FOCUS – Un homme de 50 ans, connu des services de police et de la justice, est mort par balles mardi 14 juillet 2026 dans la soirée, rue Charrel, dans le centre-ville de Grenoble. La victime se trouvait quelques instants plus tôt à la terrasse d’un bar du cours Jean-Jaurès, où se déroulait la retransmission de la demi-finale de la Coupe du monde de football entre la France et l’Espagne. [Article mis à jour le 15 juillet dans la soirée, à la suite de nouveaux éléments communiqués par le parquet de Grenoble].
Mardi 14 juillet 2026, peu avant 22 heures, un homme de 50 ans a été abattu rue Charrel, à proximité du cours Jean-Jaurès, alors que de nombreux clients regardaient dans les bars la demi-finale de football opposant la France à Espagne pour la Coupe du monde.
La victime se trouvait elle-même quelques instants plus tôt à la terrasse du Coupe soif, un établissement du cours Jean-Jaurès, lorsque deux hommes montés sur une trottinette se sont dirigés vers elle. Cette dernière aurait alors pris la fuite à pied, avant d’être rattrapée rue Charrel et atteinte par plusieurs tirs. Les auteurs des faits se sont enfuis après avoir accompli leur forfait.
La victime était en lien avec le grand banditisme grenoblois
À leur arrivée, les sapeurs-pompiers et les équipes du Samu ont découvert le quinquagénaire en arrêt cardio-respiratoire. Malgré leurs tentatives de réanimation, les secours n’ont pas pu le sauver. Les policiers ont immédiatement gelé les lieux et établi un périmètre de sécurité afin de permettre les premières constatations.
La magistrate de permanence au parquet de Grenoble s’est rendue sur place et a confié l’enquête à la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS), anciennement police judiciaire. Le parquet de Grenoble s’est dessaisi du dossier ce mercredi 15 juillet en début d’après-midi au profit de la juridiction inter-régionales spécialisées (Jirs) de Lyon.
La victime s’avère connue des services de police et de la justice. Elle était en effet en lien avec le grand banditisme grenoblois « pour avoir été condamnée pour importation de 450 kg de résine de cannabis, faits commis en août 2021 », a fait savoir le parquet de Grenoble. Les auteurs des faits sont quant à eux toujours recherchés.
Huit personnes tuées par balles depuis le début de l’année 2026
Si l’hypothèse d’un règlement de comptes dans un contexte de « spirale de la violence » liée au trafic de stupéfiants reste possible, aucune communication officielle du parquet n’a, à ce stade, précisé le mobile du meurtre de cet homme.
Selon notre décompte, cet homicide porte à huit le nombre de personnes tuées par balle dans l’agglomération grenobloise depuis le début de l’année 2026. Dernier en date, le meurtre survenu le 26 mai, avenue Rhin-et-Danube, au cœur du quartier Mistral. Une fusillade avait alors fait un mort et trois blessés grave.
Deux jours plus tôt, sur la commune d’Échirolles, c’est le corps calciné d’un adolescent de 16 ans, touché par des tirs d’arme à feu, que les secours avaient découvert à l’intérieur d’un véhicule Renault Scénic incendié allée de Champagne.
DES TENSIONS À GRENOBLE À L’ISSUE DU MATCH FRANCE-ESPAGNE
Si le meurtre survenu peu avant 22 heures a mobilisé d’importants moyens de police, la nuit de mardi à mercredi a également donné lieu à plusieurs incidents dans l’agglomération grenobloise, après la défaite de l’équipe de France face à l’Espagne (2-0) lors de la demi-finale de la Coupe du monde de football.
Selon le rapport quotidien de la Direction interdépartementale de la police nationale (DIPN) de l’Isère, huit véhicules ont été incendiés au cours de la soirée et de nombreux tirs de mortiers d’artifice ont été recensés, notamment dans le secteur du centre-ville, principalement cours Jean-Jaurès.
Grenades lacrymogènes et balles de défense contre tirs de mortiers d’artifice
Deux mineurs ont été verbalisés pour détention de mortiers d’artifice. Vers 0 h 45, rue Aimé-Pupin, les policiers ont également interpellé un homme de 21 ans qui vendait du protoxyde d’azote. Placé en garde à vue, il devra répondre des faits qui lui sont reprochés.
À plusieurs reprises, les forces de l’ordre ont eu recours à des grenades lacrymogènes pour disperser des groupes qui tiraient des mortiers d’artifice en centre-ville. Elles ont également fait usage d’un lanceur de balles de défense. Selon la DIPN, le calme est revenu aux alentours d’une heure du matin.












Une réflexion sur « Grenoble : une figure du grand banditisme tuée par balles en plein centre-ville pendant le match France-Espagne »
Ce meurtre rue Charrel, celui de la place Notre Dame avec une passante blessée par une balle perdue, la grenade explosive dans un commerce du boulevard Gambetta, la voiture bélier dans le Chardon Bleu rue de la République, l’incendie d’un salon de coiffure rue Condorcet, celui d’un café rue Millet, les fusillades à répétition à Hoche et à Saint Bruno, les tirs de mortier d’artifice et les feux de poubelles boulevard Jean Jaurès, etc, etc
Remercions tous les acteurs passés et présents de la PIOLLitique pour avoir fait du centre-ville de Grenoble un quartier aussi animé que tous ceux que le monde nous envie.