ÉVÉNEMENT – Deux rendez-vous se tiennent ce week-end des 27 et 28 septembre 2025 en Isère autour des enjeux climatiques et sociaux : un « camp climat » à Varces et une marche dans le centre-ville de Grenoble, dimanche après-midi.
Né d’une initiative lancée à Nantes, le « camp climat » national s’installe ce week-end à Grenoble. Du 26 au 28 septembre, les jardins de Malissoles à Varces accueilleront plusieurs participants avec comme objectif affiché d’« organiser collectivement la résilience du territoire » face à la crise environnementale.
Le rassemblement est porté localement par Alternatiba / ANV-Cop21 Grenoble 1Une organisation fédérant plus de 60 groupes d’actions en vue de faire émerger un mouvement citoyen de masse.. Ces derniers entendent proposer des formations aux citoyens pour « relever le défi climatique » et s’initier à des méthodes telles que l’action non-violente ou la désobéissance civile.
Au-delà de la question environnementale, l’évènement mettra en avant l’ « intersectionnalité » des luttes, reliant climat, justice sociale ou encore anticolonialisme. « Il est primordial que les citoyen·nes se mobilisent localement […] et fassent valoir des alternatives désirables, respectueuses de nos paysages montagneux tout en s’assurant que les dépenses publiques aillent dans le sens d’une amélioration des conditions de vie de tous et toutes », souligne une porte-parole d’Alternatiba.
Les revendications portent notamment sur certains grands projets d’infrastructures – Jeux olympiques d’hiver 2030 et ligne ferroviaire Lyon-Turin – jugés par les organisateurs comme des « aberrations écologiques ». Le camp se veut aussi festif, avec des moments conviviaux destinés à renforcer la cohésion des participants.
Une marche pour le climat et les libertés
En parallèle, une marche pour le climat se tiendra dimanche 28 septembre, à 14 h 30 au départ de la place Victor-Hugo à Grenoble, à l’appel d’Alternatiba, Greenpeace, Citoyens pour le climat et d’autres associations locales mais aussi d’autres organisations nationales telles que 350.org, ActionAid ou encore Attac, qui coordonnent l’évènement. Le mot d’ordre ? « Climat, justice, libertés ».
Présentée comme « festive, populaire et combative », la manifestation entend dénoncer les « reculs inacceptables » des dernières années en matière de protection de l’environnement, avec par exemple, la loi Duplomb, récemment adoptée dans un contexte tendu, tout en reliant ces enjeux à des revendications sociales.
Les organisateurs demandent également l’interdiction des pesticides « dangereux et la réparation des crimes coloniaux qui leur sont associés »2Ils font référence ici au chlordécone, un pesticide utilisé dans les Antilles françaises de 1972 à 1993, reconnu pour sa persistance dans l’environnement et ses effets nocifs sur la santé. Mais aussi à l’Agent Orange, un défoliant employé par l’armée américaine au Vietnam entre 1961 et 1971, contenant un composé toxique dont les conséquences sanitaires et écologiques perdurent.. Et appellent à une taxation des « ultra-riches » et des grandes entreprises fossiles pour financer la transition, ainsi qu’à des garanties sur les libertés fondamentales.
Cette marche s’inscrit dans la dynamique internationale « Draw the line » – littéralement : Fixer les limites – initiée par des peuples autochtones du Brésil. Une initiative qui fait écho à la prochaine Cop30 prévue en novembre à Belém au Brésil.











3 réflexions sur « Marche, camp pour le climat… Des actions prévues en Isère face aux enjeux climatiques »
Il faudrait se contenter de la transition … (avec ce qu’elle aura comme conséquences) …
NB: Et pour tenter de ménager les « intérêts » de chacun … je dirai :
« D’ici peu vous vous entendrez sur un sujet ! Plus besoin de vêtement… de vêtement chinois… il fait tellement chaud que « tout le monde » vie à poil ! (De quoi satisfaire le syndrome du paradis : La tenue d’ Adam)».
Les eco-anxieux d’un côté, les pseudos écolos affairistes et donc de circonstance de l’autre et leurs partisans!
Dans une interview il y a 5 ans à La Midinale, le génialissime mentor de Laurence Ruffin et porte parole désavoué des Verts avait avoué que « Je ne suis pas branché sur l’urgence écologique, qui reste un moteur d’action pour plein de gens avec les marches climats. Mon but c’est la conquête du pouvoir. »