EN BREF – Le lagopède alpin, de même que le grand tétras, a officiellement fait son entrée parmi les espèces protégées ne pouvant être chassées. Un soulagement pour les associations qui, dans les Alpes, n’ont eu de cesse ces dernières années de contester des arrêtés d’autorisation de la chasse sur les territoires isérois, savoyards et haut-savoyards.
Changement de statut pour le lagopède alpin: le Journal officiel a entériné l’inscription du volatile parmi les espèces protégées, dans son édition du mardi 8 septembre 2026. Aux côtés du grand tétras (grand coq de bruyère présent dans les Vosges, le Jura et les Pyrénées), le lagopède alpin rejoint ainsi les rangs des espèces ne pouvant plus être chassées. Une bonne nouvelle… en demi-teinte puisqu’elle vient confirmer que sa population est en danger, notamment du fait du réchauffement climatique.

Le lagopède alpin fait désormais officiellement partie des espèces protégées. © Robert Chevalier – Parc national des Écrins
Également (joliment) appelé perdrix des neiges, le lagopède alpin est une espèce d’oiseau vivant en haute montagne, qui se retrouve aussi bien en Amérique du nord qu’en Écosse, en Bulgarie ou au Japon. En Isère, il peut être observé dans les Écrins ou dans Belledonne, comme le rappelle le Département. Une observation difficile toutefois, l’oiseau adaptant son plumage en fonction des saisons pour se confondre avec son environnement.
Le soulagement des associations
Les associations de défense des animaux ne manquent pas de saluer l’évolution du statut des deux espèces. À commencer par la Ligue protectrice des oiseaux (LPO), qui indique « saluer cette décision qui offre un cadre juridique stable, indispensable au regard de l’état de conservation de ces deux oiseaux ». L’association considère qu’elle même constitue « une étape importante dans la reconnaissance de l’urgence à protéger la biodiversité ».

Le plumage du lagopède alpin évolue au gré des saisons pour favoriser le mimétisme de l’animal avec son environnement. © Pixabay
« C’est une victoire pour ces oiseaux et pour celles et ceux qui se battent pour eux », souligne pour sa part l’association One Voice. Laquelle rappelle avoir fréquemment, tout comme la LPO, attaqué en justice des autorisations de chasse. En septembre 2023, les défenseurs des animaux s’étaient ainsi battus contre trois arrêtés autorisant la chasse en Isère, Savoie et Haute-Savoie. Un dernier épisode dans une longue série de contestations survenant année après année.
« Cette victoire ne referme pas le dossier, avertit cependant One Voice. Quatre espèces de galliformes de montagne demeurent inscrites parmi les espèces chassables, alors que leur état de conservation est défavorable ou que leurs effectifs continuent de baisser : la gélinotte des bois, le tétras lyre, la perdrix bartavelle et la perdrix grise des Pyrénées », déplore en effet l’association. Des espèces pour lesquelles, là encore, les autorisations de chasse sont fréquemment contestées.









