FLASH INFO – Sud Solidaires Travail Affaires sociales annonce le classement sans suite des procédures engagées par la DDETS de l’Isère contre deux inspecteurs du travail. Ceux-ci étaient notamment accusés de « harcèlement moral« , dans le contexte d’un conflit opposant les organisations syndicales et la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités de l’Isère concernant les contrôles du 1er mai.
C’est la preuve que « la mobilisation et la résistance aux pressions ont payé » s’est félicité Sud Solidaires Travail Affaires sociales, vendredi 26 juin 2026. La plainte déposée à Grenoble contre deux inspecteurs du travail et syndicalistes par la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS) de l’Isère a en effet été classée sans suite par le procureur de la République de Grenoble.

Rassemblement devant la DDETS des inspecteurs du travail le 27 avril 2026. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Une supérieure hiérarchique accusaient les deux agents de « harcèlement moral« , dans le cadre d’un conflit entre les syndicats et la DDETS concernant les contrôles du 1er mai. Alors que le gouvernement appelait à la “mansuétude” envers les commerçants ayant ouvert ce jour-là, les inspecteurs du travail avaient dénoncé des « entraves » à l’exercice de leur mission, notamment lors d’un rassemblement organisé le 27 avril.
Sud appelle à mettre fin aux « pressions managériales »
« Il est désormais acté qu’il n’y a pas eu de harcèlement de la part de nos deux camarades« , revendique Solidaires, qui n’avait de cesse de dénoncer une volonté de « répression syndicale » de la part de la DDETS. L’organisation syndicale indique qu’une deuxième procédure a également été classée sans suite, à savoir un signalement via l’article 40 du code pénal, qui impose à tout officier public ou fonctionnaire de dénoncer des faits délictueux dont il aurait connaissance.
C’est au terme d’un nouveau rassemblement qui s’est tenu le 18 juin 2026, toujours devant les locaux de la DDETS, que Sud indique avoir eu connaissance du classement sans suite des deux procédures. Le syndicat avait bénéficié, dans ce combat, du soutien de plusieurs partis politiques (La France insoumise Isère, Lutte ouvrière, le NPA Révolutionnaires 38) et de parlementaires isérois, en l’occurrence les députées Cyrielle Chatelain (Les Écologistes) et Sandrine Nosbé (LFI) et le sénateur écologiste Guillaume Gontard.
Le soutien d’inspecteurs du travail d’autres départements fait également dire à Sud que « l’Isère n’est pas un cas isolé« . Et le syndicat de conclure: « Il est indispensable que le ministère du Travail mette en place des actions urgentes pour affecter les effectifs nécessaires au fonctionnement de nos missions, mettre fin à la désorganisation des services, aux pressions managériales, réaffirmer la légitimité de nos missions de service public et des fonctionnaires qui le font vivre et le rendent accessible« .










