EN BREF – Inaugurée mardi 22 septembre 2026 à la clinique Belledonne de Saint-Martin-d’Hères, la nouvelle hélistation accueille des hélicoptères notamment destinés aux urgences cardiologiques. Un équipement de 2 millions d’euros dont la mise en service a été retardée par la présence d’une grue sur un chantier voisin.
Il aura fallu patienter quelques mois de plus. Achevée depuis plusieurs mois mais longtemps inutilisée en raison d’une grue située à proximité, la nouvelle hélistation de la clinique Belledonne implantée à Saint-Martin-d’Hères depuis 1967, est désormais pleinement opérationnelle.
Inaugurée mardi 22 septembre 2026, elle avait officiellement été mise en service le 11 juillet précédent, après autorisation préfectorale d’exploitation. Plusieurs hélicoptères s’y sont, depuis, posés, indique le groupe Elsan, propriétaire de l’établissement.
Un investissement de 2 millions d’euros
Installée sur le toit du bâtiment A de la clinique, cette nouvelle infrastructure succède à une hélistation historique utilisée pendant plus de quarante ans. Sa construction représente un investissement de 2 millions d’euros, intégralement autofinancé par l’établissement. Elle répond, selon Elsan, « aux exigences actuelles en matière de sécurité et d’exploitation ».
La cardiologie interventionnelle constitue le moteur historique du projet mais son utilisation ne devrait pas se limiter aux urgences cardiovasculaires : la clinique prévoit également d’accueillir par voie aérienne des patients nécessitant une prise en charge en réanimation ou en obstétrique. L’équipement va, par ailleurs, fonctionner en coopération avec le Samu, le CHU Grenoble Alpes et le Réseau des urgences Auvergne-Rhône-Alpes (Urg’Ara).
La clinique, qui a enregistré 36 000 séjours en 2025 et compte 500 salariés et 160 médecins libéraux, annonce une capacité d’environ 200 rotations héliportées par an. L’objectif est notamment de réduire le délai entre l’atterrissage et la prise en charge en unité de soins intensifs cardiologiques, accessible 24 heures sur 24. Sont surtout concernés des patients provenant de l’Isère, de la Savoie, de la Haute-Savoie et des Hautes-Alpes.
« Au-delà de l’infrastructure, ce projet répond avant tout à un enjeu de santé publique : permettre un accès rapide à des soins spécialisés pour les patients qui en ont le plus besoin », souligne Anne-Pascale Brochier-Mombrun, directrice de la clinique Belledonne.
Une grue avait retardé la mise en service
L’équipement n’a pourtant pas pu entrer immédiatement en fonction, une fois les travaux terminés. En avril 2026, Le Dauphiné libéré révélait en effet que l’hélistation disposait, selon la direction de la clinique, des autorisations nécessaires mais qu’aucun hélicoptère ne s’y posait. En cause : des intempéries qui avaient retardé le retrait de la grue du chantier immobilier Péri 81, voisin de l’établissement, ce qui constituait une contrainte pour les appareils et l’aviation civile.

L’hélisurface temporaire aménagée sur un terrain de l’Université Grenoble Alpes. © Clinique Belledonne
Durant cette période transitoire, la clinique avait conservé une solution de repli. Les hélicoptères utilisaient une hélisurface temporaire aménagée sur un terrain de l’Université Grenoble Alpes, à environ 500 mètres de l’établissement. Les patients étaient ensuite transportés en ambulance jusqu’à la clinique. Ce détour appartient désormais au passé. Avec sa nouvelle hélistation directement implantée sur le bâtiment, la clinique raccourcit le parcours des patients héliportés jusqu’aux services spécialisés.








