ÉVÉNEMENT – Le festival Vues d’en face est de retour à Grenoble du 29 septembre au 16 octobre 2026 pour sa 26e édition. Dédié au cinéma LGBTQIA+, l’événement propose une fois encore une riche programmation, avec un certain nombre d’exclusivités et des films provenant de nombreux pays. Objectif ? « Explorer la vie queer sous tous ses angles », revendiquent ses organisateurs.
« Dans ce contexte politique incertain, où tant de droits pour lesquels nous nous sommes déjà battus semblent reculer de jour en jour, où les subventions culturelles s’écroulent et abandonnent les projets comme le nôtre, il est plus important que jamais de soutenir la présence culturelle de la communauté LGBTQIA+ que tant de personnes souhaitent effacer. » C’est par ces mots que le festival international du Film LGBTQIA+ de Grenoble Vues d’en face annonce sa 26e édition, du 29 septembre au 16 octobre 2026.
Si le ton est grave, les organisateurs du festival n’en promettent pas moins « près de trois semaines de communauté, de festivités et d’espoir ». Certes, l’édition 2026 reprend un format plus habituel alors que la précédente, anniversaire oblige, s’était montrée particulièrement ambitieuse. C’est pourtant, tout de même, une trentaine de films qui seront proposés au public, réalisés en France, en Angleterre, aux États-Unis, en Australie, Inde, au Japon ou encore au Brésil.
« Explorer la vie queer sous tous ses angles »
« Notre mission reste la même : apporter un cinéma ignoré des circuits de distribution et d’exploitation au grand écran, offrir de la visibilité au cinéma indépendant qui refuse de se plier aux conventions des grands studios, soutenir les cinéastes et leur vision, et contribuer à l’évolution des mentalités et des représentations de la communauté LGBTQIA+ », revendique Vues d’en face. Le festival s’emploie par ailleurs à renouveler chaque année les visions et points de vue apportés par les œuvres pour mieux « explorer la vie queer sous tous ses angles ».
Des exclusivités sont au programme, comme le teen-movie-trans1Le teen-movie-trans se situe à l’intersection de deux genres cinématographiques : le teen movie (film pour adolescents centré sur le passage à l’âge adulte) et le cinéma trans (œuvres explorant l’identité de genre et la transidentité). She’s The He (de Siobhan McCarthy, États-Unis, 2025), le film noir parodique australien Body Blow (de Deans Francis, 2025) ou le drame japonais Tiger (d’Anshul Chauhan, 2025). Mais le festival opère aussi des retours en arrière, avec notamment l’haletant Bound (de Lana et Lilly Wachowski, État-Unis, 1996) du duo qui allait réaliser Matrix trois ans plus tard, et L’Inconnu du lac, film d’Alain Guiraudie sorti en 2013.
Si le cinéma Le Club, partenaire historique du festival, porte toujours des films de la programmation à l’affiche, Vues d’en face propose également des projections dans la salle Juliet-Berto, à Eve sur l’espace universitaire, à Mon Ciné, toujours à Saint-Martin-d’Hères, ou encore à L’Arche à Seyssinet-Pariset. Sans oublier les bibliothèques municipales et le centre LGBTI de Grenoble, eux aussi partenaires, ainsi que le Minimistan, où se déroulera la clôture festive du festival le 16 octobre avec Le Chantoir public, un spectacle de théâtre musical participatif produit par la compagnie des Gentils.











