Grenoble : le conseil municipal perturbé, empêché… et reporté sine die

sep article

Notre indépendance c

REPORTAGE MULTIMÉDIA – Des opposants au plan d’économies annoncé par l’équipe municipale d’Eric Piolle ont perturbé le conseil municipal lundi 11 juillet, avant de rapidement l’investir, faisant fuir la quasi-totalité des élus. But de la manœuvre ? Dissuader le maire de mettre en œuvre ses mesures d’austérité, comme la fermeture de bibliothèques… Vers 21 heures, celui-ci a fait déclarer l’annulation du conseil municipal.

 

 

 

"Grand rassemblement contre la politique d'austérité de la mairie de Piolle". Grenoble, 11 juillet 2016. © Yuliya Ruzhechka - Place Gre'Net

Les mani­fes­tants au plan de « sau­ve­garde des ser­vices publics locaux » ont pris pos­ses­sion du conseil muni­ci­pal. Grenoble, 11 juillet 2016. © Yuliya Ruzhechka – Place Gre’net

 

« Voyez comme on va vite, à Grenoble ! On fait de la démo­cra­tie directe à pré­sent ! », fait mine d’en rire un élu éco­lo­giste, venu jeter un œil dans la salle du conseil muni­ci­pal… Ce soir, les élus ont dû céder leur place sous la pres­sion des mani­fes­tants, ren­trés de force dans l’enceinte du conseil muni­ci­pal. « C’est la deuxième fois que cela se pro­duit. La pre­mière fois, c’étaient les sala­riés de GEG », note une biblio­thé­caire syn­di­ca­liste.

 

Lundi 11 juillet, s’est tenu le der­nier conseil muni­ci­pal avant la trêve esti­vale et vrai­sem­bla­ble­ment l’un des plus chauds de l’année, au sens propre comme au figuré. La cause de cette « mini révo­lu­tion » ? Le « plan d’é­co­no­mies », annoncé sans pré­avis aux Grenoblois le 9 juin der­nier, qui a vrai­ment beau­coup de mal à pas­ser auprès d’un cer­tain nombre d’ha­bi­tants et de fonc­tion­naires de la Ville. Un plan d’austérité qui touche notam­ment le ser­vice de santé sco­laire, des mai­sons des habi­tants et le réseau des biblio­thèques. Celle de Prémol pour­rait ainsi fer­mer défi­ni­ti­ve­ment ses portes le 15 juillet.

 

Retour en images.

 

Reportage : Joël Kermabon.

 

 

 

 Invasion du conseil municipal en trois actes

 

 

Trois cents mani­fes­tants se sont retrou­vés devant l’Hôtel de Ville sur le coup de 17 h 30, ce lundi, à l’appel des syn­di­cats FO, CGT, Sud, de col­lec­tifs d’habitants, d’unions de quar­tier, de Nuit debout, ou bien encore du parti poli­tique NPA.

 

ConseilMunicipal11JuilletIntervention2OpposantsCreditSeverineCattiaux

Intervention, en amont du conseil muni­ci­pal du 11 juillet 2016, de col­lec­tifs d’ha­bi­tants et l’Intersyndicale… Puis rien ne s’est passé comme d’ha­bi­tude. © Séverine Cattiaux – placegrenet.fr

Objectif : se faire entendre, cla­mer leur hos­ti­lité farouche contre ce plan d’austérité et deman­der un mora­toire… Les col­lec­tifs d’habitants, ainsi que l’intersyndicale de la Ville ont tout d’a­bord demandé et obtenu une audience, avant le démar­rage du conseil, pour expri­mer leurs reven­di­ca­tions et livrer au maire les signa­tures recueillies suite aux péti­tions lan­cées contre le plan d’austérité et, notam­ment, les fer­me­tures de biblio­thèques.

 

Deuxième acte du hap­pe­ning : des mani­fes­tants se sont intro­duits dans la par­tie du conseil muni­ci­pal des­ti­née au « public » et ont com­mencé à jouer leur par­ti­tion.

 

En clair, per­tur­ber le conseil en tapant des pieds, en sif­flant ou en criant des petites phrases peu tendres à l’en­contre des élus : « La vraie com­mune, pas la fausse com­mune / Tous pour­ris, tous cor­rom­pus / Pour l’aus­té­rité, Piolle-Valls, même com­bat /  La mai­rie expulse, expul­sons la mai­rie… »

 

Une poignée de manifestants s'est glissée dans la partie "public" du conseil municipal pour perturber les prises de paroles © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Une poi­gnée de mani­fes­tants s’est glis­sée dans la par­tie « public » du conseil muni­ci­pal pour per­tur­ber les prises de parole. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Les prises de parole étant inau­dibles, les élus se sont peu à peu éclip­sés du conseil. Certains repré­sen­tants de la majo­rité ont tenté en vain de rai­son­ner la petite dizaine de per­tur­ba­teurs.

 

Vers 19 h 30, troi­sième acte du hap­pe­ning : les mani­fes­tants res­tés à l’extérieur du conseil – non sans faire un maxi­mum de raf­fut de leur côté – ont forcé, sans ren­con­trer de résis­tance, les portes du conseil muni­ci­pal. Ils se sont alors assis en lieu et place des élus, conti­nuant à taper des points sur les tables, et scan­dant des slo­gans… « De droite, de gauche, des éco­los, l’austérité on la com­bat ! »

 

 

 

« La plupart des personnes ici ont voté pour nous »

 

 

À la clé, des scènes sur­réa­listes dans cette salle de conseil muni­ci­pal débor­dante de mani­fes­tants… Les uns annotent les éti­quettes des élus posées sur les tables et en font des pyra­mides.

 

"Grand rassemblement contre la politique d'austérité de la mairie de Piolle". Grenoble, 11 juillet 2016. © Yuliya Ruzhechka - Place Gre'Net

« Grand ras­sem­ble­ment contre la poli­tique d’aus­té­rité de la mai­rie de Piolle » à Grenoble, le 11 juillet 2016. © Yuliya Ruzhechka – Place Gre’net

Des par­ti­sans de Nuit debout dis­cutent avec Matthieu Chamussy, pré­sident du groupe d’op­po­si­tion Les Républicains – UDI – Société civile. Un syn­di­ca­liste FO tente d’ac­cé­lé­rer les choses. « On ne va pas res­ter toute la nuit ici, il faut deman­der l’an­nu­la­tion du conseil muni­ci­pal », pro­pose-t-il.

 

« La plu­part des per­sonnes ici ont voté pour nous », observe quant à lui un élu de la majo­rité. Il com­prend leur colère mais ajoute : « Il suf­fit de les prendre un par un pour leur expli­quer pour­quoi nous devons faire ce plan. Nous devons faire preuve de péda­go­gie. »

 

Ce n’est pas de péda­go­gie dont semble pour­tant avoir besoin les per­sonnes mobi­li­sées, ce soir, dans la salle, mais d’un dia­logue avec le maire. Encore que… « Les condi­tions du dia­logue ne sont pas réunies, cer­tains ne veulent pas dis­cu­ter, ils ne par­ti­ront pas tant que le plan de sau­ve­garde ne sera pas annulé. Or le plan ne peut être annulé ! », com­mente un proche du maire, dis­cu­tant avec quelques mani­fes­tants.

 

D’intervention du maire, il n’y aura point. Eric Piolle ne revien­dra pas devant les mani­fes­tants. C’est le direc­teur géné­ral des ser­vices qui vien­dra annon­cer la sus­pen­sion du conseil muni­ci­pal. Dans un com­mu­ni­qué trans­mis à la presse dans la nuit, le maire de Grenoble fait savoir : « Je suis prêt à entendre les reven­di­ca­tions de l’intersyndicale et des Grenoblois, pour autant, je condamne fer­me­ment la vio­lence déployée et l’entrave au bon fonc­tion­ne­ment démo­cra­tique de notre assem­blée. »

 

 

 

« C’était un vrai moment citoyen… »

 

 

Pour Julia, mani­fes­tante et pré­si­dente de l’as­so­cia­tion Les 2 A (Alliés Alpins), l’o­pé­ra­tion de ce soir est une réus­site. Elle est venue en par­ti­cu­lier pour défendre la biblio­thèque Alliance. Elle qui vou­lait com­prendre les moti­va­tions de cette « non-concer­ta­tion » repart avec un début d’ex­pli­ca­tion, for­mu­lée par un proche du maire : « Nous aurions mis les quar­tiers en concur­rence ? C’étaient aux élus de prendre ces déci­sions. » La citoyenne gre­no­bloise n’en démord pas : « Il y a cent autres solu­tions pos­sibles plu­tôt que de fer­mer une biblio­thèque. Donnez-nous les élé­ments et on pourra y réflé­chir avec les élus et les agents. »

 

"Grand rassemblement contre la politique d'austérité de la mairie de Piolle". Grenoble, 11 juillet 2016. © Yuliya Ruzhechka - Place Gre'Net

« Grand ras­sem­ble­ment contre la poli­tique d’aus­té­rité de la mai­rie de Piolle ». Grenoble, 11 juillet 2016. © Yuliya Ruzhechka – Place Gre’net

Jean-Philippe est, lui aussi, satis­fait de la soi­rée. « C’était un vrai moment citoyen. Les parents, comme moi, étaient là jusqu’au bout, por­tés, certes, par des mani­fes­tants plus pro­fes­sion­nels. »

 

Lui aussi est venu à cause de la fer­me­ture des biblio­thèques : « Le péri­sco­laire payant selon le quo­tient fami­lial [l’une des mesures du plan, ndlr] cela ne me choque pas. Mais la fer­me­ture des biblio­thèques ? Cela n’a aucun sens… Tout le monde peut com­prendre qu’on ferme deux hôpi­taux pour en construire un plus grand et plus neuf. Mais ça ne marche pas pour les biblio­thèques ! » Et d’es­pé­rer que l’exé­cu­tif gre­no­blois puisse chan­ger d’a­vis à l’issue de ce conseil muni­ci­pal par­ti­cu­liè­re­ment « extra­or­di­naire ».

 

 

Témoignage de Céline Cénatiempo, pré­si­dente de l’u­nion de quar­tier Village Olympique-Vigny Musset, pré­sente ce lundi et qui appelle à une mani­fes­ta­tion devant la biblio­thèque Prémol mer­credi 13 juillet.

 

 

 

 

Photos © Yuliya Ruzhechka – placegrenet.fr

 

 

Séverine Cattiaux, Yuliya Ruzhechka et Joël Kermabon

 

 

commentez lire les commentaires
17462 visites | 13 réactions
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.

Commentaires 13
  1. Il n’a pas fallu faire beau­coup de recherches pour savoir pour­quoi, avant, quand un conseil muni­ci­pal était per­turbé, il n’é­tait pas annulé ;
    Avant, les poli­ciers muni­ci­paux inter­ve­naient puis, si ça ne suf­fi­sait pas, les poli­ciers natio­naux étaient appe­lés, comme lorsque le conseil déli­bé­rait sur les squats, notam­ment le Caddie Yack
    https://old.squat.net/fr/news/grenoble_a191108.html
    ou bien lors de la visite du « Collectif pour un chauf­fage urbain juste et soli­daire »
    etc
    c’est inin­té­res­sant, sauf pour les détrac­teurs de Piolle pour qui tous les argu­ments sont bons, mêmes les faux, comme lorsque que quel­qu’un parle de la fer­me­ture DES biblio­thèques lors­qu’il y en a encore une bonne dizaine d’ou­vertes.
    Si cha­cun campe sur ses posi­tions, on n’ar­ri­vera à rien. Alors voyons com­ment faire avan­cer le schmil­blick pour reve­nir aux 120 pro­po­si­tions déci­dées comme pro­gramme d’é­lec­tion.
    Alors, un peu de rete­nue. Il faut dis­cu­ter encore et encore.

    sep article
    • Pour dis­cu­ter il faut concer­ter, c’est jus­te­ment ce que contestent un nombre gran­dis­sant d’op­po­sants. La concer­ta­tion pré­ten­due de la majo­rité ne four­nit rien et pire elle ren­force effec­ti­ve­ment l’op­po­si­tion. Au cas d’es­pèce, il n’y a d’ailleurs pas eu de concer­ta­tion.

      Il faut reve­nir au fon­da­men­tal : si le conseil muni­ci­pal a été annulé, c’est contre la poli­tique non concer­tée dans le cadre ce plan d’austérité, c’est donc contre des déci­sions de la majo­rité en place. C’est bien cet élé­ment qui est raris­sime.

      Souvent ce sont plu­tôt des enva­his­se­ments pour défendre des valeurs, des désac­cords sur l’é­thique, mais contre des déci­sions propres aux Services Publics ou la fis­ca­lité, je confirme cette annu­la­tion relève d’une situa­tion tout sim­ple­ment excep­tion­nelle, il faut l’en­tendre.

      sep article
      • Soyons exact. D’abord, si le conseil a été annulé, c’est que le maire, contrai­re­ment à ses pré­dé­ces­seurs, n’a pas voulu faire inter­ve­nir la police pour faire éva­cuer la salle du conseil.
        Ensuite, vous par­lez de valeurs et d’é­thique des mani­fes­tants quand le conseil a été envahi sous Destot au sujet de l’ex­pul­sion des squats, notam­ment le Caddie Yack. Parce que ceux de lundi ne défen­daient pas de valeurs et d’é­thique en défen­dant l’exis­tence des biblio­thèques, même s’ils lut­taient pour la défense des ser­vices publics ? D’autres ser­vices sont tou­chés par la cure d’aus­té­rité, ils n’ont pas de défen­seurs ? C’est donc bien un choix de valeurs et d’é­thique dans un autre contexte. On ne touche pas aux biblio­thèques à Grenoble, même si d’autres ani­ma­tions autour du livre sont pré­vus dans les quar­tiers.

        sep article
      • Je réponds à votre der­nier post.
        Cessez de reve­nir sans cesse sur le passé, nous par­lons d’un fait actuel suf­fi­sam­ment rare pour être condamné fer­me­ment, le maire a agi en consé­quence en repor­tant le conseil muni­ci­pal.

        Mais ce qui compte c’est la lec­ture que l’on en fait, ce n’est pas tant l’ac­tua­lité mais le malaise qui se pro­page, c’est la méthode qui est dénon­cée par les oppo­sants, par cer­tains col­lec­tifs.

        Je suis sure que vous en connais­sez cer­tains, en tout cas pour ma part, je connais suf­fi­sam­ment de pro­tes­ta­taires pour­tant long­temps fidèle à la majo­rité qui en aujourd’­hui assez.

        Le temps a bien changé, ils sont rési­gnés, et il est temps « de faire ce que la majo­rité a dit », si Piolle n’a­vait pas entre­tenu l’i­dée d’une concer­ta­tion per­ma­nente, pro­ba­ble­ment que nous n’en serions pas là. Il n’a pas agi en trans­pa­rence, il a jeté le doute, il a perdu la confiance d’une par­tie de son élec­to­rat.
        Ici lorsque je fais réfé­rence à des valeurs : je parle jus­te­ment de confiance, de trans­pa­rence, de concer­ta­tion dans ce labo­ra­toire pré­tendu EELV/FDG, les gens ont déchanté vite, trop vite.
        Le ser­vice public ce sont des femmes, des hommes, c’est la per­ma­nence du ser­vice, l’é­quité, la dis­po­ni­bi­lité, c’est mon tra­vail, ce sont mes idées, et ce sont elles de ceux qui ont mani­festé.

        La per­man­cence du ser­vice avec une jour­née morte il y a quelques mois avait déjà été bafouée. La sup­pres­sion de sala­riés muni­ci­paux c’est une aus­té­rité indique dans la rela­tion de proxi­mité.
        L’équité, c’est de s’at­ta­quer à des mani­fes­ta­tions popu­laires, c’est cou­per cer­tains de l’ac­cès à la culture.

        Si c’é­tait pas à Grenoble com­ment auriez-vous réagi, posez-vous sim­ple­ment cette ques­tion, car à la lec­ture de vos ligne je m’in­ter­roge sur les idées que vous défen­dez. Ce plan d’é­co­no­mie est hon­teux en par­ti­cu­lier sur la forme, aucune concer­ta­tion, mais on a vu ça où ? à Nice ? à Bordeaux ? cer­tai­ne­ment pas dans des villes de gauche.

        Il faut juste savoir dire stop à un lea­der poli­tique, comme j’ai cla­qué la porte de Destot et com­pa­gnie à l’é­poque. Piolle fait com­plè­te­ment fausse route et s’é­loigne des valeurs de gauche sociale, qu’il conti­nue, effec­ti­ve­ment Valls-Piolle suivent des tra­jec­toires fina­le­ment assez proches mais bien hasar­deuses comme le disait le corps syn­di­cal lundi soir.

        Entendez le sou­lè­ve­ment de la rue, c’est sin­cère, ça aidera peut être Piolle a avoir une vision de ce qu’il conduit, il peut rele­ver la tête mais pour ça il faut com­men­cer à écou­ter un peu.

        sep article
      • Chère Mary,
        Intéressez-vous, comme je viens de le faire, à ceux qui ont envahi la salle du conseil muni­ci­pal en empê­chant la séance de se tenir.
        C’est vrai­ment « jouis­sif » de voir comme les oppo­si­tions PS et LR s’en­tendent bien sur le dos de Piolle au point de faire un com­mu­ni­qué com­mun. C’est aussi « jouis­sif » de lire que des élus se sont mêlés aux par­ti­ci­pants et se sont même mis aux pre­mières loges.
        http://www.ades-grenoble.org/wordpress/2016/07/15/politique-politicienne-79/
        http://isere.eelv.fr/2016/07/13/10115/
        Dans les mani­fes­tants, il y avait des vrais mili­tants défen­dant les ser­vices publics. Mais ils se font fago­ci­ter par des malo­trus de poli­ti­cards.
        Autant je peux entendre les sala­riés des ser­vices tou­chés par le plan d’aus­té­rité, autant je dis que l’anti-Piollisme, consis­tant à mon­ter la popu­la­tion contre une muni­ci­pa­lité élue dans les règles de l’art, devient un jeu poli­ti­cien indigne d’é­lus.

        sep article
      • Je ne vais pas rebon­dir sur tout sauf sur un point puisque vous pen­sez qu’il existe une ins­tru­men­ta­tion poli­tique. Croyez-vous rai­son­na­ble­ment qu’il y ait eu un appel au peuple pour enva­hir le CM de la part des par­tis tra­di­tion­nels ?

        Puisque vous poli­sez dans votre post, vous esti­mez que l’ADES et EELV Isère sont objec­tifs dans le récit des évé­ne­ments ? Si tel est le cas, je com­prends mieux pour­quoi la muni­ci­pa­lité est deve­nue sourde, aveugle, à tout mou­ve­ment pro­tes­ta­taire.

        Il existe donc des filtres tels pour épar­gner la réa­lité aux mili­tants de Piolle pour être condam­nés à lire l’ADES…je pré­fère d’autres médias bien plus géné­ra­listes et objec­tifs pour ma part.

        La plu­ra­lité des opi­nions sont l’es­sor des démo­cra­ties, or l’i­dée qui consiste à cen­tra­li­ser l’in­for­ma­tion et à la dis­sé­mi­ner uni­que­ment via des canaux nor­més conduit à des poli­tiques obtus, car la concer­ta­tion n’existe pas.
        Au lieu de défendre la méthode, par­lons de fait, c’est l’ob­jet de la dénon­cia­tion par les pro­tes­ta­taires à Grenoble que vous sem­blez bana­li­ser.

        Les mêmes qui ont pour­tant voté Piolle appe­lés par des les sirènes de la pré­ten­dues démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive éco­lo­gique. Quelle concer­ta­tion ! Quel résul­tat après 2 ans !

        La majo­rité des pro­tes­ta­taires est apo­li­tique, vous le savez pro­ba­ble­ment, si l’ADES disait la vérité elle vous le dirait. Dans la foule du 11, j’en connais au moins une tren­taine qui ont sou­tenu Piolle, , à se sen­tir tra­his aujourd’­hui.

        Il faut arrê­ter de voir le mal du poli­tique d’ar­rière garde, vous savez l’op­po­si­tion est bien docile dans une ville de 150 000 hts.
        Les argu­ments de la majo­rité pen­dant 18 mois étaient cen­trés sur le passé, et je vois que vous les uti­li­sez encore, si l’ADES est votre livre de che­vet pour nour­rir l’a­mer­tume et ser­vir tou­jours les mêmes ran­gaines : « c’est la faute des autres, ceux du passé, le gou­ver­ne­ment, le dépar­te­ment, par­fois la métro, mais jamais jamais jamais c’est notre faute, nous la majo­rité à Grenoble on fait très bien », et évi­dem­ment les pro­tes­ta­taires il ne faut pas les entendre puisque l’on fait tout très bien.

        On appelle ça le délire parano en lan­gage médi­cal, l’ADES entre­tient sa propre psy­chose, Piolle aurait peut être une chance de rebon­dir s’il accep­tait de lacher une par­tie de sa majo­rité notam­ment celle de l’ADES.
        Je vous sou­haite bon cou­rage, il faut fal­loir trou­ver autre chose pour remo­bi­li­ser votre élec­to­rat.

        Bon cou­rage, le réveil risque d’être pire que celui que je croyais.

        sep article
  2. Bonjour,
    Un bilan finan­cier que le PS et les verts (pas mûre )doivent se partager.Elle coûte chère la paix social et le clien­te­lisme de gauche.Apres un tel bilan le PS se per­met de par­ler…….. Le ridi­cule ne tue pas. [modéré, pro­pos dif­fa­ma­toires] Les Grenoblois doivent être infor­més et ce n’est pas des géné­ra­li­tés qui les aide­ront à com­prendre une telle escro­que­rie.
    LE PRÉFET LUI A CHOISI DE NE RIEN FAIRE.…CETTE PARTIE DE LA POPULATION NE L’INTERRESSE PEUT-ETRE PAS ????
    Malheureusement nous avons la droite la plus bête du monde qui recrute ses can­di­dats en pri­son.
    Mentir, tra­ves­tir la réa­lité, orga­ni­ser une fausse repré­sen­ta­tion des quar­tiers popu­laires, payez la paix sociale à grand coup d’argent public,voilà le résul­tat. Grenoble et son agglo­mé­ra­tion sont pris en otages par un per­son­nel poli­tique de gauche incom­pé­tent, et des élus plus au ser­vices de leurs ré- élec­tions qu’au ser­vice des admi­nis­trés.
    Le piston,des beni-oui-oui, une mécon­nais­sance des enjeux du 21° siècle, vous pen­siez gérer une grande ville comme Grenoble avec si peu de com­pé­tences. A votre place je pré­sen­te­rai ma démis­sion, mais bon, nous n’avons pas la même manière de faire de la poli­tique mon chère maire.…

    BENYOUB Abdelkader

    sep article
  3. Vox populi disait un cer­tain Piolle. Il va vou­loir appli­quer ses recettes à lui-même. Sans écoute, sans entendre, en remet­tant tou­jours la faute sur le passé ou les autres (le gou­ver­ne­ment par exemple, ou même la Métro par­fois), il orga­nise sa fuite en avant.

    Les mêmes qui ont voté pour lui, lui rap­pellent qu’en poli­tique on n’est pas pro­prié­taire de son siège, on est un simple loca­taire, y com­pris en Conseil Municipal.

    Le temps des cerises ne dure pas long­temps, en condam­nant la culture, les ser­vices publics, Piolle est en train de tirer un trait sur ses quelques résul­tats posi­tifs (peu nom­breux) et sur­tout renie à d’im­por­tants et struc­tu­rants enga­ge­ments de cam­pagne.
    Vive l’aus­té­rié, vive la réa­lité, tra­vaillons pour les bobos, pour la Régie Alpexpo, pour le fon­cier Crédit Agricole, et accom­pa­gnons ceux qui partent en vacances et qui se fichent pas mal de savoir ce qui se passe à Grenoble quand ils sont loin.

    Les autres ceux qui res­te­ront les deux mois d’été à Grenoble, vous n’a­vez pas eu l’Euro, vous n’au­rez plus le Tour de France, fini les six jours, les évé­ne­ments popu­laires sont cen­trés autour de la fêtes des Tuiles (for­mi­dable pour nos anciens !), et si tou­te­fois vous sou­hai­tiez pro­fi­ter de la lec­ture, sachez que vos biblio­thèques finan­cées sur le dos du contri­buable seront bien­tôt fer­mées.
    Vive l’é­co­lo­gie, on com­prend effec­ti­ve­ment qu’elle n’est pas de gauche.
    Mais elle est de quoi au fait ? on ne sait pas trop…

    sep article
  4. Du jamais vu dans l’his­toire de France.
    Un maire qui, voyant plu­sieurs cen­taines de per­sonnes venues pour mani­fes­ter leur atta­che­ment à leur biblio­thèque de quar­tier en passe d’être fer­mées durant ce conseil muni­ci­pal et des agents leur atta­che­ment au ser­vice public , ne va pas à leur ren­contre, ne va pas leur par­ler.

    Pire : les mani­fes­tants paci­fiques rentrent dans la salle du conseil, Interruption de séance. Le maire part, la plu­part des élus de la majo­rité aussi. Les mani­fes­tants s’ins­tallent à la place des élus. 3 heures après, le maire qui était allé se réfu­gier, voir bou­der, dans son bureau, envoie le DGS annon­cer que le Conseil Municipal est annulé.… Première fois en France dans une ville de plus de 100 000 habi­tants.

    Et 1 heures après, le maire et son épouse, sa dir­cab, son chef de cab , des agents du ser­vice de la com­mu­ni­ca­tion et une employée de la DRH de GEG, à Cabaret Frappé, buvant des canons… Nous nous deman­dons ce que Mickey 3D peut bien pen­ser de tout cela.…

    sep article
    • « du jamais vu » ? voyons, voyons, le GAM, retrou­vez un peu votre mémoire, car l’en­va­his­se­ment du conseil muni­ci­pal d’hier n’est vrai­ment pas une pre­mière !!! faut-il vous rap­pe­ler lors des déci­sions que vous vou­liez prendre pour l’Esplanade, que le conseil muni­ci­pal avait aussi été quelque peu per­turbé ? et en d’autres occa­sions aussi …
      Que vou­liez-vous, qu’Eric Piolle se cache ? non, il se montre comme d’ha­bi­tude, prêt à échan­ger avec ceux qui veulent dis­cu­ter. J’écris bien « dis­cu­ter » et pas assé­ner leur vérité.
      Cette muni­ci­pa­lité doit apprendre la CONCERTATION et la COMMUNICATION, ce ne serait pas du luxe, sur­tout face à des oppo­sants qui veulent tout détour­ner à leur avan­tage 😉

      sep article
      • Un peu de modestie…l’annulation d’un conseil muni­ci­pal est raris­sime, et mal­heu­reu­se­ment je ne sais pas si la majo­rité réa­lise bien l’ai­greur qui enva­hit les rues de Grenoble.
        Ce serait enfin inté­res­sant que Piolle accepte des idées qui ne viennent pas exclu­si­ve­ment de son propre camp (« concer­ta­tion »), la fin du man­dat sera sinon bien com­pli­quée, il va lui fal­loir trou­ver des relais d’opinion (« com­mu­ni­ca­tion ») qui fondent comme neige au soleil.
        La méthode ne suf­fit plus, or en dehors de la méthode la majo­rité n’a pas beau­coup construit mais a beau­coup décons­truit. Et même la méthode se retourne contre elle, quand la concer­ta­tion citoyenne ren­force l’op­po­si­tion citoyenne. La méthode des oppo­sants n’est pas accep­table, mais elle témoigne un véri­table aga­ce­ment. Opposants qui pour cer­tains choi­sis­saient Piolle à l’é­lec­tion, pas sûr qu’ils renou­vellent leur choix.

        sep article
      • Je crois quand même que l’on pas vu d’an­nu­la­tion de conseil muni­ci­pal à Grenoble depuis bien long­temps. L’envahissement est effec­ti­ve­ment une chose com­mune, mais pas l’an­nu­la­tion, c’est du jamais vu.

        Lorsque l’on regarde le film joint à l’ar­ticle je crois qu’il faut juste savoir regar­der la réa­lité en face et com­prendre le raz le bol que Piolle ins­talle y com­pris au sein de son elec­to­rat. Un oppo­sant par essence même sou­haite voir évo­luer les choses, et non « détour­ner » (sic !) les choses à leurs avan­tages.

        « Concertation et com­mu­ni­ca­tion », les gens n’at­tendent que ça, vox populi disait Piolle, nous en sommes très (trop !) loin. Piolle et son équipe ne savent pas gérer les contra­dic­tions, pas éton­nant de voir qu’ils ne réa­lisent même pas la situa­tion etl mess­sages de l’op­po­si­tion gran­dis­sante dans les rues et main­te­nant au sein même du conseil muni­ci­pal.

        sep article
    • Vous etes sou­vent intel­lec­tuel­le­ment mal­hon­nête GAM mais là c’est car­ré­ment du men­songe et de la dif­fa­ma­tion : vous dites que les mani­fes­tants sont ren­trés paci­fi­que­ment dans la salle du Conseil alors qu’ils ont vio­lem­ment forcé un bar­rage de poli­ciers muni­ci­paux et vous dites que le maire buvait « des canons » une heure après au Cabaret alors qu’il n’y est pas passé après ce Conseil muni­ci­pal qu’il a du annu­ler.
      On recon­nait bien là les méthode du Groupe d’Action Municipal (com­posé d’une seule per­sonne) soit disant indé­pen­dant mais qui a déjà perdu toute cré­di­bi­lité auprès des médias… vos com­mu­ni­qués déli­rants ne sont jamais repris, vous en êtes réduit à faire le troll dans les com­men­taires… pathé­tique.

      sep article