­mu­nistes, socia­listes et éco­lo­giques (EELV – M1717 – PCF), obtient 19,08 % des suf­frages. Un résul­tat dont se féli­cite le prin­ci­pal inté­ressé, pour qui la stra­té­gie de ras­sem­ble­ment de la gauche est payante.

 

 

Le socia­liste André Vallini retrouve son siège au Palais du Luxembourg, avec la liste “Ensemble pour l’Isère et ses com­munes” qui enre­gistre 16,56 % des voix expri­mées. Dernier séna­teur élu, le mar­cheur Didier Rambaud, dont la liste “La République en marche” décroche 14,43 % des voix.

 

Les vainqueurs des Sénatoriales en Isère. De gauche à droite : Didier Rambaud, Guillaume Gontard, Frédérique Puissat, Michel Savin et André Vallini. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Les vain­queurs des séna­to­riales en Isère. De gauche à droite : Didier Rambaud, Guillaume Gontard, Frédérique Puissat, Michel Savin et André Vallini. © Joël Kermabon – Place Gre’net

 

Aucune des six autres listes en lice pour les séna­to­riales (“Osez le nord-Isère”, “Au Sénat”, “Ensemble du Nord au Sud pour l’Isère”, “Ensemble pour le res­pect de nos com­munes et de nos clo­chers“, “L’Isère et ses ter­ri­toires au cœur du Sénat”, “Isère volon­taire et Citoyens, levez-vous”) ne par­vient à se his­ser au-des­sus de la barre des 5 % des suf­frages.

 

 

 

Florent Mathieu

 

 

JEAN-PIERRE BARBIER TACLE LES « LISTES DISSIDENTES » AUX SÉNATORIALES

 

Jean-Pierre Barbier, président du Conseil Départemental. © Florent Mathieu - Place Gre'net

Jean-Pierre Barbier, pré­sident du Conseil dépar­te­men­tal. © Florent Mathieu – Place Gre’net

Le pré­sident du Conseil dépar­te­men­tal Jean-Pierre Barbier salue dans un com­mu­ni­qué la vic­toire de Michel Savin et de Frédérique Puissat. Et n’ou­blie pas de féli­ci­ter plus par­ti­cu­liè­re­ment sa vice-pré­si­dente, dont « le dyna­misme a per­mis d’impulser des chan­ge­ments de fond et de redres­ser la poli­tique fami­liale du Département ». Frédérique Puissat a notam­ment porté le concept de “réci­pro­cité”, pierre angu­laire de la poli­tique sociale du Département.

 

« Une concur­rence sté­rile »

 

Mais Jean-Pierre Barbier règle éga­le­ment ses comptes. Il n’a en effet man­qué “que” 275 voix à la liste des Républicains et du centre “L’Isère au Sénat 2017” pour avoir un troi­sième séna­teur, en l’oc­cur­rence l’élu du Nord-Isère Christian Rival.

 

Dénonçant les listes dis­si­dentes de droite et du centre, le pré­sident du Conseil dépar­te­men­tal se montre cas­sant : « Sans cette concur­rence sté­rile, un troi­sième séna­teur de notre famille aurait pu être élu. A cha­cun d’assumer sa res­pon­sa­bi­lité. »

 

 

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Commentaires 3
  1. Sénatoriales en Isère. Gâchis à droite et impos­tures sanc­tion­nées pour LREM.

    La liste LR, soi-disant de droite et du centre, menée par Michel Savin gagne 2 sièges, André Vallini est logi­que­ment réélu, le repré­sen­tant de la « gôche » verte et rouge gagne son siège sans peine. Bon der­nier, le can­di­dat LREM prend le 5ème siège « par erreur » avec 14% : comme quoi sur un mal­en­tendu on peut conclure !
    Le 3ème colis­tier LR paye un sou­tien « acharné et jus­qu’au bout » au revan­chard Sarkozy puis à Fillon qui a resulté en la concur­rence de 5 listes dis­si­dentes, 4 cen­tristes et 1 de droite forte, applau­dis­se­ments ! Voilà la fac­ture qui arrive avec 1 siège perdu, celui dévolu sinon « pro­mis » à Christian Rival, du Nord Isère (en com­pen­sa­tion de son renon­ce­ment à can­di­da­ter aux légis­la­tives, à la place de Moyne-Bressand).
    Pour LREM, Didier Rambaud, le socia­liste recy­clé, qui ver­rouille le parti mar­cheur au béné­fice de socia­listes, n’a pas réussi à refaire le coup de l’im­pos­ture des légis­la­tives avec 9 socia­listes élues car dégui­sées en mar­cheuses et auto­dé­cla­rées de centre droit. Les grands élec­teurs seraient-ils moins dupes que les élec­teurs de base ?
    Et il n’est élu que par la faute (inex­cu­sable selon Barbier) des Fillonistes de l’an­cien monde, inca­pables de ras­sem­bler hors de leur clan, ni d’é­vo­luer vers un mode plus par­ti­ci­pa­tif, tant vers le centre que vers une dose de sou­ve­rai­nisme.
    Enfin pour le Nord-Isère, plu­tôt fon­da­men­ta­le­ment à droite, c’est le vide abys­sal et total, dans la suite du sévère coup de balai aux légis­la­tives avec l’é­li­mi­na­tion des éter­nelles et inamo­vibles vedettes locales, au béné­fice de mules à voix et finan­ce­ment « en marche ».
    C’est le ZÉRO POINTÉ pour tous ceux péro­raient avec cer­ti­tude sur leur future « écra­sante vic­toire » en 2017. Parions qu’ils ten­te­ront encore de s’in­crus­ter aux pro­chaines échéances, quitte à perdre encore, plu­tôt que de faire mon­ter la géné­ra­tion qui ose l’au­dace de se plaindre de toutes les défaites qui leur sont impo­sées par l’a­veu­gle­ment et la sur­dité des gens d’en haut et qui n’as­pire qu’à appor­ter sa pierre à la réforme construc­tive de son ter­ri­toire et du pays.

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  2. FM

    25/09/2017
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    Merci pour votre com­men­taire. La phrase : « Frédérique Puissat a notam­ment porté le concept de “réci­pro­cité”, pierre angu­laire de la poli­tique sociale du Département. » n’é­tant pas entre guille­mets, il ne s’a­git donc pas d’une cita­tion de Jean-Pierre Barbier.

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  3. il fau­drait que mon­sieur Barbier explique ce qu’il entend par « le concept de “réci­pro­cité”, pierre angu­laire de la poli­tique sociale du Département. » quand on sait que c’est la croix et la ban­nière pour que des familles très peu for­tu­nées puisse béné­fi­cier des ser­vices d’une assis­tante sociale, que celles-ci n’ayant pas d’argent puise néan­moins avoir 10 € d’aide pour une famille de 5 per­sonnes dont un enfant han­di­capé, qu’il refuse toute aide aux familles étran­gères, même quand il y a de très jeunes enfants et des femmes enceintes, c’est à dire qu’il refuse que le ser­vice ASE (aide sociale à l’en­fance = ser­vice de sau­ve­garde de l’en­fance)) fasse son tra­vail cor­rec­te­ment. Ca pro­met comme tra­vail et déci­sio­nis anti-sociales au Sénat. Les LR lar­che­ront main dans la main avec les macro­nistes.
    Bravo à Guillaume Gontard, le seul qui sorte du lot. Mais que pourra-t-il faire face à la horde de droite ?

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