Services publics à Grenoble : ça passe ou… ça casse

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DÉCRYPTAGE – Trois bibliothèques et deux maisons des habitants fermées, des places de crèche abandonnées, plus d’agents non permanents aux abords des écoles, un service de santé scolaire réorganisé… La ville de Grenoble envisage un plan d’économies sur les services publics de 14 millions d’euros en deux ans  afin de redresser la barre et d’échapper à la mise sous tutelle de l’État. Mais la baisse des dotations justifie-t-elle, à elle seule, cette politique d’austérité ?

 

 

 

Elus autour d'Eric Piolle lors de la présentation du plan d'austérité de la ville et la refonte des services publics.

Sauvegarde pour les ser­vices publics ? © Patricia Cerinsek

La ville de Grenoble taille dans ses ser­vices publics. Le plan d’économies de 14 mil­lions d’euros sur deux ans n’épargnera qua­si­ment aucun sec­teur.

 

Petite enfance, écoles, social, santé, culture, per­sonnes âgées, asso­cia­tions… une cen­taine de mesures sont pré­vues pour, dixit le maire Eric Piolle, « écar­ter l’épée de Damoclès de la mise sous tutelle de l’État ».

 

La ville de Grenoble est-elle dans une impasse ? Oui, à en croire son maire. Le pre­mier magis­trat l’a répété jeudi lors d’une confé­rence de presse, entouré de plu­sieurs de ses adjoints, élus et fonc­tion­naires, tan­dis qu’une soixan­taine de mani­fes­tants ten­taient de péné­trer dans l’Hôtel de ville, avant d’être délo­gés par les forces de l’ordre sous le regard de CRS sta­tion­nés devant le bâti­ment.

 

 

 

Après le plan de sobriété, l’austérité ?

 

 

L’heure est-elle si grave ? Quid du plan de sobriété lancé en 2014 et censé réduire la voi­lure en taillant dans les indem­ni­tés des élus, les frais de pro­to­cole ou en repre­nant la ges­tion du Palais des sports ? Pas suf­fi­sant…

[…]
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Commentaires 9
  1. La réa­lité de la ges­tion d’Eric PIOLLE est pour­tant celle là, une ges­tion éco­no­mique catas­tro­phique.

    On pourra répé­ter que c’est la faute des autres (argu­ments deve­nus tel­le­ment tra­di­tion­nels), que l’é­quipe muni­ci­pale aime­rait s’en tirer comme cela.

    Sauf que cette fois, c’est ne passe plus. La baisse de la dota­tion de l’Etat poin­tée par E.PIOLLE comme res­pon­sable repré­sen­tera sur l’en­semble du man­dat en gros 25 mil­lions d’eu­ros, la hausse des frais de fonc­tion­ne­ment depuis l’érè Piolle repré­sente entre 11 et 13 mil­lions annuels, la baisse de la dota­tion a donc bon dos.

    Quant aux impots, il faut se rap­pe­ler quelque chose de très simple. Grenoble était une com­mu­nauté d’ag­glo avant 2015 avec de nom­breuses com­pé­tences pla­cées encore dans les villes et non à l’é­ta­blis­se­ment inter­com­mu­nal.
    La réa­lité est donc simple : depuis le pas­sage à la Métro en métro­pole de nom­breuses com­pé­tences sont trans­fé­rées à la Métro, dont le ser­vice ubra par exemple qui a lui seul pesait 17% des dépenses de fonc­tion­ne­ment de la ville. Depuis il ne pèse plus rien à la ville mais à la Métro. Et pour­tant les impots fon­cier n’ont pas baissé, alors pour­quoi ?

    La com­mu­ni­ca­tion a ses limites, et Piolle se prend le pied dans le tapis, rap­pe­lons juste que ce plan d’aus­té­rité (il pourra l’ap­pe­ler « décrois­sance » dans un jar­gon piol­liste), n’é­tait pas des­tiné à être rendu public, encore un élé­ment contraire à sa pré­ten­due trans­pa­rence et objec­ti­vité. Depuis que le dos­sier a fuité, il va par­tout BFM/RMC, PQR, etc…les gens ont en assez. Les mots ne soignent pas tou­jours.

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  2. A tout ceux qui disent que la situa­tion finan­cière actuelle de la Ville de Grenoble est le résul­tat de faits qui datent d’il y a long­temps, voilà la réa­lité :
    (a) des dépenses de fonc­tion­ne­ment qui ont aug­menté de 6 mil­lions en 2015 (36 mil­lions rap­por­tés au man­dat)
    (a) Une épargne qui en deux ans, de 2013 à 2014 passe de +3,8 mil­lions à – 5,6 mil­lions
    (b) Dans le même temps, les inves­tis­se­ments ont baissé de 30% (de 60 à 40 mil­lions) et la dette a explosé de 21 mil­lions. Une com­mune ne peut s’en­det­ter que pour pro­cé­der à des inves­tis­se­ments…
    (d) le tout alors que la Ville a trans­féré plu­sieurs cen­taines de fonc­tion­naires à la Métro ainsi que 85 mil­lions de dette!!!!
    La situa­tion finan­cière à par­tir de 2013 était certes ten­due mais res­tait saine. Du fait d’une base fis­cale gre­no­bloise (nombres de foyers) qui s’é­ro­dait (c’est nor­mal) mais qui, si les pro­jets annu­lés par la nou­velle majo­rité muni­ci­pale a annulé avait été réa­li­sés, se serait amé­lio­rée à par­tir de 2017 les finances muni­ci­pales auraient connue une embel­lie signi­fi­ca­tive. Esplanade, reports de Cambridge, reports pres­qu’île qui vont être pré­sen­tés etc., autant de déci­sion de la muni­ci­pa­lité depuis 2014 qui plombent dura­ble­ment et pour une décen­nie les finances. Il faut bien com­prendre que la ville recouvre la dette crée pour l’a­mé­na­ge­ment en reven­dant les tène­ments amé­na­gés, exac­te­ment comme le fait un pro­mo­teur immo­bi­lier qui finance ses pro­grammes par l’emprunt et les rem­bourse en ven­dant des loge­ments. Une par­tie de cette dette est « in fine », c’est à dire qu’elle se rem­bourse – prin­ci­pal et inté­rêt – une fois le pro­gramme d’a­mé­na­ge­ment ter­miné et vendu. Quand un pro­gramme est annulé, il faut payer des péna­li­tés pour l’an­nu­la­tion des emprunts annu­lés et pour com­pen­ser les maîtres d’œuvre. Quand un pro­gramme est retardé, il faut mal­gré tout ser­vir les inté­rêts des emprunts qui conti­nuent à cou­rir et donc le coût pour la ville aug­mente.

    Dans cette situa­tion finan­cière déjà ten­due, la muni­ci­pa­lité a pris les déci­sions sui­vantes :
    (a) reprendre en direct la ges­tion du palais des sports qui cou­tait déjà 1 millions/an de sub­ven­tions à la ville mais réa­li­sait en moyenne 500 000 euros de béné­fices coûte env ; 1,5 mil­lions à la ville, qui est aujourd’­hui inca­pable de four­nir une comp­ta­bi­lité per­met­tant à la fois de savoir com­bien cet équi­pe­ment (aujourd’­hui qua­si­ment vide) coûte et de maî­tri­ser ces coûts
    (b) A racheté pour 8 mil­lions d’eu­ros dont 7 mil­lions comp­tant, cash, le 31/12/2015 le siège du Crédit Agricole alors que la ville ne pourra pas en dis­po­ser avant plu­sieurs années (au plus tôt 2018), alors que ces bureaux sont loués à cette banque qui a réa­lisé 5 d’eu­ros de pro­fit en 2015 en des­sous du prix du mar­ché, le tout alors que la ville n’a pas la moindre idée du coût total de l’o­pé­ra­tion de regrou­pe­ment des ser­vices et ne sait pas, à part le CCAS, quels ser­vices vont être logés dans ces bâti­ments
    © A crée pour 1 mil­lion d’eu­ros la régie lumière qui est par­fai­te­ment inutile puisque l’é­clai­rage public est géré par un contrat public et qu’il existe à la mai­rie un ser­vice gérant les contrats et les délé­ga­tion de ser­vice public)
    (d) Il existe encore d’autres dépenses super­fé­ta­toires enga­gées en 2015 (fête des tuiles, rachat d’un ter­rain à un pro­mo­teur après avoir illé­ga­le­ment annulé son per­mis de construire etc.)

    Sur la seule année 2015 ; nous esti­mons les dépenses inutiles – au sens de dépenses qui auraient pu être évi­tées – à au moins 15 mil­lions d’eu­ros…

    Les coupes sombres de7 mil­lions d’eu­ros (impo­sées par l’Etat?) qui auront lieu cette année cor­res­pondent à la somme qui a été ver­sée comp­tant à une banque… Vous ren­dez vous compte : la casse du ser­vice public a pour cause directe une opé­ra­tion par laquelle de l’argent public a été don­née une grande entre­prise finan­cières cotée au CAC 40…

    Need we say more ?

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    • Ce Groupe d’Action Métropolitaine ne semble pas connaitre la réa­lité :

      a) l’exa­men du compte admi­nis­tra­tif 2015 mon­trera que pour la pre­mière fois à Grenoble, une muni­ci­pa­lité a tenu son bud­get pri­mi­tif. C’est la pre­mière fois qu’il n’y a pas eu de bud­get sup­plé­men­taire en cours d’an­née (cela a été aussi le cas en 2014 pour réin­té­grer le coût des coups par­tis).

      b) les inves­tis­se­ments ont baissé du fait à la fois (i) des baisses de dota­tions de l’Etat (2015, pre­mière année où 6M€ ont dis­paru des recettes cor­res­pon­dant à cette contri­bu­tion de l’Etat alors qu’e­lels exis­taient en com­pen­sa­tion des trans­ferts de charges de la décen­tra­li­sa­tion) et (ii) la tra­jec­toire des frais de fonc­tio­nen­ment héri­tés de la pré­cé­dente muni­ci­pa­lité.

      Pour les déci­sions prises, don­nons quelques expli­ca­tions :

      a) ce que le GAM sait mais omet de dire, c’est que l’as­so­cia­tion du Palais des Sports rece­vait une sub­ven­tion supé­rieure au mil­lion mais aussi fai­sait payer à la ville l’u­ti­li­sa­tion du lieu pour les dif­fé­rentes fes­ti­vi­tés et par des places pré­ache­tées (voeux du maire, six jours,…). Le bilan est acces­sible ici : http://www.grenoble.fr/include/viewfilesecure.php?idtf=5713&path=Bilan-du-Palais-des-Sports-2015.pdf. On passe ainsi à un coût glo­bal de 1695006€ en 2013 à 715584€ en 2015…

      b) l’a­chat du bâti­ment du Crédit Agricole, fait par­tie d’un inves­tis­se­ment pour réduire le nombre de sites. Plus de 700 bâti­ments appar­tiennent à la ville. Avec cet achat, il est pos­sible de regrou­per 500 agents sur ce nou­veau site Grenoble Sud et ensuite de vendre de très nom­breux bâti­ments. Par ailleurs, la per­for­mance éner­gé­tique du bâti­ment étant bonne, cela dim­mi­nuera la fac­ture éner­gé­tique de la Ville. En 2019, ce sera donc un gain finan­cier pour la ville et de meilleures condi­tions de tra­vail pour les agents.

      c) la Régie Lumière est la réponse opé­ra­tion­nelle à un Plan Lumière ambi­tieux qui vise à réno­ver 84% de l’é­clai­rage public à Grenoble qui est par­fois plus vieux que 30 ans. L’objectif est de faire 56% d’é­co­no­mies rédui­sant la fac­ture d’élec­tri­cité par deux pas­sant de 2M€/an à 1M€/an.

      L’équipe muni­ci­pale n’a rien à cacher aux Grenoblois. Toutes ces infor­ma­tions sont acces­sibles à tous sur le site de la ville dans l’es­pace presse et don­nées publiques. Il semble que ce fameux GAM n’a pour unique ambi­tion que de polé­mi­quer et de men­tir sur la situa­tion de Grenoble. Il serait inté­res­sant que cette éner­gie soit mise à pro­fit pour pro­po­ser des alter­na­tives cré­dibles et finan­çables.

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      • Cher Monsieur Malbet,
        Si le bilan de la ges­tion en propre du Palais des Sports est aussi com­plet que le compte de dépense de la fête des tuiles 2015 (la muni­ci­pa­lité n’a tou­jours pas répondu d’ailleurs sur le coût du per­son­nel com­mu­nal alors que la CADA l’y obli­geait), vous nous excu­se­rez de nous écar­ter un ins­tant pour pouf­fer.
        *** INTERLUDE****
        Nous revoilà.
        Oui Monsieur Malbet, les bases de la taxe d’ha­bi­ta­tion et des taxes fon­cière ont été rééva­luées en 2015 alors que les taux d’im­po­si­tion eux n’ont pas changé. 1,;3 mil­lions de recettes sup­plé­men­taires à nombre de contri­buable constant.
        Les recettes fis­cales propres baissent ? De 3 choses l’une : (1) soit le nombre de foyer impo­sables baisse et Grenoble s’ap­pau­vrit, (2) soit le nombre de foyer baisse et Grenoble se dépeuple, (3) soit c’est un mélange des deux.

        La Régie Lumière est une farce car l’é­clai­rage public est cREM que peut très bien gérer le ser­vice de ges­tion délé­guée de la mai­rie dont c’est le bou­lot et qui en a géré des plus gros. Vous vous moquez du monde car votre affaire de « grand ser­vice public de l’éner­gie » est déjà une réa­lité, confir­mée par le Traité de Lisbonne : les SEIG…

        Si l’é­quipe muni­ci­pale n’a rien à cacher aux Grenoblois, alors ren­dez public la lettre du pré­fet trai­tant des finances de la ville et la peut-être vous don­ne­rez nous la preuve que nous évo­luons sur la même brane et dan­sons sur la même corde.

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      • sep article
  3. « D’autant que Grenoble compte parmi les villes aux impôts locaux et à la dette les plus éle­vés de France. »
    De quand ça date, puisque les impôts n’ont pas aug­menté depuis 2014 ?
    « Si l’on fait main­te­nant le cal­cul pour l’é­quipe muni­ci­pale en place entre 2008 et 2013 :
    A Grenoble, les impôts locaux par habi­tant ont aug­men­tés de 27.18 % entre 2008 et 2013. »
    Intéressant à lire : Grenoble en 2014
    http://proxiti.info/budget-commune.php?o=38185&n=GRENOBLE
    Le mieux, c’est de se faire son idée après avoir écouté le maire
    http://france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/isere/grenoble/plan-d-austerite-grenoble-il-fallait-faire-des-choix-clairs-en-lien-avec-le-reel-eric-piolle-1019973.html
    C’est la moindre des choses et si l’op­po­si­tion n’est pas contente, qu’elle uti­lise le sys­tème de vota­tion citoyenne, elle uti­li­se­rait enfin un sys­tème démo­cra­tique.
    La fête des Tuiles ne vous a pas plu ? mais elle a été une ENORME fête popu­laire et ce serait bien qu’elle conti­nue. Cette année, elle a couté presque 2 fois moins cher que l’an der­nier. Il faut dire qu’il n’y avait pas de grève dans le per­son­nel muni­ci­pal, comme l’an der­nier, et qu’il n’a pas été utile d’embaucher des agents exté­rieurs.
    Il y a des points qui ne me plaisent pas, comme faire payer les fluides à des asso­cia­tions qui n’ont plus ou beau­coup moins de sub­ven­tions (grand merci aussi au Conseil Départemental), mais, au moins, le dia­logue n’est pas rompu, ça dis­cute et ça réunio­nise.
    Les temps sont durs

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  4. Bonjour,
    Un mes­sage a M.noblecourt :
    Vous avez tue l’a­ve­nir de nos enfants a grand coup d’argent public.Vous etes un des res­pon­sables poli­tiques qui nous a mis la ville dans cet etat la et vous osez la rame­ner.« Le ridi­cule ne tue pas ».
    Il fau­drai que vous expli­quez a la popu­la­tion com­ment ont ete gere les affaires sociales sous l’an­cienne municipalitee.….exemple:MDH « Place des Geants »
    Mais sur­tout avec un bilan catas­tro­phique com­ment avez vous reussi a tra­vailler au minis­tere de l’e­du­ca­tion nationale.….il y en a qui ont le bras long voir teles­co­pique…
    Une vraie poli­tique de der­nier de la classe.
    BENYOUB.A

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  5. Bonjour,
    La situa­tion finan­cire de la ville de Grenoble est connu depuis long­temps.
    Vivre au des­sus de ses moyens,remercier les per­sonnes qui vous ont aide a etre elu via des emplois ou subventions,l’achat de la paix sociale devenu de plus en plus cou­teux en vie et en argent,voila quelques ele­ments d’ex­pli­ca­tions…
    De plus avoir un chef d’or­chestre qui ne connait pas la par­ti­tion n’aide pas a resoudre ce genre de problemes.Nous avons aujourd’­hui a Grenoble un monde poli­tique com­ple­te­ment a l’ouest qui n’aime pas les entrepreneurs,le tra­vail et ne jure que par les sub­ven­tions ou dota­tions d’e­tat.….
    Heureusement cer­tains ont anti­cipe en ouvrant un compte a SINGAPOUR pour les autres aug­men­ta­tion d’im­pot.….

    BENYOUB A

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    • A la dif­fa­ma­tion « Heureusement cer­tains ont anti­cipe en ouvrant un compte a SINGAPOUR » vous ajou­tez le men­songe « pour les autres aug­men­ta­tion d’impot….. » puisque les impôts ne vont pas aug­men­ter.
      Ce n’est pas nou­veau … votre anti-piol­lisme tourne au ridi­cule.

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