A Grenoble, les conseils citoyens indépendants… se cherchent un second souffle

sep article

Nouvelles formations au centre de formation des Charmilles pour la rentrée 2020

DÉCRYPTAGE – Les conseils citoyens indépendants (CCI) ont été mis en place, il y a un an. A quoi ont-ils servi depuis ? La plupart tâtonnent. D’où leur difficulté à attirer des participants, en dehors du cercle des professionnels de la participation ? Renouveler la démocratie locale était pourtant la mission numéro 1 des CCI. Le dispositif n’est tout de même pas à enterrer trop vite. 

 

 

 

unebilanunanrapportccicreditsc

Présentation du bilan « Les conseils citoyens indépendants, un an après » par trois membres du conseil de suivi et d’évaluation. De gauche à droite, Paul Bron, élu de l’opposition (Rassemblement de gauche et de progrès), Marina Girod de l’Ain, adjointe à l’évaluation et la prospective et Thierry Chastagner, élu du secteur 5.  © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Voilà plus d’un an que les sept nouveaux « conseils citoyens indépendants » (CCI) œuvrent dans les différents quartiers de Grenoble. Le dispositif devait être l’un des piliers du renouveau de la démocratie participative à Grenoble. Leur but initial ? Redynamiser la citoyenneté locale. Qu’en est-il ? L’objectif est-il atteint ? Partiellement, complètement ?

 

Pas vraiment. Pas encore, en tous les cas… C’est le message principal qui ressort du bilan « Les conseils citoyens indépendants à Grenoble, un an près », remis par le comité de suivi et d’évaluation des CCI [lire encadré], piloté par Marina Girod de l’Ain, adjointe à l’évaluation et la prospective.

 

 

 

Le difficile recrutement des bénévoles

 

 

Force est de constater que les premiers mois de vie des CCI ont été employés au rodage de cette nouvelle structure, qui se veut originale dans son fonctionnement : « sans président et sans bureau, sans élu aussi, à la différence des anciens conseils consultatifs de secteur [coprésidés par un élu et un habitant, ndlr]. C’est d’ailleurs un avantage et une difficulté, il faut que les conseils citoyens se trouvent eux-mêmes leurs modalités de fonctionnement », rappelle Marina Girod de l’Ain.

 

marinagiroddelainbilanunanrapportccicreditsc

© Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Les premiers mois ont été consacrés à recruter les premiers membres. Contre toute attente, trouver des bénévoles pour faire vivre les CCI s’est révélé assez laborieux… Ces conseils n’ont pas suscité l’engouement escompté. Si le renouvellement des forces vives citoyennes tant espéré n’est pas un échec total, il n’est pas franchement une réussite.

 

 

Alors quoi ? Qu’est-ce qui fait défaut aux conseils citoyens indépendants pour donner envie au citoyen lambda de s’y investir ? Manque d’attractivité, de visibilité, de reconnaissance ou de pouvoir d’agir réel ?

 

[…]

La suite du contenu est réservé aux abonnés

Connectez vous…

Veuillez vous connecter pour accéder à cette page.
S'inscrire

 

…ou choisissez votre abonnement ci-dessous !

commentez lire les commentaires
3891 visites | 1 réaction
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.

Commentaires 1
  1. Parce qu’il y en a eu un premier?

    C’est tout de même drôle de voir qu’on réactive ce bazar qui ne fonctionne pas au moment ou les Unions de Quartier sont vent debout contre CVCM…
    Ce qui laisser planer un doute lancinant sur le caractère indépendant de ces conseils, qui ne sont peut-être qu’un instrument de neutralisation de la société civile organisée depuis plus de 90 ans, qui elle est réellement indépendante.

    sep article