EN BREF – Le groupe d’opposition Réconcilier Grenoble revendique la présidence de la commission des finances de la Métropole grenobloise, via la candidature de Clément Chappet. Ses élus considèrent en effet que cette présidence, comme à la Ville de Grenoble, doit revenir à un membre de l’opposition et font valoir leur score aux municipales de mars 2026. Tout en appelant à ne pas confier ce poste à un élu de La France insoumise.
Après le groupe d’opposition RN-UDR, c’est au tour d’un autre groupe d’opposition, Réconcilier Grenoble, de revendiquer la présidence de la commission des finances de la Métropole grenobloise. L’élu grenoblois Clément Chappet a en effet annoncé sa candidature à ce poste par communiqué, mardi 19 mai 2026, après avoir postulé (sans succès) à son équivalent à la Ville de Grenoble.

Clément Chappet revendique la présidence de la commission des finances de la Métropole de Grenoble au nom du groupe d’opposition Réconcilier Grenoble. © Florent Mathieu – Place Gre’net
« Cette candidature est un gage de contrôle des finances métropolitaines, qui suivent une trajectoire alarmante« , déclarent les cinq élus1Thierry Aldeguer, Nathalie Béranger, Clément Chappet, Anouchka Michard et Jean-Luc Rizzi. du groupe Réconcilier Grenoble. Pour qui « la Métropole fait face à une situation financière grave, qui exige rigueur et transparence dans l’utilisation de l’argent des habitants et entreprises du territoire, contribuables qui subissent déjà une pression fiscale étouffante« .
« Ne pas laisser les clés de nos institutions à La France insoumise »
Pour l’année 2026, pas moins de 10 millions d’euros d’économie sont à inscrire dans le budget de Grenoble-Alpes Métropole, chiffre le groupe Réconcilier Grenoble. Lequel dénonce « une envolée des dépenses de fonctionnement et de la dette qui conduisent vers de nouvelles hausses d’impôts » de la part de la Métropole. Le groupe assure ainsi déposer une candidature « pour veiller à la bonne utilisation des deniers publics et […] ne pas reproduire l’opacité et la fermeture de la ville-centre« .
Réconcilier Grenoble considère avoir toute légitimité pour voir un de ses élus présider la commission des finances. D’abord, parce que celle-ci « exige le pluralisme afin d’exercer son rôle de contre-pouvoir démocratique« . Ensuite, parce que « les deux élus du groupe RN sont représentatifs de 4 177 électeurs, et le groupe LFI de 7 650 électeurs« , tandis que Réconcilier Grenoble revendique 22 297 électeurs2Ce en se basant sur les résultats des élections municipales, le score du RN-UDR étant calculé en additionnant les électeurs d’Enzo Billon à Échirolles et d’Alexandre Lacroix à Saint-Martin-d’Hères.. Quand bien même deux de ses anciens colistiers, Pierre-Édouard Cardinal et Émilie Chalas, figurent pour leur part dans un autre groupe… membre de la majorité.
Enfin, et surtout, Réconcilier Grenoble appelle à ne pas « laisser les clés de nos institutions à La France insoumise« . Et cible Allan Brunon, déjà président de la commission des finances de Grenoble et candidat à la présidence de M Tag, « avec la bienveillance d’un certain nombre d’élus de la majorité« . « Lui céder la commission des finances serait un signal très alarmant envoyé aux métropolitains et aux partenaires économiques et institutionnels de la métropole« , estime le groupe.











