Campement Esmonin : un démantèlement qui passe mal

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Conférence 50 ans IFTS à Echirolles : vers des politiques publiques de la relation avec Hartmut Rosa

DÉCRYPTAGE – Après l’évacuation du camp illicite de l’avenue Edmond Esmonin, interrogations et critiques fusent. Certaines associations sont vent debout contre « une expulsion injustifiable », tandis que l’opposition municipale dénonce une gestion irresponsable du dossier. État des lieux après le passage des pelleteuses.

 

 

 

Les pelleteuses rasent le camp. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Les pelleteuses rasent le camp. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Du bidonville de l’avenue Esmonin quasiment plus rien ne subsiste. Les débris des cabanes ont presque tous été enlevés, de gros blocs de pierre les remplaçant pour dissuader toute nouvelle tentative d’installation. Il ne reste plus aucun signe indiquant que, quelques jours plus tôt, plus de trois cents personnes “habitaient” là.

 

Certes, sous un pauvre toit « mais un toit quand même », rétorquent les sympathisants et, comparé à la rue, c’était toujours ça.

 

Après ce que certains n’hésitent pas à qualifier de « sale boulot », les réactions sont vives. De la critique de la méthode, où se rejoignent associations et opposition municipale, en passant par l’opinion des riverains jusqu’aux folles rumeurs aux relents xénophobes des réseaux sociaux, quelques éléments de décryptage de cette situation complexe s’imposent.

 

 

 

« Existe-t-il des expulsions justifiables ? »

 

 

Au lendemain de l’évacuation et de la destruction du camp, la ville de Grenoble se félicitait, dans un communiqué, d’avoir mené « une évacuation inévitable et nécessaire qui s’est déroulée dans le calme, le respect des personnes et de la loi ». Selon la municipalité,   « les personnes évacuées ont pu être accompagnées individuellement et se sont vu proposer des solutions de relogement. Personne n’a dormi dans la rue le soir-même et n’y dormira dans les jours à venir ». Le tout, selon elle, grâce à la mobilisation de l’ensemble des acteurs : la ville de Grenoble et son CCAS, l’État et les associations partenaires.

 

De gauche à droite : Jo Briant (Cisem), Yvon Sellier (Patate Chaude)

Jo Briant (Cisem) et Yvon Sellier (La Patate chaude). © JK

Un avis que ne partagent pas les associations impliquées. Jo Briant avait donné le ton durant l’évacuation, dénonçant l’illégalité de la procédure et la  « violence symbolique » du dispositif policier mis en place. Lui emboîtant le pas, les collectifs Hébergement-logement, Réseau et éducation sans frontières (RESF) et La Patate chaude ont, quant à eux, dénoncé une « expulsion injustifiable, pour peu qu’il puisse exister des expulsions justifiables ».

 

 

Et ces derniers d’enfoncer le clou : « Comme toutes les expulsions, cette dernière est violente et sordide, et ceci est peut-être accentué encore par le fait que la mairie a voulu en faire une expulsion “à visage humain” ». Quant au rôle joué par le CCAS dans cette évacuation, les collectifs n’en démordent pas : « Le rôle d’un CCAS n’est pas de prêter main forte à une action policière. Les personnes du bidonville d’Esmonin devaient être protégées via le droit commun, en attendant des propositions de logement ».

 

 

 

« Pas de caravanes dans notre quartier ! »

 

 

« Le démantèlement, nous l’avons appris par la presse !, s’insurge Sébastien Baudouin, riverain et membre du collectif Plein soleil. C’est le seul outil de communication qui est utilisé par la Ville. Nous sommes des riverains, des citoyens et nous avions le droit d’être informés. » Et ce dernier de tempérer : « Éric Piolle a enfin pris ses responsabilités ! Nous ne pouvons que nous féliciter de cette décision d’évacuation que nous attendions depuis plus d’une année. Nous n’en pouvions plus de voir notre quartier devenir une vraie poubelle, tandis que les trafics et la prostitution prenaient de l’ampleur ».

 

A gauche, Sébastien Baudouin, riverain et membre collectif Plein Soleil. © Joël Kermabon - Place Gre'net

A gauche, Sébastien Baudouin, riverain et membre collectif Plein Soleil. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Bien que temporairement satisfait, le riverain reste néanmoins dubitatif. « Nous savons – Alain Denoyelle [l’adjoint aux solidarités, ndlr] nous l’a confirmé –, qu’il est dans les projets de la Ville d’installer des caravanes dans le quartier. Nous n’en voulons pas ! », s’inquiète-t-il. Sébastien Baudouin en est convaincu, « cela va légitimer la présence de ces gens, les inciter à revenir. S’il faut démanteler à nouveau dans quelques mois, tout ça n’aura servi à rien ! ».

 

 

 

Pour Alain Denoyelle, adjoint aux solidarités et vice-président du CCAS, il y a malentendu. L’aire d’accueil envisagée est celle sur laquelle le Centre communal a installé depuis 2013 des marabouts où les occupants n’ont pas été évacués. « Il y a des réflexions sur le devenir de cette aire qui est officiellement reconnue par l’État comme une aire d’accueil des gens du voyage. Elle a donc vocation à recueillir des personnes [donc des caravanes, ndlr]  mais rien n’est acté quand à son développement », tient à souligner l’élu.

 

 

 

Une évacuation « inéluctable mais trop tardive »

 

 

[…]

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Commentaires 16
  1. C’est assez fou. Les autres demandes de démantèlement ont bien beneficié d’aides l’article le mentionne expressément. Caro relisez.

    Concernant la zac flaubert, elle a été lancée en 2012 par l’ancienne municipalité. Aucune évolution depuis.

    Concernant l’esplanade, le projet de densification a été lancé par l’ancienne municipalité. Revisité par la nouvelle. Puis le recours ont démarré notamment à l’îlot Peugeot. Le projet survit heureusement qu’en 2011 certains avaient réfléchi à revoir l’esplanade…

    Concernant les écoles, le projet ARaymond est lui aussi discuté et rediscuté. L’école centrale du projet elle aussi discutée. Ca n’avance pas laaussi.

    Concernant la sécurité la criminalité a augmenté.

    Concernant le transport heureusement que Ferrari a tenu pour ne pas opposer le vélo à la route en proposant l’aménagement du Rondeau là où Garnier adjte de Piolle voulait remettreen cause le projet. Ou encore Mongaburu parlant des véhicules électriques innovants de Grenoble comme des projets electronucleaires de l’ancienne municipalité. Vive les bougies et les sabot.
    Non Niala la majorité n’a pas beaucoup avancé elle surfe sur des anciennes initiatives et plait à un électorat jeune très urbain, jeune couple ou célibataire tourné association culture et lorsque les enfants arrivent les mentalités ecoluent. Il faut des voitures des logements plus grands des ecoles…la Piolle s’éloigne…

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    • @ Antoinre: « Ou encore Mongaburu parlant des véhicules électriques innovants de Grenoble comme des projets electronucleaires de l’ancienne municipalité. Vive les bougies et les sabot. »

      nucléaire vs. bougies/sabots…

      Ne faudrait-il pas éviter d’opposer les extrêmes? Il existe aujorud’hui de forts doutes sur la viabilité du nucléaire, quant à son coût réel, la sécurité, le fardeau des déchets… Or, peut-être serait-il opportun de développer des solutions médianes sans aller jusqu’à l’éclairage à la bougie, non?

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      • @Antoine et Gilce: effectivement c’est un peu caricatural. Si Mongaburu parle de véhicule électronucléaire il y va fort, comme vous Antoine en parlant de bougies…il y a un équilibre à trouver, la proposition de Hollande de réduire la part du nucléaire tout en conservant une part significative est déjà un bon début.

        Quant à savoir s’il faut ou non du nucléaire la question n’est pas simple, nous sommes dépendants d’une électricité stable dans de nombreux secteurs économiques au delà de nos besoins particuliers, et tant que l’on aura pas un stockage adapté, pas ou peu polluant, à un cout accessible, le nucléaire aura encore probablement de beaux jours devant lui les énergies renouvelables étant trop dépendantes de la météo. Mais la question des déchets et de la sureté reste entière, il faut reconnaitre qu’il ne produit pas de dioxyde de carbone, il faut donc à mon avis renforcer encore les besoins de sureté et de sécurité de nos sites français réputés surs.

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  2. Caro, sans souscrire aux propos d’Antoine complétement, je pense que vous faites une erreur en prétendant que les communes de la Métro ne font rien, en outre vous renchérissez la division perpétuellement en indiquant que les autres font toujours moins « bien » que Grenoble. Piolle a été assez brouillon dans cette affaire, c’est un fait.

    Dans cet exemple:
    – il faut reconnaitre que le Maire Piolle a changé d’avis du tout au tout,
    – ce n’est pas la Présidence de la République qui a proposé des solutions de relogement,
    – mais bien les collectivités locales environnantes, dont Grenoble d’ailleurs.

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    • C’est bien l’État qui a débloqué 300 000 € pour permettre à la DDCS de l’Isère de proposer des solutions d’hébergement pour environ 90 personnes. Les expulsions dans d’autres villes montrent que cette démarche n’est en rien systématique. Elle a été possible suite au travail de la municipalité sur ce dossier.
      Là dessus, la ville de Grenoble a proposé de prendre 50 personnes en plus.

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      • Bonjour Niala,
        Je
        l’Etat a débloqué des sommes, Piolle a eu effectivement un mérite, faire appliquer une une loi de la République à travers le Président. Quant à fournir une lettre aux accents humanistes signée par les représentants des différentes communautés religieuses c’était pour le moins confusant et brouillon pour un élu laïc de la la République.

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      • Bonjour Niala,

        Je ne conteste malheureusement pas les expulsions dans les autres villes, en revanche, les décisions sont généralement claires dès le départ: on accueille ou on n’accueille pas.

        Au cas d’espèce, à Grenoble, les décisions prises dans un sens puis dans l’autre ont donné une image assez floue, d’autant que la majorité avait cautionné le raccordement à l’électricité du campement, avant de prendre une décision inverse ferme de démantèlement en juillet.

        Je ne souscris évidemment pas à ce démantèlement, sauf que la question est trop complexe pour être traitée en quelques lignes, reposant comme Caro le souligne le droit fondamental au logement et l’action publique de la majorité municipale et de la majorité métropolitaine (majorité partagée entre le PS, EELV, le PC et des non inscrits).

        A ce stade ce n’est pas en changeant de cap notamment en fonction de la colère de riverains que les solutions pérennes seront trouvées, c’était l’objet de mon commentaire sur le caractère brouillon du dossier traité par le Maire.

        L’Etat a débloqué des sommes, Piolle a eu effectivement un mérite, faire appliquer une une loi de la République à travers le Président, mais il ne s’agit pas de solutions de relogement.

        Quant à fournir une lettre humaniste signée par les représentants des différentes communautés religieuses c’était là aussi pour le moins confusant et brouillon pour un élu laïc de la la République.

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      • Je condamne ici la méthode, le côté brouillon des décisions qui changent soudainement ; une interpellation du Président a probablement eu pour conséquence de faire accélérer l’application d’une loi de la République, vous avez raison, c’est une bonne chose.

        En revanche, qu’il s’agisse d’une interpellation publique ou privée le résultat aurait probablement été le même, sauf qu’il devenait plus facile pour un Maire qui avait pris « une position » de se confier à un appareil médiatique afin de rendre publique son interpellation, simplement pour justifier son changement aussi surprenant que soudain de « position ». Je pense que vous en conviendrez.
        Comment aurait réagi sa propre majorité à sa décision si elle n’avait pas été motivée par cette interpellation bien que le résultat soit rigoureusement le même puisque le campement a été démantelé ?

        La seule chose que je souligne est votre dernière phrase de votre précédent post ; il faut travailler ensemble sur ce dossier, et ensemble ça suppose d’arrêter de croire que la Métro ne fait rien, ou que l’Etat ne fait rien car dans les faits spécifiquement pour Esmonin tous ont joué un rôle pour trouver des solutions. Il est faux de dire que les communes de la Métro n’ont pas joué le jeu, vous savez très bien que Fontaine ou Pont de Claix était prêtes à accueillir des familles pour ne mentionner que ces deux là.

        Enfin vous avez raison sur un point majeur: le droit du logement est un droit fondamental ce que la droite semble oublier, et il urgent de débloquer ou de faire appliquer les PLU et les PLH pour enfin voir se construire des logements, notamment sociaux sur le territoire de la Métropole dont Grenoble, Corenc, ou Meylan pour citer trois exemples parmi d’autres afin de satisfaire les seuils réglementaires de 25%.

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  3. Caro puisque j’ai extrapolé, vous avez écrit à propos de St Martin d’Heres à propos des expulsions municipales sans relogement. Citez vos sources je suis intéressé. Cherchez bien.

    Concernant la Métro, vous dites les communes n’acceptent pas de prendre pas même une famille.
    Là encore expliquez moi ce que vous dites ou acceptez simplement que vous n’êtes pas factuelle.

    Parlez moi de l’aire des Martyrs au fait, qu’en a fait la nouvelle municipalité.

    Vous dites que la majorité a plus de résultats que l’ancienne: dans quels domaines avec analyse factuelle svp.
    Parlons de ce qui intéresse des administrés: logement, ecole, sécurité,transport.
    J’ai du mal à voir du concret, du tangible. Car en dehors de la méthode, je ne vois rien.

    Évidemment vous préfèrez parler des autres, et acceptez la méthode Piolle sur tout tout tout tout sans regard critique. Esmonin est un exemple de la Méthode.

    Je vais vous donner un élément de réponse: nous sommes un groupement d’entreprises et nous terminons des logements engagés par l’ancienne municipalité. Depuis nous n’avons rien fait à Grenoble. Rien. Alors côté logement expliquez moi ce que fait le Président d’Actis par exemple, je crois qu’il s’appelle P…Piolle !

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    • Antoine, vous auriez un peu cherché, vous auriez trouvé, comme cet article :
      http://france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/isere/grenoble/nouvelle-expulsion-d-un-campement-rom-saint-martin-d-heres-dans-l-agglomeration-de-grenoble-559652.html

      Ici, dans ce fil, il n’est question que du démembrement d’Esmonin, par d’autres sujets sur la politique de Piolle.
      Ce que je dis et répète, l’hébergement des migrants n’est pas du domaine exclusif de la mairie de Grenoble, c’est un problème qui doit être traité au niveau de la métropole, et surtout de l’Etat, le Conseil départemental devrait, lui, s’occuper des familles avec enfants, moins de 3 ans, puisque c’est la limite qu’il s’est fixé et qu’il ne tient même pas vu le nombre de femmes avec bébés à la rue.
      Tournez-vous vers les devoirs de la Metro au sujet de l’hébergement social et demandez lui des constructions neuves, pas seulement à ACTIS et à Grenoble.
      http://www.lametro.fr/763-solidarites-les-missions-de-la-metropole.htm
      Je ne dis pas que les communes de la Métro n’accueillent pas d’étrangers, mais, dans le cas d’Esmonin, elles n’ont pas voulu prendre une famille de plus. Pourquoi Grenoble serait la seule ?
      Pourquoi l’EPFL a autant de bâtiments vides et ne pourrait pas en adapter en bail précaire le temps (2 ou 3 ans) qu’il décide de leur avenir ? Il a juste accepté quelques tentes sur un de ses terrains à Fontaine. Il pourrait mieux faire.
      Le reste de votre com est hors sujet.
      Le droit au logement est un droit fondamental, beaucoup de personnes l’oublient.

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    • « Parlez moi de l’aire des Martyrs au fait, qu’en a fait la nouvelle municipalité. » : Cette aire a été fermée sous la précédente municipalité pour réaliser les travaux d’extension de la voie B du tram. À la même époque, l’aire des gens du voyage sur le boulevard Esmonin a été ouverte (http://go-citoyennete.fr/?p=528)

      Du factuel probablement non exhaustif :
      Logements : lancement du projet « Ilôt Peugeot » à l’esplanade pour 233 logements.
      – commercialisation en cours des terrains de la Presqu’Île
      – lancement des travaux sur la ZAC Flaubert (vente de 2 lots pour des logements sociaux)
      Écoles : – travaux d’entretien rénovation (http://www.ledauphine.com/isere-sud/2015/07/28/trois-ecoles-energivores-feront-l-objet-d-une-renovation)
      – achat de l’ancienne école privée St Bruno, pour création d’une nouvelle maternelle publique
      – description d’un « plan écoles » pour agrandissement des capacités d’accueil en septembre
      Transport : avec le SMTC et la Métro, nouvelles tarifications en septembre, travail sur le plan Air Climat et les pollutions liées aux transports (cf décisions volontaires de gratuité prises pendant la vague de chaleur et pollution à l’ozone début juillet), ville volontaire pour expérimenter « pastille Royal » sur les véhicules…
      Sécurité : on ne voit que ce qui ne marche pas par définition 😉 …

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  4. Antoine, qui vous dit que, signant « Caro' » je m’appelles « caroline » ? Vous extrapolez comme vous brodez a partir de ce que je dis. alors que vous ne me connaissez pas.
    Ça fait des années que je suis bénévole dans des assos de soutien et je sais ce que je dis. Si plus des anciens Esmonin ont été hébergés c’est bien grâce à l’action de cette mairie de son interpellation du gouvernement des négos avec le conseil départemental. Ceci explique peut être le temps passé. La Metro n’a pas réussi à convaincre ses adhérents. On peut regretter aussi que des bâtiments vides n’aient pas été réquisitionnés que l’EPFL n’aient pas proposé de bâtiments non plus.
    Rien n’est parfait. Je constate néanmoins que cette municipalité a plus de résultats que l’ancienne qui reste encore sur les principes de Valls et le nombre toujours croissant des expulsions.

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  5. Je ne suis pas d’accord avec les associations qui qualifient les expulsions de violene symbolique, car la misère de ces bidonville constitue elle-même une violence. Je suis d’accord avec le fait que personne ne devrait dormir à la rue, et par-là même je comprends la réaction de nombreuses personnes qui estiment que l’on aurait-dû trouver les moyens pour loger tout le monde, t-compris les personnes non issues de la communauté Rom

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  6. Caroline votre argument est lui même honteux. Les autres vont comme ca, l’Etat ne fait ca, l’ancienne municipalité faisait ça…mais quand allez vous réaliser que maintenant vous etes aux affaires ? Vous commencez à indiquer qu’il faut relativiser mais pourquoi ? Ce serait un autre Maire que Piolle vous seriez la première à critiquer la méthode…
    Essayer de conserver un peu d’objectivité, les riverains ont leur mot à dire on est en démocratie.
    Quant à dire que les autres communes de la Métro ne font rien, visiblement vous ne sortez pas souvent de Grenoble intramuros, des aires il y en a notamment dans les grosses communes. Sauf que ailleurs on n’attend pas des mois avant d’agir.

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  7. Je crois qu’il faut raison garder. Ne pas oublier que les communes comme St Martin d’Hères n’hésite pas à démanteler les camps, sans solutions d’hébergement, contrairement à la loi. L’ancienne municipalité était prête à virer les 100 et quelques personnes de Verlaine, sans solution non plus. Le bidonville d’Esmonin est né des démantèlements. La Métro ne joue pas son rôle, les communes refusent de prendre ne serait-ce qu’une seule famille sur son territoire. C’est vraiment la honte !
    Et ce riverain qui ose parler de « ces gens » (Sébastien Baudouin en est convaincu, « cela va légitimer la présence de ces gens) ! « ces gens » ne sont pas des humains comme lui ?
    Ce n’est pas en chassant les étrangers de camps en camps qu’on résoudra le problème, ce n’est pas non plus en distribuant des Obligations de Quitter le Territoire Français, qu’on y arrivera non plus, n’est-ce pas, la préfecture ?
    Alors, oui, il vaut mieux réfléchir ensemble et ne pas vouloir laisser toute la charge de l’hébergement sur le dos de la mairie de Grenoble.

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