FOCUS – Les problèmes d’effectifs de l’unité d’inclusion sociale de la Grenoble Alpes Métropole menacent ses missions de résorption des squats et bidonvilles, selon la CGT. Le syndicat, qui pointe du doigt le non-remplacement d’une salariée partie en avril et d’un arrêt-maladie depuis un an, craint en outre le non-renouvellement de CDD. De son côté, la Métropole explique que les besoins sur le terrain excèdent ses ressources financières. Elle travaille à un plan d’adaptation, tout en cherchant à obtenir des financements complémentaires de l’État pour qui elle remplit cette mission.
« Nos missions sont menacées par les baisses d’effectifs ». Cette alerte, c’est le service de résorption des squats et bidonvilles de la Métropole de Grenoble qui l’a lancée le 9 octobre 2026, relayée par la CGT. Un service qui appartient à l’unité d’inclusion sociale1 Elle-même rattachée à la direction du développement social de l’intercommunalité dont les agents vont se mobiliser le vendredi 6 novembre de 9 heures à 10 heures place André-Malraux à Grenoble, soit juste avant le conseil métropolitain.
En cause : une réduction progressive des effectifs du service, sur fond de non-remplacement d’un poste et de plusieurs arrêts-maladie. Les agents restants disent craindre pour l’avenir de leur activité, redoutent la « destruction des missions de service public », « l’abandon de familles à la rue » et déplorent « l’absence de dialogue social ».
Le rôle de l’unité d’inclusion sociale ? « Le service [de résorption] effectue des maraudes, des accompagnements sociaux sur les squats et bidonvilles et gère un dispositif d’hébergement de 90 places, ainsi qu’un hébergement transitoire de mise à l’abri », décrit la CGT. Si ses agents travaillent avec un réseau de partenaires, ils « sont les seuls sur l’agglomération à proposer un accompagnement social renforcé auprès du public vivant en squat et bidonvilles », affirme le syndicat.
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