FOCUS – Au-delà de la traditionnelle manifestation qui a rassemblé entre 3 000 et 7 000 personnes à Grenoble, le 1ᵉʳ mai 2026 a été marqué par une incohérence entre les annonces du gouvernement et leur application sur le terrain. Alors que les ministres avaient laissé entendre que certains commerces (boulangeries, magasins de fleurs, etc.) pourraient ouvrir à condition de respecter des règles strictes (volontariat des salariés, rémunération doublée), les inspecteurs du travail ont verbalisé les établissements appliquant ces consignes, particulièrement en Isère. De quoi révéler un flou juridique.
Le 1ᵉʳ mai 2026 restera dans les mémoires comme celui du grand flou. Alors que les cortèges de manifestants scandaient comme à leur habitude leurs revendications dans les rues des grandes villes iséroises, à Grenoble (cf. encadré), Vienne et Bourgoin-Jallieu, les commerçants, eux, ont fait face à un flou juridique sans précédent.
D’un côté, le gouvernement avait multiplié les déclarations rassurantes, évoquant « souplesse » et « intelligence collective » pour autoriser l’ouverture de certains commerces sous conditions. De l’autre, des inspecteurs du travail ont appliqué à la lettre un Code du travail inchangé, verbalisant sans hésiter les établissements ouverts avec du personnel salarié. Résultat : des commerçants se sont retrouvés sanctionnés pour avoir suivi des instructions gouvernementales.
Un cadre légal clair, mais des instructions floues pour les commerçants
Le 1ᵉʳ mai est, en France, le seul jour férié obligatoirement chômé et payé pour tous les salariés, conformément à l’article L. 3133-1 du Code du travail. Seuls les établissements et services dont l’activité ne peut être interrompue en raison de la nature de leur activité ou des besoins du public peuvent déroger à cette règle.
C’est le cas par exemple, dans la santé, la sécurité, les transports ou certains commerces essentiels comme les hôtels, cafés, restaurants. Pourtant, cette année, le gouvernement a brouillé le message en multipliant les annonces contradictoires, sans modifier la loi.
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Une réflexion sur « 1er mai 2026 : des commerçants isérois verbalisés à cause du flou juridique autour de l’ouverture des commerces »
La loi ne se fait pas par de simples déclarations publiques.
L’attitude du gouvernement est absolument irresponsable car leur tentative de passage en force utilise ici les commerçant-employeurs comme chaire à cannon.
Pour exercer une pression maximale le gouvernement n’hésite pas à communiquer des informations fausses mais ce ‘est pas eux qui se font verbaliser. C’est écoeurant !