EN BREF – Un autocar qui devait transporter des sympathisants du Rassemblement national au congrès du parti à Orléans a été attaqué par une dizaine d’individus cagoulés, dimanche 25 octobre 2026, vers 5 heures du matin, à la gare routière de Grenoble. Les vitres du véhicule ont été brisées et une inscription « Gre Antifa » a été taguée sur sa carrosserie. Une enquête a été ouverte pour violences volontaires aggravées et destruction du bien d’autrui.
Une violente attaque s’est produite dimanche 25 octobre 2026, vers 5 heures du matin, à la gare routière de Grenoble. Un autocar de la Compagnie des Autocars Lyonnais, qui devait acheminer des sympathisants du Rassemblement national au congrès du parti à Orléans, a été pris pour cible par une dizaine d’individus cagoulés et armés de barres de fer.
Selon le parquet de Grenoble, onze personnes et deux chauffeurs se trouvaient à bord du véhicule lorsque les assaillants ont brisé ses vitres. Dans un communiqué cité par BFMTV, la Compagnie des Autocars Lyonnais précise que les agresseurs ont « détruit l’intégralité des vitres de l’autocar, pare-brise compris, et commis des dégradations volontaires rendant le véhicule inopérant ».

Un autoccar devant transporter des sympathisants du Rassemblement national (RN) au congrès d’Orléans a été fortement dégradé à Grenoble par des militants masqués, à l’aube, dimanche 25 octobre 2026. – © Compagnie des Autocars Lyonnais
Les assaillants auraient également inscrit « Gre Antifa » sur le véhicule, selon la compagnie, qui y voit une revendication du mouvement antifa, une abréviation familière d’antifasciste. Ce terme inspiré des réseaux allemands Antifaschistische Aktion a, depuis les années 1980, été adopté par des collectifs autonomes de la gauche radicale ou de l’extrême gauche.
Une enquête ouverte par le parquet de Grenoble
Marianne Thirard, procureure de la République adjointe de Grenoble, a confirmé l’ouverture d’une enquête « des chefs de violences volontaires aggravées et destruction du bien d’autrui ». Celle-ci a été confiée au service local de police judiciaire (SLPJ) de Grenoble.
De son côté, la Compagnie des Autocars Lyonnais condamne fermement cette attaque. Elle rappelle assurer des transports pour des formations politiques de gauche comme de droite, mais aussi pour des syndicats, des associations et des groupes de supporters, sans prendre position dans les débats politiques.
Le Rassemblement national dénonce des « méthodes totalitaires »
Dans un communiqué diffusé dimanche 25 octobre, Valentin Gabriac, délégué départemental du Rassemblement national, dénonce avec virulence l’attaque de cet autocar. « L’extrême gauche est le nouveau fascisme et le nouveau totalitarisme », affirme-t-il, attribuant les violences à cette mouvance.

Pour Valentin Gabriac, l’inscription Gre Antifa laissée à l’arrière de l’autocar attaqué ne laisse guère de doutes quant à l’identité des agresseurs. © Compagnie des Autocars Lyonnais
Le responsable départemental du RN met également en cause certains milieux politiques locaux. « À Grenoble, la porosité entre certains milieux politiques de gauche, notamment écologistes et LFI, et les groupuscules radicaux pose la question de véritables connivences ! », accuse-t-il.
Enfin, Valentin Gabriac réclame de sévères sanctions contre les auteurs de l’attaque : « Nous exigeons la dissolution de ces milices violentes, des sanctions pénales exemplaires et leur reconnaissance comme organisations terroristes car les faits et leur organisation le justifient. »










