DÉCRYPTAGE – Alors que les ateliers territoriaux des États généraux de la santé et de la protection sociale s’achèvent, celui organisé à Grenoble le 21 mai 2026 a relevé un paradoxe : un modèle social plébiscité, mais en crise profonde. Les solutions envisagées seront ensuite croisées et regroupées de l’été à l’automne 2026 pour contribuer au débat public. Entre déserts médicaux, professionnels épuisés et attentes record, l’urgence d’une réforme systémique s’impose à l’aube des échéances électorales de 2027.
« 93 % des Français y sont attachés, mais le système de santé craque de toutes parts. » La Bourse du travail de Grenoble a accueilli, le 21 mai 2026, un atelier territorial des États généraux de la santé et de la protection sociale. Une initiative nationale portée par plus de 50 organisations de la société civile. L’objectif ? Co-construire des solutions concrètes pour un système de santé plus accessible, plus préventif et plus équitable, à quelques mois des échéances électorales de 2027.
En Auvergne-Rhône-Alpes, 10 300 participants ont contribué à la phase de consultation nationale, qui s’est déroulée de novembre 2025 à février 2026. Celle-ci a permis de recueillir 76 873 réponses à travers la France, respectivement de 64 090 citoyens et 12 783 professionnels de santé et de l’accompagnement.
Un modèle social plébiscité, mais en crise
La consultation nationale a révélé un attachement quasi unanime des Français à leur système de protection sociale. 93 % des citoyens et 90 % des professionnels se déclarent « attachés » ou « fortement attachés » à ce modèle, fondé sur les principes de solidarité, égalité et universalité. « Notre modèle de protection sociale est unique au monde et rassurant au quotidien. Quoi que nous puissions vivre, nous savons qu’un soutien et des aides existent pour nous épauler », a résumé un citoyen participant.
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Une réflexion sur « États généraux de la santé et de la protection sociale à Grenoble : un appel urgent à réformer le système »
Il faudrait que des médecins viennent à Grenoble car nous en avons moins qu’en moyenne mais je me demande : préfèrent-ils s’installer dans la ville phare de la paupérisation et de la délinquance ou aller ailleurs ?