DECRYPTAGE – Le conseil métropolitain du vendredi 19 juin 2026 a donné lieu aux premiers débats sur le budget du nouveau mandat. Notamment, sur les orientations budgétaires à venir, alors que la Métropole, sous pression des prélèvements de l’État, doit arbitrer en vue de réaliser 10 millions d’euros d’économies. De quoi susciter des inquiétudes et des remarques acerbes, chaque sensibilité politique voulant mettre en valeur ses priorités.
Après avoir opté pour une majorité « de territoire« , quel visage politique se dessine pour la Métropole de Grenoble? Si la question n’a pas encore trouvé de réponse définitive, les premiers débats de fond qui ont eu lieu lors du conseil métropolitain du vendredi 19 juin 2026 semblent apporter de premiers indices. Et parmi ceux-ci, les échanges autour de la présentation du compte financier unique (ou CFU) 2025 – autrement dit le budget de la Métropole – se voulaient particulièrement révélateurs.

Raphaël Guerrero, maire de Jarrie et vice-président aux Finances. © Maureen Dufournet – Place Gre’net
Raphaël Guerrero, vice-président aux Finances, a mis l’accent sur différents points positifs, au regard de la situation budgétaire compliquée de la Métropole. Il a ainsi fait valoir une consolidation des recettes (624 millions d’euros) en hausse de 1,4 %, même si la hausse observée en 2024 avait été de 2,4 %. Mais aussi une baisse (modérée) des dépenses de fonctionnement (472 millions contre 473 en 2024) tout comme de l’encours de dette (857,6 millions d’euros, soit une diminution de 4,8 millions).
Un budget sous pression des prélèvements de l’État
Malgré tout, les efforts financiers doivent se poursuivre car la Métropole, comme les collectivités du territoire, a grandement perdu de son autonomie financière à la suite des réformes fiscales du gouvernement. Celle-ci dépend désormais des dotations de l’État, lesquelles sont souvent gelées.
Qui plus est, l’intercommunalité grenobloise doit s’acquitter du Dilico1Pour Dispositif de lissage conjoncturel., qui s’est traduit par un versement de 3,3 millions à l’État en 2025. Résultat : 10 millions d’euros d’économies sont à trouver pour le budget 2026.
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2 réflexions sur « « Cadavres dans le placard », « politique d’austérité », « fuite en avant fiscale »… Le budget de la Métropole de Grenoble fait débat »
Si la Métro cessait de payer pour les dépenses insensées de la ville de Grenoble payées par les autres communes, nul doute que ces 10 M€ d’économies seraient aussitôt trouvés.
Bon compte-rendu de ce Conseil Métropolitain qui était très intéressant à suivre.
Vous écrivez « Et parmi ceux-ci, les échanges autour de la présentation du compte financier unique (ou CFU) 2025 – autrement dit le budget de la Métropole. » Il faut peut-être préciser que le CFU c’est la nouvelle mouture depuis 2026 de l’ancien « compte administratif » et du « compte de gestion » et que c’est ainsi plus un compte de résultat qu’un budget comme il est écrit.
A propos du budget et des 10 M€ à trouver : c’est toujours un peu surprenant étant donné le montant des recettes et dépenses de la Métropole de ne pas arriver à dégager une telle économie comme le fait une entreprise qui doit surmonter des difficultés financières. Mais cela doit sans doute obliger à se recentrer sur les compétences de base comme le dit le maire Modem de Fontaine, sur les compétences « régaliennes » comme le dit le Maire de Claix.