Nanosatellites : Grenoble inaugure son centre spatial universitaire

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FOCUS – Dédié à la construction de systèmes intelligents miniaturisés pour l’industrie spatiale, le centre spatial universitaire de Grenoble est officiellement inauguré ce vendredi 11 septembre 2015. Premier projet mis en œuvre par des étudiants français et russes : la construction d’un nanosatellite équipé des dernières innovations technologiques pour observer, au long cours, les aurores polaires depuis l’espace.

 

 

 

© UJF

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Dans la nébuleuse de la recherche spatiale grenobloise, on connaissait déjà l’observatoire de sciences de l’univers de Grenoble (Osug) et l’institut de planétologie et d’astrophysique (Ipag). Il faut désormais compter avec son dernier né, le centre spatial universitaire (CSUG).

 

Cette nouvelle structure à la croisée de l’enseignement, de la recherche fondamentale et de l’ingénierie va s’atteler à former des étudiants aux techniques spatiales, au sein des locaux à l’UFR PhiTem sur le campus de Saint-Martin-d’Hères. Rien d’étonnant donc à ce que les 200 m2 du tout nouveau CSUG soient inaugurés ce vendredi 11 septembre à 10 h 30, à la fois par Patrick Lévy, président de l’université Joseph-Fourier (UJF), et Brigitte Plateau, administratrice générale de l’institut national polytechnique de Grenoble (INPG).

 

 

 

Les étudiants aux manettes pour construire des nanosatellites

 

 

L’enthousiasme est palpable. « Les étudiants vont intervenir à toutes les étapes de la fabrication : de la conception idéalisée jusqu’à la réalisation. Et ils testeront eux-mêmes les dispositifs », précise Mathieu Barthélémy, enseignant-chercheur à l’Ipag (OSUG-CNRS/UJF) et directeur du centre spatial universitaire de Grenoble (CSUG). Mais de quoi parle-t-on ? De nanosatellites !

 

Nanosatellite en orbite (Illustration). DR

Nanosatellite en orbite (illustration). DR

Petits engins cubiques, ils sont ultracompacts. De 10 à 50 cm de côté, leur volume est de 1 à 5 litres. En orbite à 600 km de la Terre, ils foncent à plus de 20.000 km/h, parcourent 17 fois le tour de la Terre en un jour et peuvent maintenir ce rythme pendant plusieurs années. Durant tout ce temps, ils collectent des données grâce à l’instrumentation miniaturisée embarquée. Celles-ci sont ensuite envoyées sur Terre.

 

Les étudiants présents dans le cadre d’un projet d’étude ou d’un stage seront solidement encadrés par des chercheurs et des industriels du bassin grenoblois.

 

Ces derniers travaillent, en effet, tous – au moins pour partie – dans le domaine spatial et sont spécialisés dans les nanotechnologies. Parmi les gros acteurs privés du secteur, on peut citer STMicroelectronics, e2v, Sofradir et Air Liquide.

 

Mais des entreprises de plus petite taille sont aussi présentes sur ce marché. C’est le cas de Pyxalis et Resolution Spectra System, partenaires industriels du premier projet du CSUG, qui encadreront les étudiants avec les chercheurs de l’Institut de planétologie et d’astrophysique de Grenoble (Ipag).

 

 

 

Observer les aurores polaires depuis l’espace

 

 

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