FOCUS – Le conseil métropolitain de Grenoble du vendredi 19 juin 2026 a été l’occasion de débats acerbes (et confus) sur les indemnités des élus et la représentation des oppositions dans les instances démocratiques de l’intercommunalité. Le tout sur fond de règlements de comptes entre Christophe Ferrari et Guillaume Lissy, respectivement ancien et nouveau président de la Métropole. Sans oublier d’autres piques qui ont fusé entre élus.
« Le débat est en train de tourner au n’importe quoi, d’un côté comme de l’autre! » Guillaume Lissy, président de la Métropole de Grenoble, a eu du mal à cacher son agacement lors de la séance du conseil métropolitain du vendredi 19 juin 2026. En toile de fond? De longs échanges sur la base d’une délibération d’apparence relativement anodine. À savoir celle fixant les indemnités mensuelles maximales des nouveaux présidents des conseils d’administration de quatre “satellites” de l’intercommunalité.
À savoir, l’Agence locale de l’énergie et du climat (Alec)1, présidée par Gildas Bouffaud, maire du Sappey-en-Chartreuse., Inovaction2Présidée par Cécile Curtet, maire de Saint-Paul-de-Varces., les Pompes funèbres intercommunales (PFI)3, présidées par Valentin Torres, maire de Saint-Georges-de-Commiers. et la Société d’aménagement Grenoble Sud (Sages) 4Présidée par Olivier Bertrand..
Guillaume Carassio, maire de Vif et conseiller métropolitain délégué au Contrôle des organismes extérieurs, a ainsi présenté la délibération fixant, parmi d’autres points, à 680 bruts maximum les indemnités des quatre présidents. Soit une légère augmentation par rapport à celles votées en 2020. Et a rappelé que la somme maximale fixée pouvait donner lieu à une indemnité plus basse. Cécile Curtet a d’ailleurs fait savoir qu’elle se “contenterait” de 250 euros bruts, soit la somme perçue par son prédécesseur Guy Jullien.
Les indemnités des vice-présidents en hausse
Une délibération parmi d’autres? Pas pour Souad Grand, adjointe au maire de Pont-de-Claix Christophe Ferrari qui était jusqu’alors président de la Métropole. L’élue a en effet pointé la hausse des indemnités des vice-présidents de l’intercommunalité. Ceci alors que le président Guillaume Lissy a, pour sa part, fait savoir qu’il réduisait ses propres émoluments. Souad Grand a, dès lors, questionné une enveloppe budgétaire dédiée aux élus « beaucoup plus élevée que sur le mandat précédent« .
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4 réflexions sur « Vif débat et prises de bec à la Métropole de Grenoble sur les indemnités des élus et la représentation des oppositions »
Aujourd’hui « Confus »
Demain « Confure »
Et après « Confites » (avec le réchauffement climatique).
« Confus » … Mais quand même Gre’net rend plus net … Ou me rend plus net dans ceux qui finalement ne pêchent que de l’ € (« pour le bien de tous » , ils disent « tous » ???)
On parle d’indemnités, mais pour certains c’est un véritable salaire qui permet de faire carrière dans la politique. A été cité en séance le cas d’un élu grenoblois avec une trentaine d’années d’ancienneté. En cumulant les « indemnités » d’adjoint municipal, de vice-président et autres mandats, on arrive à un niveau de rémunération assez confortable.
Noter que le montant des indemnités votées par les collectivités est certainement une donnée publique qui est accessible en toute transparence aux citoyens, mais sur les sites de Grenoble et de la Métropole je n’ai pas réussi à trouver les enregistrements récents. Tout au plus une page des indemnités 2023, page semblant égarée sur Internet sur laquelle je base mon commentaire.
Les finances de la ville de Grenoble et de la Métro entre les mains de LFI, c’est comme le tire bouchon donné à un alcoolique qui titube.