REPORTAGE – Environ 70 personnes se sont rassemblées, mercredi 27 mai 2026, devant l’hôtel de police de Grenoble pour soutenir deux inspecteurs du travail convoqués dans le cadre d’auditions libres pour des faits présumés de harcèlement moral. Syndicats et représentants du personnel ont dénoncé une procédure « inédite » intervenant dans un contexte de fortes tensions internes à la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS) de l’Isère, quelques semaines après les controverses autour des contrôles du 1er mai.
Sous les drapeaux de Sud Solidaires, de la CGT, de FO ou encore de la FSU, environ 70 personnes se sont réunies, mercredi 27 mai 2026 à 11 heures, devant l’hôtel de police de Grenoble, boulevard du Maréchal-Leclerc. Toutes étaient venues soutenir deux inspecteurs du travail convoqués par les services de police pour des auditions libres à 9 h 30 et 13 h 30, dans le cadre d’accusations de harcèlement moral.
Une mobilisation organisée à l’appel des syndicats Sud travail affaires sociales 38 et CGT DDETS 38, dans un contexte de tensions persistantes au sein des services de l’inspection du travail en Isère, et alors que les deux inspecteurs convoqués sont représentants du personnel et militants syndicaux.

Un militant de Sud travail affaires sociales 38 lors des prises de parole, en soutien aux inspecteurs du travail. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Dès le début du rassemblement, les soutiens des deux agents ont insisté sur le caractère inédit de la situation. « Nous sommes là pour soutenir deux collègues qui sont mis en cause pénalement, ce qui est inédit dans nos services », a ainsi déclaré un représentant du personnel Sud Travail. Ce avant de souligner que les deux inspecteurs auditionnés avaient obtenu, avant leur convocation, très peu d’informations sur les faits qui leur étaient reprochés.
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4 réflexions sur « Audition de deux inspecteurs du travail par la police à Grenoble : syndicats et collègues dénoncent un « climat de tensions« »
Deux inspecteurs qui sont contre le travail le 1er mai mais qui travaillent eux mêmes précisément ce jour là. Bref, des faites ce que je dis, pas ce que je fais.
Il faudra nous expliquer comment vous pouvez constater des infractions à la législation du travail le 1er mai, si les inspecteurs du travail ne peuvent pas eux-mêmes intervenir le 1er mai… Votre commentaire est assez confondant.
en autorisant le travail de tous le 1er mai
la maison poulaga ferait mieux de s’intéresser à Chicago sur Isère !! Dur , dur toutefois de se pointer dans les quartiers » réservés » . De la part d’un ancien de Centrale Intérieur.