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Grenoble : le conseil municipal perturbé, empêché… et reporté sine die

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REPORTAGE MULTIMÉDIA – Des opposants au plan d’économies annoncé par l’équipe municipale d’Eric Piolle ont perturbé le conseil municipal lundi 11 juillet, avant de rapidement l’investir, faisant fuir la quasi-totalité des élus. But de la manœuvre ? Dissuader le maire de mettre en œuvre ses mesures d’austérité, comme la fermeture de bibliothèques… Vers 21 heures, celui-ci a fait déclarer l’annulation du conseil municipal.

 

 

 

"Grand rassemblement contre la politique d'austérité de la mairie de Piolle". Grenoble, 11 juillet 2016. © Yuliya Ruzhechka - Place Gre'Net

Les manifestants au plan de “sauvegarde des services publics locaux” ont pris possession du conseil municipal. Grenoble, 11 juillet 2016. © Yuliya Ruzhechka – Place Gre’net

 

« Voyez comme on va vite, à Grenoble ! On fait de la démocratie directe à présent ! », fait mine d’en rire un élu écologiste, venu jeter un œil dans la salle du conseil municipal… Ce soir, les élus ont dû céder leur place sous la pression des manifestants, rentrés de force dans l’enceinte du conseil municipal. « C’est la deuxième fois que cela se produit. La première fois, c’étaient les salariés de GEG », note une bibliothécaire syndicaliste.

 

Lundi 11 juillet, s’est tenu le dernier conseil municipal avant la trêve estivale et vraisemblablement l’un des plus chauds de l’année, au sens propre comme au figuré. La cause de cette “mini révolution” ? Le “plan d’économies”, annoncé sans préavis aux Grenoblois le 9 juin dernier, qui a vraiment beaucoup de mal à passer auprès d’un certain nombre d’habitants et de fonctionnaires de la Ville. Un plan d’austérité qui touche notamment le service de santé scolaire, des maisons des habitants et le réseau des bibliothèques. Celle de Prémol pourrait ainsi fermer définitivement ses portes le 15 juillet.

 

Retour en images.

 

Reportage : Joël Kermabon.

 

 

 

 Invasion du conseil municipal en trois actes

 

 

Trois cents manifestants se sont retrouvés devant l’Hôtel de Ville sur le coup de 17 h 30, ce lundi, à l’appel des syndicats FO, CGT, Sud, de collectifs d’habitants, d’unions de quartier, de Nuit debout, ou bien encore du parti politique NPA.

 

ConseilMunicipal11JuilletIntervention2OpposantsCreditSeverineCattiaux

Intervention, en amont du conseil municipal du 11 juillet 2016, de collectifs d’habitants et l’Intersyndicale… Puis rien ne s’est passé comme d’habitude. © Séverine Cattiaux – placegrenet.fr

Objectif : se faire entendre, clamer leur hostilité farouche contre ce plan d’austérité et demander un moratoire… Les collectifs d’habitants, ainsi que l’intersyndicale de la Ville ont tout d’abord demandé et obtenu une audience, avant le démarrage du conseil, pour exprimer leurs revendications et livrer au maire les signatures recueillies suite aux pétitions lancées contre le plan d’austérité et, notamment, les fermetures de bibliothèques.

 

Deuxième acte du happening : des manifestants se sont introduits dans la partie du conseil municipal destinée au “public” et ont commencé à jouer leur partition.

 

En clair, perturber le conseil en tapant des pieds, en sifflant ou en criant des petites phrases peu tendres à l’encontre des élus : « La vraie commune, pas la fausse commune / Tous pourris, tous corrompus / Pour l’austérité, Piolle-Valls, même combat /  La mairie expulse, expulsons la mairie… »

 

Une poignée de manifestants s'est glissée dans la partie "public" du conseil municipal pour perturber les prises de paroles © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Une poignée de manifestants s’est glissée dans la partie “public” du conseil municipal pour perturber les prises de parole. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Les prises de parole étant inaudibles, les élus se sont peu à peu éclipsés du conseil. Certains représentants de la majorité ont tenté en vain de raisonner la petite dizaine de perturbateurs.

 

Vers 19 h 30, troisième acte du happening : les manifestants restés à l’extérieur du conseil – non sans faire un maximum de raffut de leur côté – ont forcé, sans rencontrer de résistance, les portes du conseil municipal. Ils se sont alors assis en lieu et place des élus, continuant à taper des points sur les tables, et scandant des slogans… « De droite, de gauche, des écolos, l’austérité on la combat ! »

 

 

 

“La plupart des personnes ici ont voté pour nous”

 

 

À la clé, des scènes surréalistes dans cette salle de conseil municipal débordante de manifestants… Les uns annotent les étiquettes des élus posées sur les tables et en font des pyramides.

 

"Grand rassemblement contre la politique d'austérité de la mairie de Piolle". Grenoble, 11 juillet 2016. © Yuliya Ruzhechka - Place Gre'Net

“Grand rassemblement contre la politique d’austérité de la mairie de Piolle” à Grenoble, le 11 juillet 2016. © Yuliya Ruzhechka – Place Gre’net

Des partisans de Nuit debout discutent avec Matthieu Chamussy, président du groupe d’opposition Les Républicains – UDI – Société civile. Un syndicaliste FO tente d’accélérer les choses. “On ne va pas rester toute la nuit ici, il faut demander l’annulation du conseil municipal », propose-t-il.

 

La plupart des personnes ici ont voté pour nous“, observe quant à lui un élu de la majorité. Il comprend leur colère mais ajoute : “Il suffit de les prendre un par un pour leur expliquer pourquoi nous devons faire ce plan. Nous devons faire preuve de pédagogie.

 

Ce n’est pas de pédagogie dont semble pourtant avoir besoin les personnes mobilisées, ce soir, dans la salle, mais d’un dialogue avec le maire. Encore que… « Les conditions du dialogue ne sont pas réunies, certains ne veulent pas discuter, ils ne partiront pas tant que le plan de sauvegarde ne sera pas annulé. Or le plan ne peut être annulé ! », commente un proche du maire, discutant avec quelques manifestants.

 

D’intervention du maire, il n’y aura point. Eric Piolle ne reviendra pas devant les manifestants. C’est le directeur général des services qui viendra annoncer la suspension du conseil municipal. Dans un communiqué transmis à la presse dans la nuit, le maire de Grenoble fait savoir : « Je suis prêt à entendre les revendications de l’intersyndicale et des Grenoblois, pour autant, je condamne fermement la violence déployée et l’entrave au bon fonctionnement démocratique de notre assemblée. »

 

 

 

« C’était un vrai moment citoyen… »

 

 

Pour Julia, manifestante et présidente de l’association Les 2 A (Alliés Alpins), l’opération de ce soir est une réussite. Elle est venue en particulier pour défendre la bibliothèque Alliance. Elle qui voulait comprendre les motivations de cette “non-concertation” repart avec un début d’explication, formulée par un proche du maire : « Nous aurions mis les quartiers en concurrence ? C’étaient aux élus de prendre ces décisions. » La citoyenne grenobloise n’en démord pas : « Il y a cent autres solutions possibles plutôt que de fermer une bibliothèque. Donnez-nous les éléments et on pourra y réfléchir avec les élus et les agents. »

 

"Grand rassemblement contre la politique d'austérité de la mairie de Piolle". Grenoble, 11 juillet 2016. © Yuliya Ruzhechka - Place Gre'Net

“Grand rassemblement contre la politique d’austérité de la mairie de Piolle”. Grenoble, 11 juillet 2016. © Yuliya Ruzhechka – Place Gre’net

Jean-Philippe est, lui aussi, satisfait de la soirée. « C’était un vrai moment citoyen. Les parents, comme moi, étaient là jusqu’au bout, portés, certes, par des manifestants plus professionnels. »

 

Lui aussi est venu à cause de la fermeture des bibliothèques : “Le périscolaire payant selon le quotient familial [l’une des mesures du plan, ndlr] cela ne me choque pas. Mais la fermeture des bibliothèques ? Cela n’a aucun sens… Tout le monde peut comprendre qu’on ferme deux hôpitaux pour en construire un plus grand et plus neuf. Mais ça ne marche pas pour les bibliothèques ! » Et d’espérer que l’exécutif grenoblois puisse changer d’avis à l’issue de ce conseil municipal particulièrement “extraordinaire ».

 

 

Témoignage de Céline Cénatiempo, présidente de l’union de quartier Village Olympique-Vigny Musset, présente ce lundi et qui appelle à une manifestation devant la bibliothèque Prémol mercredi 13 juillet.

 

 

 

 

Photos © Yuliya Ruzhechka – placegrenet.fr

 

 

Séverine Cattiaux, Yuliya Ruzhechka et Joël Kermabon

 

 

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Commentaires 13
  1. Il n’a pas fallu faire beaucoup de recherches pour savoir pourquoi, avant, quand un conseil municipal était perturbé, il n’était pas annulé;
    Avant, les policiers municipaux intervenaient puis, si ça ne suffisait pas, les policiers nationaux étaient appelés, comme lorsque le conseil délibérait sur les squats, notamment le Caddie Yack
    https://old.squat.net/fr/news/grenoble_a191108.html
    ou bien lors de la visite du « Collectif pour un chauffage urbain juste et solidaire »
    etc
    c’est inintéressant, sauf pour les détracteurs de Piolle pour qui tous les arguments sont bons, mêmes les faux, comme lorsque que quelqu’un parle de la fermeture DES bibliothèques lorsqu’il y en a encore une bonne dizaine d’ouvertes.
    Si chacun campe sur ses positions, on n’arrivera à rien. Alors voyons comment faire avancer le schmilblick pour revenir aux 120 propositions décidées comme programme d’élection.
    Alors, un peu de retenue. Il faut discuter encore et encore.

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    • Pour discuter il faut concerter, c’est justement ce que contestent un nombre grandissant d’opposants. La concertation prétendue de la majorité ne fournit rien et pire elle renforce effectivement l’opposition. Au cas d’espèce, il n’y a d’ailleurs pas eu de concertation.

      Il faut revenir au fondamental: si le conseil municipal a été annulé, c’est contre la politique non concertée dans le cadre ce plan d’austérité, c’est donc contre des décisions de la majorité en place. C’est bien cet élément qui est rarissime.

      Souvent ce sont plutôt des envahissements pour défendre des valeurs, des désaccords sur l’éthique, mais contre des décisions propres aux Services Publics ou la fiscalité, je confirme cette annulation relève d’une situation tout simplement exceptionnelle, il faut l’entendre.

      sep article
      • Soyons exact. D’abord, si le conseil a été annulé, c’est que le maire, contrairement à ses prédécesseurs, n’a pas voulu faire intervenir la police pour faire évacuer la salle du conseil.
        Ensuite, vous parlez de valeurs et d’éthique des manifestants quand le conseil a été envahi sous Destot au sujet de l’expulsion des squats, notamment le Caddie Yack. Parce que ceux de lundi ne défendaient pas de valeurs et d’éthique en défendant l’existence des bibliothèques, même s’ils luttaient pour la défense des services publics ? D’autres services sont touchés par la cure d’austérité, ils n’ont pas de défenseurs ? C’est donc bien un choix de valeurs et d’éthique dans un autre contexte. On ne touche pas aux bibliothèques à Grenoble, même si d’autres animations autour du livre sont prévus dans les quartiers.

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      • Je réponds à votre dernier post.
        Cessez de revenir sans cesse sur le passé, nous parlons d’un fait actuel suffisamment rare pour être condamné fermement, le maire a agi en conséquence en reportant le conseil municipal.

        Mais ce qui compte c’est la lecture que l’on en fait, ce n’est pas tant l’actualité mais le malaise qui se propage, c’est la méthode qui est dénoncée par les opposants, par certains collectifs.

        Je suis sure que vous en connaissez certains, en tout cas pour ma part, je connais suffisamment de protestataires pourtant longtemps fidèle à la majorité qui en aujourd’hui assez.

        Le temps a bien changé, ils sont résignés, et il est temps “de faire ce que la majorité a dit”, si Piolle n’avait pas entretenu l’idée d’une concertation permanente, probablement que nous n’en serions pas là. Il n’a pas agi en transparence, il a jeté le doute, il a perdu la confiance d’une partie de son électorat.
        Ici lorsque je fais référence à des valeurs: je parle justement de confiance, de transparence, de concertation dans ce laboratoire prétendu EELV/FDG, les gens ont déchanté vite, trop vite.
        Le service public ce sont des femmes, des hommes, c’est la permanence du service, l’équité, la disponibilité, c’est mon travail, ce sont mes idées, et ce sont elles de ceux qui ont manifesté.

        La permancence du service avec une journée morte il y a quelques mois avait déjà été bafouée. La suppression de salariés municipaux c’est une austérité indique dans la relation de proximité.
        L’équité, c’est de s’attaquer à des manifestations populaires, c’est couper certains de l’accès à la culture.

        Si c’était pas à Grenoble comment auriez-vous réagi, posez-vous simplement cette question, car à la lecture de vos ligne je m’interroge sur les idées que vous défendez. Ce plan d’économie est honteux en particulier sur la forme, aucune concertation, mais on a vu ça où ? à Nice ? à Bordeaux ? certainement pas dans des villes de gauche.

        Il faut juste savoir dire stop à un leader politique, comme j’ai claqué la porte de Destot et compagnie à l’époque. Piolle fait complètement fausse route et s’éloigne des valeurs de gauche sociale, qu’il continue, effectivement Valls-Piolle suivent des trajectoires finalement assez proches mais bien hasardeuses comme le disait le corps syndical lundi soir.

        Entendez le soulèvement de la rue, c’est sincère, ça aidera peut être Piolle a avoir une vision de ce qu’il conduit, il peut relever la tête mais pour ça il faut commencer à écouter un peu.

        sep article
      • Chère Mary,
        Intéressez-vous, comme je viens de le faire, à ceux qui ont envahi la salle du conseil municipal en empêchant la séance de se tenir.
        C’est vraiment “jouissif” de voir comme les oppositions PS et LR s’entendent bien sur le dos de Piolle au point de faire un communiqué commun. C’est aussi “jouissif” de lire que des élus se sont mêlés aux participants et se sont même mis aux premières loges.
        http://www.ades-grenoble.org/wordpress/2016/07/15/politique-politicienne-79/
        http://isere.eelv.fr/2016/07/13/10115/
        Dans les manifestants, il y avait des vrais militants défendant les services publics. Mais ils se font fagociter par des malotrus de politicards.
        Autant je peux entendre les salariés des services touchés par le plan d’austérité, autant je dis que l’anti-Piollisme, consistant à monter la population contre une municipalité élue dans les règles de l’art, devient un jeu politicien indigne d’élus.

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      • Je ne vais pas rebondir sur tout sauf sur un point puisque vous pensez qu’il existe une instrumentation politique. Croyez-vous raisonnablement qu’il y ait eu un appel au peuple pour envahir le CM de la part des partis traditionnels ?

        Puisque vous polisez dans votre post, vous estimez que l’ADES et EELV Isère sont objectifs dans le récit des événements ? Si tel est le cas, je comprends mieux pourquoi la municipalité est devenue sourde, aveugle, à tout mouvement protestataire.

        Il existe donc des filtres tels pour épargner la réalité aux militants de Piolle pour être condamnés à lire l’ADES…je préfère d’autres médias bien plus généralistes et objectifs pour ma part.

        La pluralité des opinions sont l’essor des démocraties, or l’idée qui consiste à centraliser l’information et à la disséminer uniquement via des canaux normés conduit à des politiques obtus, car la concertation n’existe pas.
        Au lieu de défendre la méthode, parlons de fait, c’est l’objet de la dénonciation par les protestataires à Grenoble que vous semblez banaliser.

        Les mêmes qui ont pourtant voté Piolle appelés par des les sirènes de la prétendues démocratie participative écologique. Quelle concertation ! Quel résultat après 2 ans !

        La majorité des protestataires est apolitique, vous le savez probablement, si l’ADES disait la vérité elle vous le dirait. Dans la foule du 11, j’en connais au moins une trentaine qui ont soutenu Piolle, , à se sentir trahis aujourd’hui.

        Il faut arrêter de voir le mal du politique d’arrière garde, vous savez l’opposition est bien docile dans une ville de 150 000 hts.
        Les arguments de la majorité pendant 18 mois étaient centrés sur le passé, et je vois que vous les utilisez encore, si l’ADES est votre livre de chevet pour nourrir l’amertume et servir toujours les mêmes rangaines: “c’est la faute des autres, ceux du passé, le gouvernement, le département, parfois la métro, mais jamais jamais jamais c’est notre faute, nous la majorité à Grenoble on fait très bien”, et évidemment les protestataires il ne faut pas les entendre puisque l’on fait tout très bien.

        On appelle ça le délire parano en langage médical, l’ADES entretient sa propre psychose, Piolle aurait peut être une chance de rebondir s’il acceptait de lacher une partie de sa majorité notamment celle de l’ADES.
        Je vous souhaite bon courage, il faut falloir trouver autre chose pour remobiliser votre électorat.

        Bon courage, le réveil risque d’être pire que celui que je croyais.

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  2. Bonjour,
    Un bilan financier que le PS et les verts (pas mûre )doivent se partager.Elle coûte chère la paix social et le clientelisme de gauche.Apres un tel bilan le PS se permet de parler…….. Le ridicule ne tue pas. [modéré, propos diffamatoires] Les Grenoblois doivent être informés et ce n’est pas des généralités qui les aideront à comprendre une telle escroquerie.
    LE PRÉFET LUI A CHOISI DE NE RIEN FAIRE….CETTE PARTIE DE LA POPULATION NE L’INTERRESSE PEUT-ETRE PAS ????
    Malheureusement nous avons la droite la plus bête du monde qui recrute ses candidats en prison.
    Mentir, travestir la réalité, organiser une fausse représentation des quartiers populaires, payez la paix sociale à grand coup d’argent public,voilà le résultat. Grenoble et son agglomération sont pris en otages par un personnel politique de gauche incompétent, et des élus plus au services de leurs ré- élections qu’au service des administrés.
    Le piston,des beni-oui-oui, une méconnaissance des enjeux du 21° siècle, vous pensiez gérer une grande ville comme Grenoble avec si peu de compétences. A votre place je présenterai ma démission, mais bon, nous n’avons pas la même manière de faire de la politique mon chère maire….

    BENYOUB Abdelkader

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  3. Vox populi disait un certain Piolle. Il va vouloir appliquer ses recettes à lui-même. Sans écoute, sans entendre, en remettant toujours la faute sur le passé ou les autres (le gouvernement par exemple, ou même la Métro parfois), il organise sa fuite en avant.

    Les mêmes qui ont voté pour lui, lui rappellent qu’en politique on n’est pas propriétaire de son siège, on est un simple locataire, y compris en Conseil Municipal.

    Le temps des cerises ne dure pas longtemps, en condamnant la culture, les services publics, Piolle est en train de tirer un trait sur ses quelques résultats positifs (peu nombreux) et surtout renie à d’importants et structurants engagements de campagne.
    Vive l’austérié, vive la réalité, travaillons pour les bobos, pour la Régie Alpexpo, pour le foncier Crédit Agricole, et accompagnons ceux qui partent en vacances et qui se fichent pas mal de savoir ce qui se passe à Grenoble quand ils sont loin.

    Les autres ceux qui resteront les deux mois d’été à Grenoble, vous n’avez pas eu l’Euro, vous n’aurez plus le Tour de France, fini les six jours, les événements populaires sont centrés autour de la fêtes des Tuiles (formidable pour nos anciens !), et si toutefois vous souhaitiez profiter de la lecture, sachez que vos bibliothèques financées sur le dos du contribuable seront bientôt fermées.
    Vive l’écologie, on comprend effectivement qu’elle n’est pas de gauche.
    Mais elle est de quoi au fait ? on ne sait pas trop…

    sep article
  4. Du jamais vu dans l’histoire de France.
    Un maire qui, voyant plusieurs centaines de personnes venues pour manifester leur attachement à leur bibliothèque de quartier en passe d’être fermées durant ce conseil municipal et des agents leur attachement au service public , ne va pas à leur rencontre, ne va pas leur parler.

    Pire: les manifestants pacifiques rentrent dans la salle du conseil, Interruption de séance. Le maire part, la plupart des élus de la majorité aussi. Les manifestants s’installent à la place des élus. 3 heures après, le maire qui était allé se réfugier, voir bouder, dans son bureau, envoie le DGS annoncer que le Conseil Municipal est annulé…. Première fois en France dans une ville de plus de 100 000 habitants.

    Et 1 heures après, le maire et son épouse, sa dircab, son chef de cab , des agents du service de la communication et une employée de la DRH de GEG, à Cabaret Frappé, buvant des canons… Nous nous demandons ce que Mickey 3D peut bien penser de tout cela….

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    • “du jamais vu” ? voyons, voyons, le GAM, retrouvez un peu votre mémoire, car l’envahissement du conseil municipal d’hier n’est vraiment pas une première !!! faut-il vous rappeler lors des décisions que vous vouliez prendre pour l’Esplanade, que le conseil municipal avait aussi été quelque peu perturbé ? et en d’autres occasions aussi …
      Que vouliez-vous, qu’Eric Piolle se cache ? non, il se montre comme d’habitude, prêt à échanger avec ceux qui veulent discuter. J’écris bien “discuter” et pas asséner leur vérité.
      Cette municipalité doit apprendre la CONCERTATION et la COMMUNICATION, ce ne serait pas du luxe, surtout face à des opposants qui veulent tout détourner à leur avantage 😉

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      • Un peu de modestie…l’annulation d’un conseil municipal est rarissime, et malheureusement je ne sais pas si la majorité réalise bien l’aigreur qui envahit les rues de Grenoble.
        Ce serait enfin intéressant que Piolle accepte des idées qui ne viennent pas exclusivement de son propre camp (“concertation”), la fin du mandat sera sinon bien compliquée, il va lui falloir trouver des relais d’opinion (“communication”) qui fondent comme neige au soleil.
        La méthode ne suffit plus, or en dehors de la méthode la majorité n’a pas beaucoup construit mais a beaucoup déconstruit. Et même la méthode se retourne contre elle, quand la concertation citoyenne renforce l’opposition citoyenne. La méthode des opposants n’est pas acceptable, mais elle témoigne un véritable agacement. Opposants qui pour certains choisissaient Piolle à l’élection, pas sûr qu’ils renouvellent leur choix.

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      • Je crois quand même que l’on pas vu d’annulation de conseil municipal à Grenoble depuis bien longtemps. L’envahissement est effectivement une chose commune, mais pas l’annulation, c’est du jamais vu.

        Lorsque l’on regarde le film joint à l’article je crois qu’il faut juste savoir regarder la réalité en face et comprendre le raz le bol que Piolle installe y compris au sein de son electorat. Un opposant par essence même souhaite voir évoluer les choses, et non “détourner” (sic !) les choses à leurs avantages.

        “Concertation et communication”, les gens n’attendent que ça, vox populi disait Piolle, nous en sommes très (trop !) loin. Piolle et son équipe ne savent pas gérer les contradictions, pas étonnant de voir qu’ils ne réalisent même pas la situation etl messsages de l’opposition grandissante dans les rues et maintenant au sein même du conseil municipal.

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    • Vous etes souvent intellectuellement malhonnête GAM mais là c’est carrément du mensonge et de la diffamation : vous dites que les manifestants sont rentrés pacifiquement dans la salle du Conseil alors qu’ils ont violemment forcé un barrage de policiers municipaux et vous dites que le maire buvait “des canons” une heure après au Cabaret alors qu’il n’y est pas passé après ce Conseil municipal qu’il a du annuler.
      On reconnait bien là les méthode du Groupe d’Action Municipal (composé d’une seule personne) soit disant indépendant mais qui a déjà perdu toute crédibilité auprès des médias… vos communiqués délirants ne sont jamais repris, vous en êtes réduit à faire le troll dans les commentaires… pathétique.

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