Les parlementaires PCF et Front de gauche boycottent le Congrès de Versailles

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Annie David, sénatrice communiste de l’Isère, relaie, ce vendredi 30 juin, un communiqué émanant des sénatrices et sénateurs du Parti communistes et du Front de gauche où ces derniers exposent les raisons de la non-participation de leur groupe au Congrès de Versailles de ce lundi 3 juillet.

 

 

Les sénateurs et sénatrices du PCF et du Front de gauche exposent les raisons de la non-participation de leur groupe au Congrès de Versailles ce 3 juillet.L'hémicycle de l'Assemblée Nationale où siègent les 577 députés. @ Tmorlier - Wikimedia Commons

Hémicycle de l’Assemblée natio­nale où siègent les 577 dépu­tés. @ Tmorlier – Wikimedia Commons

« Le pré­sident de la République a décidé, dans une urgence savam­ment orga­ni­sée, de convo­quer le Parlement en congrès ce lundi 3 juillet pour nous abreu­ver de son dis­cours », com­mencent-ils par expli­quer. Avant de lan­cer, laco­niques : « Ce sera sans nous, dépu­tés com­mu­nistes et séna­teurs du groupe com­mu­niste répu­bli­cain et citoyen ». Le ton est donné, ils bou­de­ront donc la réunion des deux chambres par­le­men­taires devant les­quelles Emmanuel Macron doit s’exprimer ce pro­chain lundi.

 

 

Une volonté de soumettre le Parlement

 

 

« Nous n’irons pas à Versailles adou­ber le monarque pré­si­den­tiel. Nous n’irons pas à Versailles pour vali­der le court-cir­cuit du tra­vail de l’Assemblée, à la veille du dis­cours de poli­tique géné­rale du Premier ministre et du vote de confiance au gou­ver­ne­ment – ou de défiance ? – qui doit s’ensuivre », aver­tissent les élus. Qui pour­suivent : « Ce n’est pas res­pec­tueux de l’Assemblée nou­vel­le­ment élue et un mau­vais pré­sage sur le rôle dévolu aux dépu­tés et aux séna­teurs dans cette légis­la­ture qui s’ouvre ».

 

Ces der­niers affirment ne pas accep­ter la volonté, dont ils soup­çonnent Emmanuel Macron, de ten­ter de « sou­mettre le Parlement ». Des soup­çons confir­més par cer­tains pré­mices estiment-ils. « On le mesure déjà avec la volonté du recours aux ordon­nances et le pro­jet de loi d’habilitation en pré­pa­ra­tion », affirment, non sans méfiance, les par­le­men­taires de la chambre haute. Et de conclure. « Avec ce type de fonc­tion­ne­ment, ce n’est pas la République qui est en marche, mais le Parlement qui est mis au pas, au mépris du fonc­tion­ne­ment des ins­ti­tu­tions et de l’équilibre des pou­voirs », taclent les séna­teurs et séna­trices.

 

JK

 

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