FLASH INFO – Après deux ans d’occupation illégale et de tensions, les forces de l’ordre ont évacué un squat, mercredi 1ᵉʳ avril 2026 à Eybens. Cette intervention a mis fin à une situation jugée « insupportable » par les autorités locales et a révélé des conditions de vie indignes des familles qui habitaient dans la villa.
L’intervention du mercredi 1ᵉʳ avril 2026 a marqué la fin de plus de deux années de squat à Eybens. Une villa occupée illégalement sur l’avenue Général de Gaulle a été évacuée par les forces de l’ordre.
L’opération, menée par les gendarmes, a permis de mettre fin à une situation qualifiée « d’insupportable » par le maire Nicolas Richard. Et ce, tant pour le propriétaire des lieux, privé de la jouissance de son bien, que pour les familles qui vivaient dans des conditions de vie indignes et leurs voisins qui en supportaient les nuisances.
« Des conditions d’hygiène lamentables »
La maison était occupée illégalement depuis 2024 par plusieurs personnes, principalement des familles d’origine rom, selon le maire. À l’arrivée des forces de l’ordre, onze enfants et douze adultes se trouvaient sur place, précise quant à lui Le Dauphiné libéré.

La villa squattée depuis plus de deux ans sur l’avenue Général de Gaulle à Eybens se trouve à proximité d’une école primaire. © Google Maps
Le squat était « sous le contrôle absolu de quelques personnes qui exploitaient la misère de familles en grande précarité », explique Nicolas Richard sur Facebook. « Les enfants du squat vivaient dans des conditions d’hygiène lamentables et n’étaient pas scolarisés. Les travailleurs sociaux ne pouvaient pas rentrer dans le squat contrôlé par quelques personnes hostiles », ajoute le maire d’Eybens.
Ces conditions d’hygiène déplorables causaient aussi des nuisances aux voisins, « avec des déchets abandonnés dans le jardin et à l’intérieur de la maison, posant des problèmes de salubrité pour le voisinage, notamment pour l’école élémentaire limitrophe », poursuit-il.
Une opération préparée de longue date
L’évacuation est le résultat d’un travail de préparation mené conjointement par la préfecture de l’Isère, le procureur de la République, la gendarmerie, ainsi que les services sociaux du Département, de l’État (service intégré d’accueil et d’orientation) et de la ville d’Eybens. L’objectif était triple : évacuer le squat, engager des poursuites judiciaires contre les responsables présumés et proposer un accompagnement social aux occupants sans ressources.
Les personnes soupçonnées d’être responsables de ce squat ont donc été mises en garde à vue après l’intervention des gendarmes, avant d’être libérées avec une convocation devant le tribunal correctionnel. Quant aux autres occupants, ils se sont, comme prévu, vu proposer des solutions d’hébergement et d’accompagnement social. La villa, propriété d’un particulier, est désormais libre et sécurisée pour éviter tout nouveau squat.








