Eric Piolle : “Il nous a fallu déminer rumeurs et mensonges”

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ENTRETIEN – Voilà maintenant un an que l’équipe d’Eric Piolle est à la tête de la ville de Grenoble. L’occasion de faire le point avec le maire sur les temps forts de cette année écoulée, mais aussi d’évoquer ses premières réalisations, les difficultés rencontrées, les polémiques et le chemin qui reste à parcourir.

 

 

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Eric Piolle maire de Grenoble dans son bureau de l'hôtel de ville en mars 2015 © Paul Turenne - placegrenet.fr

© Paul Turenne – placegrenet.fr

 

 

Quel regard portez-vous sur cette première année de mandat à la tête de Grenoble ?

 

D’abord un regard humain. Cette aventure personnelle et avec les habitants s’avère très nourrissante. On se détourne de sa vie pour s’engager pour l’intérêt général. Ce souffle et cette envie sont toujours là, avec une joie et un enthousiasme qui me portent au quotidien. Sur le plan de l’action politique, cette première année a été une étape forte dans la capacité que nous avons eue à prendre en main l’action publique, à traiter les dossiers chauds que nous avions identifiés et à tracer le cap qui nous semblait pertinent pour l’intérêt général. Il y a également eu une vie institutionnelle riche avec les débuts de la métropole.

 

Notre capacité à faire émerger un nouveau modèle reste présente, aussi bien sur le plan de la démocratie que sur celui d’une ville émancipatrice, durable, soutenable en matière de parcours éducatif, d’urbanisme, d’espaces publics… La ville était un peu sous cloche et les actions entreprises ne l’étaient pas tant pour ses habitants que pour être vu de loin. Là, nous remettons les citoyens en dynamique, en agissant vraiment pour eux, même si cela peut avoir pour effet collatéral positif de changer également le regard extérieur. L’élargissement de l’image de la ville a d’ailleurs très nettement commencé. On ne parle plus de Grenoble comme étant uniquement la ville de la microélectronique et des problèmes de sécurité.

 

Eric Piolle maire de Grenoble dans son bureau de l'hôtel de ville en mars 2015 © Paul Turenne - placegrenet.fr

© Paul Turenne – placegrenet.fr

Une note pèse toutefois fortement, à savoir, la politique d’austérité qui se traduit par une politique récessionniste forte, dont on mesure particulièrement la violence à Grenoble. Les finances de la ville étaient déjà à un très haut niveau d’endettement, avec 1 700 euros par habitant, contre une moyenne d’environ 1 100 euros pour les villes de plus de 100 000 habitants. Par ailleurs, le budget était à la limite des normes légales concernant le ratio entre les dépenses et les recettes de fonctionnement. Du coup, cette préparation du futur qui n’a pas été réalisée nous force à faire des choix encore plus radicaux.

 

Nous avons ainsi voté une baisse des dépenses de fonctionnement de 6 millions d’euros, cette année. Et ce sera à nouveau 6 millions d’euros l’an prochain, si le gouvernement ne change pas sa politique. Les actions comme celles organisées, le 11 mars dernier, par le monde du BTP (manifestation visant à dénoncer la destruction des emplois dans ce secteur, en particulier faute de chantiers publics, ndlr) vont dans le bon sens car elles expriment clairement l’effet contre-productif de la politique du gouvernement par rapport aux objectifs recherchés. On voit bien qu’il s’agit plutôt d’essayer d’éviter l’effondrement du modèle ancien que de préparer l’avenir. Or, il y a des besoins tout de suite et demain, que ce soit dans le domaine des écoles, mais aussi de la transition énergétique.

 

 

De quoi êtes-vous satisfait ?

 

Du fait d’avoir tracé ce cap clair. Cette sobriété de l’action publique sur les dossiers chauds, une vision et un cap maintenu quelles que soient les circonstances, que ce soit sur l’espace public, les écoles, la participation, les formations finances, le travail prospectif avec les habitants, les concertations qui ont eu lieu sur les constructions Notre-Dame, l’Esplanade, la place Xavier Jouvin… Autant d’éléments positifs qui montrent que les citoyens sortent de la consommation et se mettent en marche, même si ce n’est pas forcément évident pour tout le monde de participer. Mais aussi les conseils citoyens indépendants et la révision du PLU que l’on a fait dans un temps assez court pour que le transfert à la métropole se fasse sur un périmètre un peu revu.

 

Assises citoyennes - Auditorium

 

 

A contrario, quels regrets avez-vous ?

 

Au moins un : alors qu’en matière de sécurité nous avons porté, pendant la campagne, un discours axé sur la présence humaine, ma remarque un peu caustique de lendemain d’élection sur France 3 Alpes concernant la suppression des caméras à Grenoble a focalisé les esprits sur ce qui intéresse en pratique le PS et l’UMP, à savoir, la vidéosurveillance. Ce sparadrap qui colle un peu constitue un épiphénomène dans notre vision de la tranquillité publique, dans nos rapports avec la police nationale et dans notre projet éducatif et culturel pour qu’il y ait cette harmonie.

 

Alors, oui, je regrette la façon dont cela a été formulé. C’est là que l’on voit que l’expression publique peut nous échapper. J’ai un humour caustique. Je le sais et cet humour est à contextualiser dans certains espaces. Cela m’a rendu plus prudent, même s’il faut aussi savoir garder sa joie de vivre et son humour.

 

 

Quelles ont été les bonnes et les mauvaises surprises à votre arrivée et depuis ?

 

La mauvaise surprise a clairement été la décision du gouvernement Valls de baisser massivement les dotations de l’État : nous étions tous réunis – la gauche, les écologistes et une partie de la droite – pour dénoncer le gel des dotations des dernières années de Sarkozy. On a voté des vœux unanimes au conseil régional pour dire à quel point cela allait avoir un impact sur les services publics locaux, la capacité à préparer l’avenir, et rappeler que 70 % de l’investissement se fait via les collectivités locales, avec de l’argent qui vient aussi de l’État. Cela constitue tout de même un électrochoc important.

 

© Joël Kermabon - placegrenet.fr

© Joël Kermabon – placegrenet.fr

 

La bonne surprise, c’est que dans l’ensemble des milieux, quelle que soit leur couleur politique, il y a quand même un accueil favorable. Au-delà de l’alternance bienvenue – car, pour tout le monde, 19 ans c’est un peu long – nous avons remis sur la table des débats de fond. On fait le lien en permanence entre le fond, la vision de l’avenir et les actions concrètes d’aujourd’hui. Cette discussion donne du souffle, que l’on soit d’accord ou non avec les décisions prises. Il y a une mise en perspective et une mise en actes entre la vision et le concret.

 

 

Avez-vous pu progresser dans tous les domaines selon le rythme fixé ?

 

Nous progressons partout. C’est réjouissant car notre mode d’action vise à nous améliorer en permanence, en étant plus rapides, plus efficaces et plus à l’écoute la fois d’après. On gagne de la capacité d’action. Malgré tout, une bonne partie de mon temps, de celui de mes adjoints et de l’équipe a été consacrée en 2014 à rencontrer l’ensemble des acteurs. Car il nous a fallu – la vie politique est ainsi faite – déminer des rumeurs, voire des mensonges véhiculés à dessein, afin de rétablir la vérité. Cela a ensuite permis de retrouver une cohérence du discours et un espace d’échanges sur des bases saines, aussi bien ici qu’à Paris. Et désormais, nous avons de plus en plus de temps à consacrer au travail.

 

 

Lors de votre dernier meeting à la Bastille, votre équipe avait projeté un petit film de fiction « Eric Piolle 2017 : bilan de 3 ans de mandat ». Des Grenoblois s’y félicitaient fictivement des actions entreprises depuis votre élection en 2014. Quid des promesses formulées, un an après ?

 

[…]

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Commentaires 15
  1. Mary bah je pense que tu est un libéral qui baisse son froc sous l’autel du fric.
    a priori un budget investissement sur une vile ce n’est que les dotation de l’Etat ne moins plus … plus .. plus … la dette . Je suis sur que tu serai parant pour que le moindre « con » de Grenoblois avec un salaire très médian (-) banque de 70 à 150 euros de taxe foncière en plus pour ta poire dans l’optique Valls .. Renzo Sulli que tu défends.
    La reprise économique, anti-déflation est peut être ailleurs mais ne concerne pas que le BTP c’est b^te à dire mais c’est une réalité une opposition de pensée (à gauche entre autre mais que la droite adopte en pratique) ….

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    • Des propos très intéressants dites moi, avec une réflexion très aboutie, et une analyse de situation politique et économique hors du commun.
      Au moins je comprends mieux votre choix de soutenir la majorité grenobloise, et je lis mieux certains de ses électeurs.

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  2. L’oppsoition :
    on a surtout l’impression que Piolle defend des quiches incapables de lire un papier en public alors que sa majorité matrise les codes de la com’ à savoir lire des textes sur un o’dinateur portable ce qui change la posture. La vidéo des conseils => maitris de la communication. Le Ps ne se rend ps compte qu’il est scénarisé dans son absolu le plus merdique, le plus nul. Safar est nul. Chamussy est nul tel un bouledogue éructant sa nullité. Ce type ne pourra jmais être élu. Finalement en local le Ps , l’UMP sont médiocres en comm’ s’en référent qu’à leur sacra saint DL. La mise en ligne des conseils c’est juste une longueur d’avance pour Piolle qui se délecte de ses blagues, de sa maîtrise devant une opposition qui n’élève pas le débat. Les merdouilles du comme Breuil balancent des poncifs qui pourraient être l’égal d »un Safar tellement nos élus sont nuuls. Le local ce n’est pas du bio local comme le prêtant madame Dijdel c’es du Lidl de la pensée ! J’hésite avec Baboo concernant les conditions de travail. Ah merde de l’emploi que le Ps, Valls aime tant !
    Autant écouter France Inter, France culture que ces nuls, cette médiocrité de pensée durant 4-5 heures …

    vos élus de l’extrême gauche à l’extrême droite se foutent de votre gueules qu’ils aillent [modéré – insultant]… vive l’abstention. On s’est battu pour le vote … et conte les privilèges n’est-ce pas ?

    [modéré- insultant] la médiocrité intellectuelle de ces élus !

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    • C’est vrai que c’est la finalité recherchée d’avoir une comm bien rodée, d’avoir des caméras qui filment des conseils, c’est vrai que c’est l’objectif ultime recherché par la Politique avec un grand ‘P’, c’est vrai que c’est comme ça qu’on construit un programme, une ligne…à moins que finalement ce ne soient que des outils, des outils de communication au sens large d’ailleurs, mais alors l’objectif in fine pour la Ville, pour la Collectivité il est où ?

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  3. Mensonges et rumeurs, autant que promesses qui ont été beaucoup le fait de l’équipe Piolle durant la campagne. Il faut maintenant se confronter à la réalité, y compris la plus douloureuse comme à Villeneuve ou à Prémol, comme GEG ou Raise Partner, comme l’absence de projet urbain ou la rigueur budgétaire. Les inaugurations d’équipements, de parcs, de places ou de logements lancés par la municipalité précédente ne feront pas illusion éternellement, tout comme le remplacement des belles sucettes Decaux par du contreplaqué. Le sentiment de nombreux grenoblois, comme l’a fait apparaître le film de Salera Benarbia, est que la ville se dégrade : insécurité, SDF, propreté, fermeture de commerces, bidonvilles … Rumeurs ? ou réalité constatée ? Chacun jugera. Mais il faudra des réponses concrètes et pas seulement des incantations ou les éternels renvois à la démocratie participative, certes indispensable, mais qui constitue un moyen et non un projet. La première année du mandat, la plus importante et souvent déterminante, est passée et on n’a toujours rien vu.

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    • Effectivement la nouvelle est tombée, il n’y aura pas de régie éclairage public à Grenoble, nouvelle fausse promesse:
      – GEG a perdu le marché d’éclairage,
      – Citéos l’a remporté et sera donc le titulaire…

      Encore 9 mois de perdus, encore des recours, et finalement pour appliquer le marché initial…et ouf GEG conserve ses 21 agents affectés à l’éclairage public, évidemment je suis satisfaite pour eux mais comment payer alors leur salaire sans cette activité ? sur les impôts ? le redéploiement de ces agents vers d’autres structures serait au moins à leur reproposer (vers EDF ?).

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  4. La photo de Piolle que vous avez mise en page d’accueil est assez « amusante ».
    Avec ses deux mains en avant aux doigts écartés et légèrement recourbés, Piolle ressemble à un magnétiseur … Attention ! vous allez dormir, écoutez-moi, regardez-moi … C’est le Ka Piolle de la Jungle, pour vous ?
    😉

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    • C’est vous qui les dites, ça doit être ça, je vous retourne la question vous êtes plus concernée…

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  5. Piolle est obligé de se justifier et insttumentalise lui même les foules alors même qu’il surfe sur les anciens programmes lancés avant son élection.
    Depuis à part sa communication, il n’avance pas. Le temps des réalités est en train de le rattraper. Les grenoblois eux l’attendent, enfin pour pas encore très longtemps.

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  6. Ping : eric piolle invité à place gre’net pour faire le bilan | EELV Grenoble

  7. Tiens après des remarques plutôt déplaisantes dans un grand journal national à grande audience sur l’action conduite par la Municipalité Piolle, le même s’autorise une auto-critique plutôt positive dans un média local, et comme d’habitude et il nie être associé au marasme naissant partout ailleurs:
    – crise côté BTP avec des recours à tous les coins de rue des écolos ou assimilés,
    – gestion de parkings confiée au privé alors qu’une régie existait,
    – GEG et l’éclairage public dont le retour en régie devient des plus incertain,…
    Mais toujours cette communication bien rodée, ce n’est pas lui, ce sont les autres…

    « C’est pas nous ce sont les autres »:
    – soit le passé avec 19 ans d’équipes Destot (dont EELV a longtemps dans la majorité),
    – soit le passé encore avec le département (Vallini) (dont EELV a été longtemps dans la majorité)
    – soit dans le présent (Valls, Hollande, Queyranne dont EELV est encore dans la majorité)…
    – et le futur concrétement ? Oui très concrétement ? Divisions, extrèmistes, et localement, on va doucement vers la décroissance, un mandat où il ne se passera pas grand chose au final voire même une image nefaste renvoyée vers l’extérieur (oui l’extérieur, pas l’égocentrisme).

    Jamais je n’ai entendu dire Piolle s’exprimer positivement sur une autre démarche que celle de sa majorité, pas de remarque positive même quand le bon sens voudrait que l’on dépasse parfois ses propres clivages.

    Il entretient cette image angélique, or la réalité correspond à une comm plus rodée, propagande, réseaux sociaux, socialistes et communistes = le passé, la droite = opposition…

    La remarque sur le BTP est probablement de trop: Jacques Chanut, président de la FFB l’a ouvertement critiqué sur la politique du recours, du « on gagne du temps », « on verra bien » lors de la rencontre à la CCI le mois dernier, mais Piolle n’est pas responsable c’est Valls…La salle était outrée de la démarche de Piolle, dans la salle des ouvriers, des patrons, un petit microcosme de la société…

    Alors même que l’investissement est possible, malgré la baisse de la DGF, c’est un principe de base des dépenses publiques, Piolle défend que c’est la baisse de la DGF qui bloque les chantiers (ce sont les recours qui bloquent pour le moment)…mais bon on est pas à une approximation près, à moins qu’il souhaite sincérement la décroissance, ce qui pose plus globalement son choix de vie…il faut bien donner à manger à 4 enfants dans la famille.

    Il est juste incroyable, tellement ces raccourcis passeraient pour être « vrais » si on ne creusait pas un peu, mais la réalité est plus terne.
    Une équipe hétéroclite, un FDG qui disparait derrière les écolos dans l’inconscient collectif, une dynamique économique contrastée, et la reconduite de nombreuses démarche de l’ancienne majorité.

    Je suis déçue, tellement déçue, et la douche tiède est devenue froide avec des élections départementales qui ont vu arriver la droite, pire 11 cantons où les listes rassemblement citoyen écolo présentes ont eu raison des listes de gauche, entrainant des 2ème tours union de la droite face au FN…quand on se trompe d’ennemi voilà ce qui arrive.

    Un projet politique c’est la voie du concensus et des compromis ; et ne pas accepter les contradictions cristallisent et renforcent les extrèmes puisque le discours majoritaire renforce l’idée que la gauche est responsable de tous les maux. Toujours cette tromperie sur les opposants, les vrais contre lesquels la lutte doit s’organiser.

    Voilà un premier aperçu au département, demain à la région, alors même qu’EELV a bien du mal à critiquer objectivement JJ.Queyranne.

    Après demain ce sera à la Métro, la prétendue relation Piolle-Ferrari risque de bruler, Ferrari avait même envoyé son fidèle serviteur dans son canton PS pour le département, les écolos ont eu la bonne idée de présenter une liste en face, résultat second tour comme ailleurs Droite contre FN. J’ai compris que Ferrari n’avait pas tout à fait digéré alors même qu’il accepte des compromis nombreux à la Métro.

    J’envie les visions de Placé ou Jadot qui ont choisi la voix du rassemblement de la gauche PS PCF Vers, et je ne comprends plus du tout la bande Duflot à laquelle finalement Piolle est assimilée, quelle ligne ? quelles idées ?

    Puisque l’autofélicitation satisfait narcisse « nous progressons partout » (verbatim Piolle en toute humilité), la proximité dépassée et la bonhommie devraient j’espère maintenant céder à un projet concret.

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    • Chère Mary,
      Vous êtes bien connue comme anti-Piolle, anciennement élue PC qui, visiblement n’a pas digéré la défaite. A chaque article sur la mairie, vous êtes là. Seulement vous ne faites aucune proposition pour nous démontrer la justesse de vos critique. Par ex :
      « Alors même que l’investissement est possible, malgré la baisse de la DGF »
      écrivez-vous. Il aurait été intéressant et instructif que vous nous disiez comment vous auriez investi, vous, alors que, grâce à votre ancienne mairie, l’endettement par habitant a explosé et que, justement, la DGF a fortement baissée ?
      Ce serait fort sympathique de prendre un autre ton. Vous allez vous user, il rester 5 ans …
      La critique est aisée …
      Bonne journée

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      • Je ne suis pas une ancienne élue de la ville !

        Je suis active au bureau national du PCF et oeuvre en Isère pour trouver des solutions pour travailler avec ceux qui le veulent bien à gauche notamment sur le développement économique, le social et le logement.

        A titre d’exemple sur le territoire de l’agglomération j’ai oeuvré à Fontaine, un an après la division des gauches aux Municipales, pour permettre pour les Départementales de faire liste commune PCF / PS et ça a fonctionné, j’ai en effet autant dans le Nord Isère ; EELV ayant décidé de partir en face comme presque partout d’ailleurs, la suite vous la connaissez, la vague verte n’est pas arrivée, et au contraire la droite s’est installée. Est ce faux ?

        Concernant le ton, je reste factuelle sur les éléments en ma possession, je suis devenue sceptique sur la capacité de l’équipe Piolle à réagir, nous sommes en démocratie, je suis aussi électrice, car à force de demander du temps pour tout, de demander des recours, ou au contraire ne pas prendre de position: on traine, ou on ne fait rien. Il reste (encore) cinq ans, ah bon ? Dans quelle dynamique ?

        Il va falloir vous habituer aux critiques de toute part, au départ par des acteurs politiques PCF, PS, UMP, UDI, etc…et je ne vous le souhaite, peut être demain par des électeurs. Voyez vous engagée depuis 20 ans, j’ai appris à lire les critiques, pas les cautionner, vous verrez vous y arriverez aussi.

        Heureusement la pomme verte ne pourrit pas encore de l’intérieur, sauf si un vers venait à s’y loger, et ça c’est peut être la pire des choses la division de l’interne…celle de Duflot contre Placé par exemple.

        Effectivement, la critique est facile, je vous le concède volontiers. Vous connaissez d’ailleurs les critiques vous même: sur le passé, sur le gouvernement, sur le département, c’est bien ça non ? Alors si nous ne sommes plus autorisées à critiquer le microcosme grenoblois parce que ça devient interdit, il faudra me le dire, la démocratie veut que l’on oppose des idées pour essayer d’avancer ensemble et pour tous…

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      • Sur la partie économique, je ne vais pas rentrer dans les détails.

        Pour simplifier contrairement à l’immense majorité des villes de plus de 150 000hts, Grenoble était intégrée jusqu’à fin 2014 dans une communauté d’agglomération La Métro qui n’exercait que très peu de compétences intercommunales, contrairement aux autres villes de cette taille qui sont très largement intégrées à des communautés urbaines aux compétences élargies.

        Depuis janvier 2015, la Métro est devenue Métropole.
        De très nombreuses compétences sont transférées de la ville de Grenoble à la Métro et naturellement Grenoble retrouvera des niveaux plus proches des moyennes nationales, le recours à l’emprunt pour la ville est d’emblée possible.

        La Ville de Grenoble supportait donc des couts naturellement plus élevés par habitants (tant côté budget de fonctionnement que d’investissement) que la moyenne de ville de sa catégorie.
        Par ailleurs, les choix des régies directes, SPL, ou SEM sont nombreux à Grenoble contrairement à ce qui se passe ailleurs supposant in fine un impact naturel sur la fiscalité. L’optimisation globale au niveau national de certaines structures permet mathématiquement des économies d’échelle, la volonté d’ailleurs de la réforme territoriale vise des niveaux d’optimisation supra communaux à travers les intercos, ou des grandes régions, tout en contenant la fiscalité.

        La transformation de la communauté d’agglomération en Métropole va ainsi naturellement réduire l’assiette fiscale communale par habitant à Grenoble, et dégager des marges pour recourir à un endettement raisonné (ie. couvert par les recettes fiscales sur des durées courtes).

        C’est le propre de l’investissement public d’ailleurs comme le prévoit le CGCT. On peut ne pas être d’accord mais il faudra alors modifier la loi…remarquez vous n’êtes probablement pas à un amendement prêt ?

        Bref, je ne vais pas vous donner des leçons d’économie publique, la vraie question est simple: quand les recours des écolos et de leurs associations vont-ils enfin cesser pour tenter de donner du travail à de l’emploi peu délocalisable comme les employés du BTP ?

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