FOCUS – Grenoble lance Kraken, un supercalculateur révolutionnaire accessible à tous les chercheurs. Inauguré le 27 janvier 2026 par le Gricad (Université Grenoble Alpes, CNRS, Inria), ce monstre de technologie de 8 pétaflops1Unité de performance des processeurs, soit ici 8 millions de milliards d’opérations par seconde !, installé dans un simple conteneur, va permettre à tous les chercheurs, étudiants et institutions publiques de la région de bénéficier d’une puissance de calcul décuplée.
À n’en pas douter, le Cinaura-Kraken inauguré mardi 27 janvier 2026 est un monstre de technologie. Créé par le Gricad2Unité d’appui et de recherche de l’Université Grenoble Alpes (UGA), Grenoble INP-UGA, CNRS et Inria, une infrastructure de calcul et de données, ce nouveau supercalculateur haute performance, se trouve au cœur de la presqu’île scientifique de Grenoble, sur le site du Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie.

Inauguration du supercalculateur Kraken sur le site du Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie, au cœur de la presqu’île scientifique de Grenoble. © Maureen Dufournet – Place Gre’net
Co-financé par l’État, la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Grenoble-Alpes Métropole et l’Union européenne, Kraken est le fruit d’une collaboration entre l’Université Grenoble Alpes, Grenoble INP-UGA, le CNRS et l’Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (Inria). À présent, tous les chercheurs de la région grenobloise vont pouvoir augmenter leur capacité de calculs grâce à ce nouvel outil.
« Les besoins en simulation et en calculs ne cessent de croître dans de nombreux domaines, et l’explosion de l’intelligence artificielle amplifie ces besoins exponentiels », souligne Frédéric Desprez, directeur de l’Inria.
« Il est essentiel de fournir aux chercheuses et aux chercheurs les moyens de mener leurs travaux, tant en puissance de calcul qu’en stockage, pour rester à la pointe de la recherche dans ces domaines clés », poursuit-il. L’inauguration, qui a réuni les acteurs locaux, marque ainsi une étape importante pour la recherche grenobloise.
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