FOCUS – Après trois jours de blocages dans plusieurs lycées de Grenoble et de son agglomération et de nouveaux incidents survenus mercredi 30 septembre 2026 autour de certains établissements, les lycéens affirment que la mobilisation va se poursuivre. Les élèves mobilisés veulent désormais coordonner leurs actions pour faire entendre leurs revendications. Environ 150 d’entre eux se sont retrouvés en assemblée générale inter-lycées au square Docteur-Léon-Martin dans l’après-midi.
« Nous voulons plus politiser le blocus », a expliqué un lycéen de Mounier lors d’une assemblée générale inter-lycées qui s’est tenue mercredi 30 septembre 2026 après-midi. Une phrase qui résume bien l’une des évolutions de la mobilisation qui agite plusieurs établissements de Grenoble et de son agglomération. Réunis à environ 150 au square Docteur-Léon-Martin, les lycéens ont tenté de dépasser les actions menées jusque-là site par site pour commencer à construire une réponse commune.
La mobilisation avait démarré lundi 28 septembre au lycée Emmanuel-Mounier avant de s’étendre dès le lendemain à une dizaine d’établissements. La journée du 29 septembre avait été marquée par de nombreux incidents aux abords de certains lycées et par dix-sept interpellations d’adolescents, selon la préfecture de l’Isère. Mercredi 30 septembre, les blocages se sont poursuivis.
Tirs de mortiers, feux de poubelles et cinq fonctionnaires légèrement blessés
Mercredi au matin, le blocage a été reconduit à Mounier. Quelque 250 lycéens étaient rassemblés devant l’établissement vers 8 h 30. Plus tard dans la matinée, alors qu’une centaine de jeunes se trouvaient encore aux abords du lycée, certains participants ont appelé au calme et demandé à leurs camarades de rester groupés, craignant notamment l’arrivée de personnes extérieures susceptibles de provoquer des dégradations.

Les traces de la mobilisation lycéenne sur les grilles du lycée Emmanuel-Mounier à Grenoble. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Tout comme à Mounier, les lycéens des Eaux-Claires avaient bloqué leur établissement dès 8 heures du matin, indique la Direction interdépartementale de la police nationale de l’Isère. Mais la police ne fait état d’aucun incident ni d’aucune interpellation devant ces établissements.
La situation a en revanche été plus tendue ailleurs dans l’agglomération. Dès 6 h 30, une trentaine de lycéens ont commencé à bloquer le lycée Vaucanson, tandis que des actions débutaient à Pablo-Neruda, à Saint-Martin-d’Hères, où la police a signalé des tirs de mortiers d’artifice en direction des forces de l’ordre ainsi qu’un début d’incendie de poubelles.
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